Auteur/autrice : Olivier Rimmel

  • Réformons les retraites, avec nos amis les robots!

    Je dois expliquer ma position sur le sujet de la réforme des #Retraites de Président #Macron car on me demande souvent pourquoi « je suis contre » au pretexte que « je ne devrais pas me sentir concerné, étant privilégié ».

    En ma qualité de (petit) acteur économique et de (petit) syndicaliste patronal #MEDEF, je critique ouvertement la réforme #Macron #Borne car je la trouve ridiculeusement simpliste, naïve, pauvre, dénuée d’intelligence, bâclée, non concertée, vite expédiée, pas du tout à la hauteur des enjeux.

    Clairement ce projet est tiré d’un travail de branquignoles « petits faiseux ».

    Les raisons de mon engagement contre cette réforme là sont multiples, déjà parce que je considère que mes ancêtres ont beaucoup œuvré pour des acquis sociaux qui inspirent partout sur la planète, parce que « tout est politique » et que « la politique est au centre de tout », parce que j’ai beaucoup d’empathie pour mes semblables qui vivent dans la même communauté que moi, parce que je sais ce qu’apporte une communauté apaisée et parce que je me considère comme un « patron social », la vie des salariés et des retraités en général m’importe beaucoup, une communauté de gens qui ont une vie stable, apaisée, libérée des tensions financières quotidiennes, équilibrée n’a pas de prix, et finalement tout le monde en profite (bien-être au quotidien, prospérité, sécurité).

    Réformer le système de retraite, je suis bien sûr d’accord et je l’appelle de mes vœux, il faut effectivement vite « repenser l’algorithme » car de nos jours les fonds destinés au paiement des retraites, générés par les travailleurs actifs, ne vont probablement pas suffire à couvrir les besoins pour des retraités qui sont toujours plus nombreux à vivre toujours plus longtemps. N’importe qui peut comprendre ça.Je vois les dirigeants politiques qui se succèdent, je vois leur incompétence, je vois leurs échecs qui s’accumulent et surtout les conséquences de ces échecs.Une bonne réforme des retraites doit prendre en compte deux choses à mes yeux, d’une part « la pénibilité au travail humain » et d’autre part « la productivité technologique ».

    J’estime en effet qu’il est absolument essentiel de mesurer la pénibilité au travail (et du travail), de la quantifier, de la catégoriser, de la mesurer et de la considérer. Qui peut penser qu’un homme qui travaille au fond d’un trou depuis l’âge de 16 ans puisse partir à la retraite dans le même état et quasiment au même âge qu’une femme qui a été secrétaire depuis ses 23 ans?

    Surtout, ma casquette de technologue me fait dire que les technologies d’industrialisation mécanisée et automatisée, l’automatisation industrielle, l’automatisation logicielle, la robotique industrielle, la robotique logicielle, et surtout l’intelligence artificielle d’une manière générale détruisent et remplacent indiscutablement des emplois en très grand nombre, et donc réduisent considérablement les revenus des caisses de retraite, il me paraît évident qu’il faut maintenant considérer que tous les systèmes de production automatisés doivent « contribuer » d’une manière ou d’une autre au paiement d’un revenu aux humains dans leur ensemble.

    Une communauté dans laquelle « le travail » est très automatisé (par des machines ou des logiciels) doit pouvoir en vivre de façon générale, donc oui Monsieur Elon #Musk (qui vient, honte à lui, de se prononcer en faveur de la réforme française) il faut que « les robots paient », non pas seulement les actionnaires des entreprises qui font des profits à partir de l’automatisation, mais surtout les humains de toute la communauté globalement doivent pouvoir en profiter.

    Je sais parfaitement de quoi je parle, je conçois à mon humble niveau des machines automatiques et de la robotique logicielle, clairement ces systèmes remplacent des travailleurs et des opérateurs humains, clairement avec beaucoup moins de gens on peut produire beaucoup plus de richesses. Le discours qui consiste à dire « les nouveaux métiers tirés des nouvelles technologies ouvrent de nouvelles perspectives d’emplois » est un discours très hypocrite, car la réalité c’est que les systèmes de traitement automatisés détruisent des emplois humains dans une proportion nettement supérieure aux emplois nouveaux créés dans les nouvelles branches « digitales » et installent un écosystème pyramidal où les quelques personnes qui contrôlent les technologies tout en haut, profitent de toutes les richesses quand tout en bas de plus en plus de pauvres s’apauvrissent.

    D’autant que nous savons tous qu’à partir de 50 ans il est vraiment très difficile de trouver du #travail (surtout en #France) et donc si on prolonge l’âge de départ à la retraite à 64, 67 ou 68 ans dans les faits, d’innombrables personnes vont se trouver en situation très compliquée sur les 10 ou 15 dernières années avant leur retraite officielle, c’est inacceptable et honteux.

    Une bonne réforme des retraites pour l’avenir de notre #civilisation moderne et technologique « à la française » c’est donc une réforme qui prendra en compte d’une part la #pénibilité au travail et d’autre part la #productivité automatisée.

  • L’expression libre du plus Français de tous les esclaves nègres.

    Dieudonné ne laisse personne indifférent, il est à mes yeux l’artiste humoriste dramatique subversif le plus intelligent de ces 40 dernières années.

    Je vous propose d’écouter ce qui est probablement l’un de ses meilleurs textes, vous aurez ensuite toujours le temps de vous faire votre propre idée.

  • L’apparition soudaine de vaccins doit surprendre.
    L’apparition soudaine de vaccins doit surprendre.

