Auteur/autrice : Olivier

  • Twitter X est le dernier bastion de l’information en temps de crise
    Twitter X est le dernier bastion de l’information en temps de crise
    Alors que des événements majeurs secouent la France, seule une minorité de citoyens connectés à Twitter accède à l’information en temps réel. Les médias traditionnels, eux, semblent naviguer entre prudence éditoriale et contrôle de l’information, créant une fracture informationnelle sans précédent.

    Je regarde mon fil Twitter ce 29 juin 2023, et je constate quelque chose d’absolument sidérant. D’un côté, des dizaines de vidéos, de témoignages, d’informations en temps réel sur ce qui se passe dans nos villes. De l’autre, quand j’allume ma télévision ou que je parcours les sites des grands médias, c’est le silence radio ou presque. Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Le paradoxe de l’information à l’ère des réseaux sociaux

    Nous vivons un moment historique dans le traitement de l’information. Pour la première fois, nous assistons à une inversion complète du flux informationnel. Ce ne sont plus les journalistes professionnels qui informent le public, mais le public qui informe… les journalistes. Et encore, quand ces derniers daignent s’y intéresser.

    Au moins quatre médias internationaux couvrent actuellement les événements en France, en arabe, en anglais, en espagnol et en français. Pendant ce temps, nos chaînes nationales semblent jouer la carte de la minimisation. Étrange, non ? Ou plutôt, révélateur d’un système médiatique qui a perdu le contact avec sa mission première : informer.

    L’immense majorité des Français n’est pas sur Twitter. C’est un fait. Et donc, cette majorité ne sait pas ce qui se passe réellement dans le pays. Elle n’a aucune idée de l’ampleur des événements. Seuls les utilisateurs de Twitter disposent d’un maximum d’informations en temps réel. Nous sommes face à une fracture informationnelle qui divise la population en deux catégories : les informés et les désinformés par omission.

    La mécanique du contrôle médiatique

    Toute la propagande qui passe par le mainstream est contrôlée en France. C’est une évidence que beaucoup refusent encore d’admettre. Il est impensable, pour ceux qui contrôlent le traitement médiatique, que les grands médias diffusent en boucle la situation réelle. Pourquoi ? Parce que l’information non contrôlée est dangereuse pour le pouvoir en place.

    Cette mécanique n’est pas nouvelle. Elle s’appuie sur plusieurs leviers :

    • La concentration des médias entre les mains de quelques groupes industriels
    • La dépendance aux subventions publiques et à la publicité
    • L’autocensure des journalistes par peur de perdre leur emploi
    • La proximité incestueuse entre le monde politique et médiatique

    Le résultat ? Une information aseptisée, filtrée, qui ne reflète plus la réalité du terrain mais la vision que le pouvoir souhaite