    Les scientifiques étaient formels il n’y a pas si longtemps, selon eux il n’est pas possible de mettre au point un vaccin contre le COVID-19 en moins de 18 mois, dans le meilleur des cas.

    Fin novembre 2020 on nous explique désormais que des pays comme l’Angleterre seraient en mesure de vacciner leur population à partir du 1er décembre, les États-Unis assurent pouvoir démarrer en décembre et même en France on parle de fin décembre.

    Plusieurs laboratoires pharmaceutiques communiquent, c’est la course, ils affirment avoir un vaccin et attendent les autorisations des autorités sanitaires pour les distribuer.

    Mais de quoi s’agit-il ? Comment est-il possible de mettre soudainement au point un vaccin contre le COVID-19 en si peu de temps, aussi largement, sur la base de quoi ? Quel est le mécanisme biologique de la protection vaccinale, qu’est-ce que les chercheurs ont découvert à propos de ce virus qu’on nous a présenté comme très sophistiqué ? Comment peut-on offrir sur le marché des vaccins « efficaces à 70% » ? Qu’est-ce qu’on vaccin efficace à 70% peut apporter ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce vaccin miraculeux ? Comment peut-on savoir ce qui va être injecté dans les corps des candidats au vaccin ? Quels sont les risques, et quels sont les effets indésirables qu’on ne connaît forcément pas puisqu’il n’y a pas d’études scientifiques pour documenter les conséquences de ces vaccinations ?

    Bref. Ces vaccins miracles qui apparaissent soudainement sur le marché, très opportunément, sont très suspects et doivent intriguer, tout ceci est véritablement surprenant.

    J’ai une question supplémentaire, récurrente, à laquelle personne n’a jamais le courage de répondre. Vers où remonte l’argent de l’industrie pharmaceutique ?

  • Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?
    Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?

    C’est une question que tout le monde se pose. L’angoisse de persister dans une spirale infernale, qui alterne confinements et déconfinements, est bien réelle.

    Alors? Sortirons-nous de la crise sanitaire globale qui débute en mars 2020 et de son emprise liberticide sur nos vies?

    La réponse est assez simple, oui nous sortirons de la crise sanitaire déclenchée par ce que j’appelle « l’opération Covid-19 », mais certainement pas pour retrouver la vie d’avant.

    Oui, nous sortirons à un moment de ce cauchemar.

    Non, il est fantaisiste de croire que nous pourrions revivre la vie d’avant, tout indique au contraire que la vie d’après s’annonce être un nouveau cauchemar.

    Nous aurons à nous confronter aux réalités sociales et économiques, il est improbable que nous puissions surmonter la suite sans d’autres drames époustouflants.

    Au final, rester confiné en état stable pourrait s’avérer plus sûr et sain que de vivre déconfiné de manière très instable. Ceux qui nous dirigent et qui sont à l’origine de toute cette histoire seront ainsi parvenus à leurs fins, quelle que soit l’issue.

  • Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?
    Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?

    J’ai été l’un des premiers lanceurs d’alertes sur les réseaux sociaux à m’intéresser publiquement au virus SARSCoV2.

    J’ai évoqué une première fois ce dossier durant la soirée du 31 décembre 2019 en demandant aux spécialistes (et aux journalistes) de s’intéresser à cette curiosité troublante qui nous venait de Wuhan, en langues française et anglaise, sur Twitter.

    J’ai ensuite été, très rapidement, en février 2020, l’un des premiers objecteurs de conscience à désigner publiquement la pandémie comme « l’opération Covid-19 », toujours sur Twitter.

    Je sous-entendais donc que cette pandémie n’était pas d’origine naturelle et qu’il s’agissait d’une opération contrôlée, et donc organisée.

    À cette époque, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Gilets Jaunes » fait peser une menace réelle et critique sur les Gouvernements occidentaux à partir de la France depuis près de 18 mois.

    Dans le même temps en Asie, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Anti-Extradition Bill Protests » fait peser une menace réelle et critique sur le Gouvernement chinois, première vraie puissance mondiale, à partir de Hong Kong depuis près de 12 mois.

    L’opportune opération Covid-19 a presque instantanément éteint les mouvements sociaux massifs inspirés et motivés qui émergeaient un peu partout sur la planète, en France, en Chine, aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Japon, à Macao, à Taïwan, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, en République tchèque, etc.

    Combien de temps faudra-t-il aux gens pour voir et comprendre qu’il s’agit d’une guerre biologique « de classes » organisée contre le terrorisme populaire, qui menaçait le Système de l’élite mondialiste?

    J’ai fais le lien, à vous de le faire maintenant.

  • L’expérience secrète Twitter.
    L’expérience secrète Twitter.

    En septembre 2011, j’ai décidé de microbloguer en 140 caractères.

    Ceci correspondait à une envie d’exprimer des idées et des points de vue, de les exposer au public, mais aussi à mes possibilités pratiques. Je voulais écrire mais je n’avais pas de temps pour ça. Twitter apportait une solution à ma problématique.

    Très vite, en quelques semaines, j’ai compris est cerné le potentiel politique réel de cet outil de communication instantanée, que je regardais du coin de l’œil depuis quelques années.

    J’ai pu constater la puissance d’un outil d’influence inégalé. J’ai rapidement vu l’emprise psychologique de certaines personnalités, les leaders (d’opinion) et j’ai vu les réactions provoquées sur les suiveurs.

    Le fonctionnement logique (simpliste) de Twitter m’a immédiatement beaucoup intrigué, je l’ai examiné en détail, j’ai compris l’algorithmie (notamment le fonctionnement chronologique des liens entre les comptes d’utilisateurs, les messages publiés, les « Like » et les « RT ») et j’ai eu une incroyable idée.

    Je me suis mis en tête de suivre « intelligemment » des comptes d’utilisateurs, toujours plus nombreux, et de regarder « intelligemment » ce qu’ils publient et ce qui se passe ensuite sur le réseau Twitter, notamment les interactions (très visibles ou peu visibles) et les évènements sur les comptes d’utilisateurs liés.

    Twitter fournit directement et indirectement d’innombrables données pour peu qu’on sache les identifier, les exploiter et les interpréter. Je sais identifier, exploiter et interpréter ces données. J’ai donc construit en quelques années une technologie de supervision globale pour mon propre compte, en amateur, qui m’a permis de déterminer les tendances, les groupes d’utilisateurs en fonction de certaines idées précises, d’identifier les leaders, de les catégoriser, de savoir qui connait qui et qui influence qui, avec quelles idées, dans à peu près tous les domaines intellectuels.

    En presque 10 ans, avec beaucoup d’automatisation, de robotique logicielle, d’intelligence artificielle, je suis parvenu à dessiner toutes les tendances, dans tous les domaines d’intérêts, et d’être en mesure de catégoriser n’importe quel compte d’utilisateur en fonction de ses connaissances, de ses idées et des liens logiques qui existent.

    Je peux profiler en quelques secondes n’importe quel compte d’utilisateur, et donc profiler l’utilisateur, souvent anonyme, qui se cache derrière.

    Évidemment, l’utilisation d’un système perfectionné d’analyse syntaxique est l’une des clés mais j’ai poussé le vice jusqu’à internationaliser l’outil en analysant d’autres langues que le français, comme l’anglais bien sûr mais aussi l’arabe et le russe.

    J’ai secrètement et opportunément accumulé des quantités de données disponibles dans le domaine public, toutes de sources ouvertes. L’interprétation de ces données m’a appris énormément sur la sociologie et sur les logiques communautaires, sur les idées qui se dégagent et sur leur force.

    Pendant de nombreuses années j’ai pu tester des idées très fortes et très pointues sur Twitter, en explorant la sociologie humaine, et constater les réactions et les interactions. J’ai été l’un des leaders d’opinion les plus controversés sur Twitter, j’ai provoqué de très nombreux débats sur de très nombreux sujets, généralement très sensibles.

    Pour ce qui concerne la France, je pense avoir globalement identifié tous les thèmes centraux, les zones de crispation, les limites, les problématiques communautaires, leurs acteurs, leurs leaders. Les amis et les ennemis de chaque groupe.

    J’estime que rien ne m’a échappé.

    Je n’aime pas du tout ce que j’ai découvert, j’ai toutes les informations nécessaires pour me faire une idée très précise des problématiques qui concernent la France, des résistances, des limites, des anomalies, des injustices et de la façon dont les choses évoluent, en temps réel.

    Les réseaux d’influences, les groupuscules, les corporations, les lobbies, les communautés, notamment en matière politique, puisque c’est le plus intéressant, et puisque tout est politique, n’ont plus vraiment de secrets pour moi.

    Je suis inquiet car j’ai pu observer que l’évolution de la législation sur la liberté d’expression en France est très dangereuse, sous la pression de certaines petites communautés très bien identifiées, très puissantes.

    J’ai cessé l’expérience secrète Twitter sous la forme que je lui avais donnée le 4 septembre 2020, très exactement 9 ans plus tard.

    Précisément le jour du 150ème anniversaire de la République.

  • France 2020 : Entre chaos sanitaire et recomposition politique explosive
    France 2020 : Entre chaos sanitaire et recomposition politique explosive
    Le remaniement ministériel de juillet 2020 intervient dans un contexte de crise sanitaire mal gérée et de tensions sociales exacerbées. Les nominations de Darmanin, Dupond-Moretti et Bachelot révèlent une stratégie politique risquée de Macron face à une France profondément divisée.

    Je regarde ce remaniement ministériel avec un mélange de stupéfaction et de colère froide. Nous sommes le 12 août 2020, et ce qui s’est passé début juillet restera gravé comme un moment de bascule dans l’histoire politique française. Non pas parce que ce gouvernement Castex apporte du renouveau – bien au contraire – mais parce qu’il révèle l’ampleur du gouffre qui sépare désormais les dirigeants de la réalité du pays.

    Un remaniement en pleine tempête sanitaire

    Commençons par le contexte. Nous sortons à peine du confinement, et déjà les signaux sont au rouge. Le virus circule toujours, contrairement aux affirmations rassurantes du gouvernement. Sur Twitter, nous étions déjà au courant depuis février de la gravité de la situation, pendant que les autorités minimisaient.

    Ce qui me frappe, c’est le décalage abyssal entre la communication officielle et la réalité du terrain. Les tests sont quasi-inexistants, rendant impossible toute évaluation réelle de la pandémie. Comment peut-on piloter une crise sanitaire en aveugle ? C’est de l’amateurisme criminel.

    Et pendant ce temps, que fait le Premier ministre Édouard Philippe ? Il démissionne. Oui, vous avez bien lu. Démissionner de la fonction de Premier Ministre à quelques semaines du déclenchement de la pire crise économique et sociale que la France ait connue pour se réfugier dans une petite ville avec un petit job garanti 6 ans est un acte d’une lâcheté et d’une malhonnêteté sans nom.

    Le casting gouvernemental : entre provocation et calcul politique

    Analysons maintenant les nominations clés de ce gouvernement Castex. D’abord, Gérald Darmanin à l’Intérieur. Un homme accusé de viol qui devient le premier flic de France. On croit rêver. Mais au-delà du scandale moral, c’est le signal politique qui m’interpelle. Macron a fait exprès de nommer ces gens, pour nous embêter.

    Dupond-Moretti : le coup de maître ?

    La nomination d’Éric Dupond-Moretti à la Justice, je l’avoue, c’est plus subtil. C’est un grand avocat, nul ne peut me contredire. Mais soyons clairs : Dupond-Moretti a une mission, et vous l’avez compris, le Rassemblement National va prendre cher, très cher. C’est un coup de maître de la part de Macron, une arme de destruction massive contre l’extrême droite.

    Mais attention, cette stratégie est à double tranchant. En plaçant un avocat médiatique connu pour ses coups de gueule à la tête de la Justice, Macron prend le risque de transformer le ministère en ring de boxe politique.

    Bachelot : le retour de la momie

    Roselyne Bachelot à la Culture ? C’est pour amuser la galerie. Une ancienne ministre de la Santé qui revient par la petite porte culturelle, c’est du recyclage politique de bas étage. Son passé controversé, notamment sa gestion calamiteuse de la grippe H1N1, aurait dû la disqualifier définitivement de tout poste ministériel.

    La France fracturée : de la bipolarisation à la tripolarisation

    Ce remaniement révèle surtout l’état de décomposition avancée du paysage politique français. Désormais, on ne doit plus parler de bipolarisation politique en France mais de tripolarisation. Nous avons :

    • Le bloc macroniste, de plus en plus isolé dans sa bulle technocratique
    • Le bloc identitaire/souverainiste, qui se nourrit des peurs
    • Le bloc des territoires abandonnés, des invisibles, qui ne croient plus en rien

    Cette tripolarisation est explosive. Elle crée les conditions d’une instabilité politique chronique et d’une montée inexorable des extrêmes. Le duo Darmanin-Schiappa à l’Intérieur, c’est le taquet de ce qu’on peut envisager d’ici 2022 en termes de provocation politique.

    L’islamophobie légale comme politique d’État

    Un aspect particulièrement inquiétant de ce remaniement, c’est la normalisation de l’islamophobie. En général, un dirigeant politique qui crie que dans ses valeurs il y a la laïcité, c’est qu’il est islamophobe. Cette instrumentalisation de la laïcité pour cibler une partie de la population est non seulement moralement condamnable mais politiquement suicidaire.

    Regardez ce qui s’est passé à Marseille lors des municipales. Les Républicains ont joué la carte de l’islamophobie et se sont pris une claque monumentale. Avec Marseille, nous avons une preuve de plus que toutes lignes politiques xénophobes, islamophobes, arabophobes et négrophobes mèneront TOUJOURS à l’échec.

    Mais visiblement, la leçon n’a pas été retenue. Ce gouvernement continue de souffler sur les braises communautaires au lieu d’apaiser et de rassembler.

    La crise économique qui vient : le tsunami annoncé

    Au-delà des polémiques politiciennes, c’est la situation économique qui devrait tous nous alarmer. Dans certains gros réseaux professionnels secrets, on demande aux entrepreneurs comment ils voient l’avenir. Ils répondent TRÈS MAJORITAIREMENT qu’il faudra 2 ans pour s’en sortir et qu’ils peuvent tenir 6 mois. Vous comprenez ce que ça signifie ?

    Cela signifie que nous allons droit vers une vague de faillites sans précédent. Les restaurants, par exemple, c’est game over. L’activité ne repartira pas en juillet, ni en août, ni même en septembre. Et le plan de relance annoncé ? Une goutte d’eau dans l’océan. Ça ne suffira pas.

    Personnellement, je m’attends à -60% d’activité économique dans certains secteurs. C’est un effondrement, pas une récession.

    Le virus intelligent et la manipulation des masses

    Revenons un instant sur la gestion de la crise sanitaire. Ce virus intelligent évolue et se renforce en s’adaptant continuellement par ses innombrables mutations. La situation en Israël est particulièrement intriguante : premier temps, tout va bien, deuxième temps, tout va subitement très mal. C’est un schéma qu’on retrouve dans plusieurs pays.

    L’opération COVID-19 n’a pas très bien fonctionné à Hong Kong où les manifestations populaires ont repris. Le dispositif répressif légal est donc incrémenté au niveau le plus dur. Coïncidence ? Je ne crois pas aux coïncidences en politique.

    Dans le dossier SARS-CoV-2, il y a une grande inconnue qui subsiste à mes yeux. Je ne sais pas si l’opération est un succès ou un échec pour ceux qui en sont à l’origine, même par ricochet. Mais une chose est sûre : ils ne vont pas s’arrêter là.

    Conclusion : « Tout va bien en France »

    « Tout va bien en France. » Cette phrase résonne comme une insulte à l’intelligence collective. Non, tout ne va pas bien. Nous avons un gouvernement de provocateurs et d’incompétents, une crise sanitaire mal gérée, une économie au bord du gouffre, et une société fracturée comme jamais.

    Ce remaniement du 6 juillet 2020 restera dans l’histoire comme le moment où le pouvoir macroniste a définitivement tourné le dos à sa promesse initiale de renouveau et de rassemblement. C’est un gouvernement de combat, pas de reconstruction. Un gouvernement qui divise au lieu d’unir.

    Les mois qui viennent seront décisifs. Soit nous trouvons collectivement la force de dépasser ces clivages mortifères, soit nous nous enfonçons dans une spirale de violence et de chaos dont personne ne sortira gagnant. Mon pessimisme naturel me pousse à craindre le pire, mais mon devoir de citoyen m’oblige à continuer d’alerter et de proposer.

    Car au final, c’est bien de cela qu’il s’agit : sauver ce qui peut encore l’être de notre République, avant qu’il ne soit trop tard.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : ev / Unsplash

  • SARS-CoV-2 : anatomie d’un virus très politique
    SARS-CoV-2 : anatomie d’un virus très politique
    La pandémie de COVID-19 révèle des incohérences troublantes entre le discours officiel et la réalité du virus SARS-CoV-2. Au-delà de la crise sanitaire, c’est un bouleversement sociétal majeur qui se profile, avec des implications sur nos libertés fondamentales et l’équilibre géopolitique mondial.

    Depuis le début de cette pandémie, quelque chose cloche. Les incohérences s’accumulent, les contradictions officielles se multiplient, et plus j’observe cette crise, plus je suis convaincu que nous assistons à bien plus qu’une simple urgence sanitaire. Le virus SARS-CoV-2 est devenu un prétexte, un levier politique d’une puissance inédite.

    Un virus aux caractéristiques troublantes

    Commençons par les faits. Ce virus présente des caractéristiques pour le moins inhabituelles. Sa taille ? 125 nanomètres, soit 0,125 micromètres. Une dimension qui le rend impossible à filtrer avec les masques grand public dont on nous vante l’efficacité. Les particules qui le transportent, elles, sont bien plus grosses. C’est sur elles qu’on mise pour limiter la propagation.

    Mais ce qui m’interpelle vraiment, c’est la convergence de plusieurs éléments troublants. D’abord, les virologues internationaux évoquent déjà une pandémie d’au moins deux ans. Ensuite, le virus semble capable de contaminer les mammifères – les cas du zoo du Bronx sont édifiants. Si les animaux deviennent des réservoirs viraux, c’est toute notre chaîne alimentaire qui est menacée.

    Plus inquiétant encore : les mutations. Trois souches identifiées, dont celle de Wuhan qui serait déjà une mutation secondaire. Un virus qui évolue si vite pose question. Est-ce vraiment naturel ? Le professeur Montagnier, prix Nobel, évoque des séquences du VIH dans le génome du SARS-CoV-2. L’Institut Pasteur s’empresse de le discréditer, tout en affirmant qu’il est « impossible de créer un virus en laboratoire ». Vraiment ?

    La piste du laboratoire

    Les États-Unis explorent officiellement cette hypothèse depuis mi-avril. Pour ma part, j’ai acquis la conviction que ce virus n’est pas né « dans une soupe aux choux ». Les analyses algorithmiques révèlent des anomalies dans sa structure génétique, des signatures qui évoquent davantage l’ingénierie que l’évolution naturelle.

    Si c’est le cas – et je mesure la gravité de cette hypothèse – nous sommes face à une nanotechnologie biologique d’une complexité inouïe. Un virus conçu pour durer, muter, résister. Un virus contre lequel l’immunité naturelle pourrait être illusoire.

    L’instrumentalisation politique de la crise

    Au-delà de l’origine du virus, c’est son utilisation politique qui m’alarme. Observez comment cette crise est gérée. Des mesures incohérentes, des dirigeants qui semblent dépassés – ou font-ils semblant ? Le confinement a échoué dans les grandes villes. Les gens sortent, se croisent, se contaminent. Si le virus était vraiment le tueur qu’on nous décrit, l’armée serait déployée depuis longtemps.

    Mais le plus préoccupant, c’est le fichage systématique des malades. Si vous êtes testé positif et enregistré dans une base de données, vos libertés seront considérablement limitées. C’est déjà le cas en Chine, en Corée. L’Europe suit le mouvement avec ses applications de traçage. Les « COVID19iques » vivront ce que les sidaïques ont vécu : la stigmatisation, l’exclusion, la surveillance permanente.

    Un prétexte pour quoi ?

    Je suis convaincu que ce virus cache quelque chose de plus gros. Une opération psychologique (PSYOP) d’envergure mondiale ? Un test grandeur nature de contrôle des populations ? La mise en place d’un nouveau système économique et social ?

    Regardez les faits : des applications mobiles en développement partout pour signaler les contaminés à proximité. Des checkpoints thermiques qui ne détectent que les symptomatiques, laissant passer les porteurs asymptomatiques. Des mesures absurdes comme la désinfection des rues à la javel. Tout cela relève plus du théâtre sécuritaire que de la santé publique.

    Les implications pour notre avenir

    Ce virus est là pour toujours. Il ne disparaîtra pas miraculeusement. Une deuxième vague est déjà prévue pour l’été, impliquant un confinement mondial prolongé. Les mutations continueront, rendant illusoire tout espoir de vaccin durable.

    Si le virus se propage vraiment aux animaux domestiques et d’élevage, c’est notre modèle alimentaire qui s’effondre. Viande rouge, volaille, produits laitiers, œufs – tout pourrait devenir vecteur de contamination. Les implications économiques sont vertigineuses.

    Plus grave encore : les disparités mondiales. Israël affiche un taux de mortalité inférieur à 1% et reste, semaine après semaine, le pays le moins touché. Coïncidence ? Pendant ce temps, les États-Unis découvrent une version du virus étonnamment virulente, particulièrement létale pour certaines populations.

    Se préparer à un monde transformé

    Face à cette situation, que faire ? D’abord, comprendre que le monde d’avant ne reviendra pas. Les libertés perdues le sont définitivement. Le contrôle numérique des populations est en marche, le virus n’étant que le prétexte parfait.

    Ensuite, s’adapter. Réorganiser sa vie en fonction d’une menace permanente. Développer son autonomie, limiter sa dépendance aux systèmes centralisés. Questionner systématiquement les narratifs officiels.

    Enfin, rester vigilant. Ce virus pourrait n’être que le premier d’une série. La boîte de Pandore est ouverte. Que ce soit par accident ou par design, nous entrons dans l’ère des pandémies récurrentes, avec tout ce que cela implique de contrôle social et de restriction des libertés.

    Le SARS-CoV-2 n’est pas qu’un virus. C’est un révélateur de nos faiblesses, un accélérateur de transformations sociétales profondes, et peut-être l’outil d’un agenda qui nous dépasse. La question n’est plus de savoir s’il y a un virus tueur, mais plutôt : qui tire les ficelles de cette crise, et dans quel but ?

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Alex Robertson / Unsplash

  • Masques FFP2 : plongée dans les coulisses d’une pénurie organisée
    Masques FFP2 : plongée dans les coulisses d’une pénurie organisée
    Entrepreneur et fabricant de masques FFP2, je dévoile les dysfonctionnements majeurs qui ont conduit à la pénurie française. De l’absence totale de sollicitation des professionnels du secteur aux réquisitions contre-productives, en passant par le verrouillage du marché par les grandes plateformes, cette crise révèle l’ampleur du fiasco sanitaire et économique.

    Je suis fabricant et importateur de masques FFP2. Mon entreprise, financée par des aides publiques, est connue des services de l’État. Pourtant, depuis le début de cette crise sanitaire, pas un seul coup de téléphone. Pas une sollicitation. Rien. Alors que la France court désespérément après des masques, ceux qui savent les produire et les importer sont ignorés. Cette situation ubuesque mérite qu’on s’y attarde.

    L’incroyable paradoxe d’un fabricant ignoré par l’État

    Imaginez la scène : la France manque cruellement de masques de protection. Les soignants réclament des FFP2, les citoyens s’inquiètent, le gouvernement multiplie les annonces. Et pendant ce temps, un fabricant français de masques FFP2, référencé et subventionné par l’État, attend désespérément qu’on le contacte.

    Cette situation révèle un dysfonctionnement majeur dans la gestion de crise. Au lieu de mobiliser rapidement les acteurs existants du secteur, l’État semble naviguer à vue, passant des commandes massives à quelques gros intermédiaires plutôt que de s’appuyer sur un réseau diversifié de fournisseurs. C’est une erreur stratégique monumentale.

    Le problème ne s’arrête pas là. Les réquisitions, présentées comme une solution d’urgence, deviennent un frein à la production. Pourquoi investir des centaines de milliers d’euros dans une commande en Asie si l’État peut tout saisir à l’arrivée ? Cette épée de Damoclès paralyse les initiatives privées au moment où elles seraient les plus utiles.

    Les rouages méconnus du commerce international de masques

    Pour comprendre l’ampleur du fiasco, il faut connaître les réalités du terrain. Les usines chinoises ne démarrent la production qu’après réception du paiement intégral. Pas d’acompte, pas de crédit fournisseur : c’est cash ou rien. Cette règle d’or du commerce avec l’Asie semble échapper à nos décideurs.

    Comment la France peut-elle payer ses commandes alors que les procédures administratives prennent des semaines ? Pendant que nous tergiversons, d’autres pays plus agiles raflent les stocks disponibles. Le temps administratif français est incompatible avec l’urgence sanitaire mondiale.

    J’ai observé une évolution inquiétante ces dernières semaines. La Chine, consciente de son pouvoir, durcit les conditions d’exportation. Les contrôles se multiplient, les prix s’envolent, et désormais, impossible d’expédier des colis de moins de 100 kg. Cette nouvelle règle élimine de facto tous les petits acheteurs, particuliers et PME qui avaient anticipé leurs besoins.

    Le transport aérien, nouveau goulot d’étranglement

    Même quand les masques sont produits et payés, un nouveau défi surgit : le transport. Avec la réduction drastique du trafic aérien, les capacités de fret se sont effondrées. Les tarifs ont explosé, multipliant parfois par dix le coût du transport. Un masque qui coûtait 60 centimes à produire peut voir son prix doubler ou tripler rien qu’avec le transport.

    Cette réalité logistique est cruciale mais largement ignorée dans le débat public. On parle de pénurie de production alors qu’il s’agit souvent d’une pénurie de transport. Les masques existent, mais ils restent bloqués dans les entrepôts asiatiques faute de moyens pour les acheminer à un coût raisonnable.

    Le verrouillage du marché par les grandes plateformes

    Face à cette situation, j’ai tenté de proposer mes masques FFP2 sur les grandes plateformes de e-commerce françaises. Réponse du service juridique de CDiscount : refus catégorique « pour raisons juridiques ». Pas d’explication détaillée, pas de justification écrite. Le marché est verrouillé de l’intérieur.

    Cette situation est révélatrice d’un système qui dysfonctionne. Au moment où la France a désespérément besoin de masques, les circuits de distribution existants se ferment aux nouveaux entrants. Les grandes plateformes préfèrent-elles réserver ce marché lucratif à quelques acteurs privilégiés ? La question mérite d’être posée.

    J’ai donc dû créer ma propre plateforme de vente en ligne, avec tous les défis que cela représente : référencement, confiance des acheteurs, logistique… Pendant ce temps, des millions de Français cherchent des masques sans savoir où les trouver. L’inefficacité du système est criante.

    FFP2, chirurgicaux, tissu : la confusion des genres

    Le gouvernement annonce fournir des masques à la population. Excellente nouvelle ? Pas vraiment. Il s’agit de masques en tissu, pas de FFP2. La différence est fondamentale : seuls les masques FFP2 et FFP3 offrent une protection réelle contre les risques biologiques. Les masques chirurgicaux protègent les autres de nos postillons, mais pas nous-mêmes des particules virales en suspension.

    Cette confusion entretenue entre les différents types de masques est dangereuse. Elle donne une fausse impression de sécurité. Un masque en coton cousu main n’offre pas la même protection qu’un FFP2 certifié CE. C’est une évidence technique que le discours politique tend à masquer.

    Plus inquiétant encore, j’ai entendu un ingénieur général de la DGA déclarer que les masques en tissu protégeraient mieux que les chirurgicaux. Cette affirmation va à l’encontre de toutes les données scientifiques disponibles. Comment de telles approximations peuvent-elles émaner d’autorités censées éclairer la population ?

    L’innovation au service de la protection

    Face à cette situation, j’ai identifié une solution innovante : le filtre HYGIAFELT, un patch à propriétés biocides compatible avec les masques artisanaux. Cette technologie française permet d’améliorer significativement la protection offerte par les masques en tissu, créant une solution intermédiaire entre le simple masque barrière et le FFP2.

    Cette innovation illustre ce que le secteur privé peut apporter en temps de crise : agilité, créativité, solutions pragmatiques. Mais encore faut-il que l’environnement réglementaire et commercial permette à ces innovations d’atteindre le public.

    Les leçons d’une crise sanitaire mal gérée

    Cette crise révèle des dysfonctionnements profonds dans notre capacité collective à réagir face à l’urgence. L’État, censé coordonner la réponse, semble dépassé par la complexité logistique et commerciale du problème. Les grandes entreprises verrouillent le marché au lieu de faciliter la distribution. Les citoyens sont livrés à eux-mêmes.

    La solution aurait pourtant été simple : mobiliser dès le début tous les acteurs du secteur, grands et petits. Diversifier les sources d’approvisionnement plutôt que de tout miser sur quelques gros contrats. Faciliter la distribution plutôt que de la complexifier. Informer clairement sur les différents niveaux de protection plutôt que d’entretenir la confusion.

    Au lieu de cela, nous avons assisté à une succession d’erreurs stratégiques. Les masques sont devenus le symbole d’une impréparation généralisée, d’une incapacité à mobiliser les ressources existantes, d’une méconnaissance des réalités du terrain.

    Alors que nous entrons dans une phase de déconfinement progressif, la question des masques reste cruciale. Sans protection adéquate, comment demander aux Français de reprendre une vie normale ? Les parents accepteront-ils d’envoyer leurs enfants à l’école sans garantie de protection ? Les salariés retourneront-ils sereinement au bureau ?

    J’ai décidé de prendre les choses en main à mon niveau. Ma plateforme propose désormais une gamme complète de protections : FFP2 bien sûr, mais aussi des masques artisanaux de qualité avec filtres innovants, et même des masques jaunes pour les Gilets Jaunes qui veulent afficher leur identité tout en se protégeant. C’est ma contribution à cette bataille sanitaire.

    Cette crise des masques restera comme le révélateur d’un système à bout de souffle. Entre rigidité administrative, méconnaissance des réalités commerciales et absence de vision stratégique, la France a transformé un défi logistique en catastrophe sanitaire. Espérons que les leçons seront tirées. Mais j’en doute.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Dennis Rochel / Unsplash

  • L’inquiétante odeur qui plane sur Paris : enquête sur une pollution mystérieuse
    L’inquiétante odeur qui plane sur Paris : enquête sur une pollution mystérieuse
    Une odeur nauséabonde d’origine inconnue se répand sur Paris et sa région, suscitant l’inquiétude des habitants. Entre hypothèses de pollution bactériologique des égouts et émanations chimiques toxiques, l’absence de communication officielle rassurante interroge sur notre capacité à gérer ce type de crise environnementale.

    Ce dimanche 10 mai 2020, à la veille du déconfinement tant attendu, une odeur étrange et persistante envahit Paris et sa région. Depuis 18h30, des milliers de témoignages affluent sur les réseaux sociaux, décrivant une odeur « chimique », « nauséabonde », parfois comparée au soufre. Face à l’ampleur du phénomène et l’absence de communication officielle claire, je me lance dans une enquête en temps réel pour comprendre ce qui se passe dans notre capitale.

    Un phénomène d’ampleur inhabituelle

    Ce qui frappe d’emblée, c’est l’étendue géographique du phénomène. Les témoignages que je compile depuis plusieurs heures ne se limitent pas à un quartier ou un arrondissement. C’est l’ensemble de la région parisienne qui semble touchée, de Neuilly à Vincennes, du nord au sud de la capitale. Une telle dispersion n’est pas compatible avec un problème localisé dans un segment d’égout ou une installation industrielle particulière.

    Les descriptions convergent vers une odeur « chimique » persistante, certains évoquant le dioxyde d’azote, un gaz toxique bien connu pour ses effets nocifs sur les voies respiratoires. D’autres parlent d’une odeur soufrée, rappelant les œufs pourris. Cette diversité dans les descriptions suggère soit une pollution complexe avec plusieurs composants, soit une sensibilité variable des individus face à un même polluant.

    L’heure d’apparition du phénomène, vers 18h30, correspond étrangement à un moment où l’activité humaine diminue en ce dimanche soir. Pas de pic de circulation, pas d’activité industrielle particulière. Cette temporalité atypique renforce le mystère.

    L’hypothèse bactériologique : quand les égouts s’emballent

    Mon analyse me conduit vers une hypothèse que je qualifierais de pollution aérienne bactériologique. Les égouts parisiens, ce réseau tentaculaire de 2 400 kilomètres qui serpente sous nos pieds, pourraient être le théâtre d’une réaction biochimique inhabituelle.

    En période de confinement, l’utilisation des égouts a été profondément modifiée. Moins d’activité commerciale, plus d’usage domestique concentré, utilisation massive de produits désinfectants… Ces changements ont pu créer un déséquilibre dans l’écosystème bactérien des égouts. Lorsque certaines populations bactériennes prolifèrent de manière incontrôlée, elles peuvent produire des gaz toxiques en quantité importante.

    Le sulfure d’hydrogène (H2S), par exemple, est un gaz produit par la décomposition anaérobie de matières organiques. À faible concentration, il dégage cette odeur caractéristique d’œuf pourri. À plus forte concentration, il devient dangereux pour la santé, pouvant causer des irritations respiratoires, des maux de tête, voire des troubles plus graves.

    Cependant, l’ampleur géographique du phénomène me fait douter. Il paraît très improbable que « tous les égouts de Paris » puissent simultanément produire une réaction chimique de cette ampleur. Il faudrait un événement déclencheur commun, ce qui nous oriente vers d’autres pistes.

    Les précédents inquiétants : de Wuhan à Los Angeles

    Ce qui me trouble particulièrement, c’est la ressemblance avec des événements similaires survenus récemment dans d’autres métropoles. À Wuhan, début février 2020, des habitants ont signalé de très fortes odeurs de soufre, juste avant le pic de l’épidémie. Coïncidence troublante ou lien épidémiologique à explorer ?

    Plus récemment, il y a environ 20 heures, des témoignages similaires nous parviennent de Los Angeles. Une odeur nauséabonde aurait envahi certains quartiers de la mégapole californienne. La simultanéité de ces événements dans des villes aussi éloignées interroge. S’agit-il d’un phénomène global lié aux modifications atmosphériques induites par le confinement planétaire ?

    Les scientifiques ont observé que la réduction drastique de la pollution automobile pendant le confinement a modifié la chimie atmosphérique urbaine. La baisse des oxydes d’azote (NOx) peut paradoxalement augmenter la concentration d’ozone au sol et modifier les équilibres chimiques de l’air urbain. Ces changements pourraient-ils révéler ou amplifier des pollutions jusqu’alors masquées ?

    Le silence assourdissant des autorités

    Ce qui me scandalise le plus dans cette affaire, c’est l’absence totale de communication officielle rassurante. Nous sommes un dimanche soir, certes, mais face à un phénomène d’une telle ampleur, touchant potentiellement des millions de Franciliens, on pourrait s’attendre à une réaction rapide des autorités sanitaires.

    Où est Airparif ? Où est l’ARS ? Où est la Préfecture de Police ? Le silence radio est assourdissant. Dans l’intervalle, les citoyens sont livrés à eux-mêmes, respirant un air potentiellement toxique sans aucune consigne de sécurité.

    Cette situation révèle cruellement les failles de notre système de gestion des crises environnementales. En pleine pandémie, alors que nous avons appris l’importance de la communication transparente et rapide, nous nous retrouvons dans une situation digne d’un pays du tiers-monde, comme je l’ai écrit sur Twitter. C’est inadmissible.

    Des analyses de la toxicité de l’air sont apparemment en cours à différents endroits de la région parisienne. Mais qui les conduit ? Avec quels moyens ? Et surtout, quand aurons-nous les résultats ?

    Recommandations de prudence

    Face à cette incertitude et en l’absence de directives officielles, je recommande la plus grande prudence :

    • Évitez de sortir et restez calfeutrés chez vous cette nuit
    • Fermez fenêtres et aérations
    • Si vous devez absolument sortir, portez un masque FFP2 (ironique, nous en avons tous maintenant)
    • Surveillez l’apparition de symptômes : maux de tête, irritations, difficultés respiratoires
    • Documentez vos observations : heure, lieu, description de l’odeur, symptômes éventuels

    Ces mesures peuvent paraître excessives, mais le principe de précaution doit prévaloir face à une pollution aérienne potentiellement toxique d’origine inconnue.

    Vers une nouvelle normalité toxique ?

    Cet épisode soulève des questions fondamentales sur notre capacité collective à gérer les crises environnementales urbaines. Alors que nous nous apprêtons à sortir du confinement, voilà que notre air devient irrespirable. Symbolique troublante.

    La transformation de nos modes de vie pendant le confinement a-t-elle créé de nouveaux déséquilibres environnementaux ? Les modifications de la chimie atmosphérique urbaine vont-elles révéler d’autres surprises désagréables ? Sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’une nouvelle catégorie de pollutions, liées aux bouleversements écosystémiques que nous imposons à notre environnement ?

    Plus largement, cet épisode révèle notre vulnérabilité face aux pollutions invisibles. Contrairement aux pics de pollution automobile que nous connaissons bien, cette odeur mystérieuse nous confronte à l’inconnu. Et face à l’inconnu, nos institutions semblent paralysées.

    Alors que nous entrons dans l’ère post-Covid, il devient urgent de repenser nos systèmes de surveillance environnementale et nos protocoles de gestion de crise. Car si nous ne sommes pas capables de réagir efficacement à une pollution olfactive un dimanche soir à Paris, comment ferons-nous face aux défis environnementaux majeurs qui nous attendent ?

    Cette nuit, Paris retient son souffle. Au propre comme au figuré. Et nous attendons des réponses qui tardent à venir. En espérant que demain, premier jour du déconfinement, nous pourrons à nouveau respirer librement. Dans tous les sens du terme.

    Pour aller plus loin

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Sergey Konstantinov / Unsplash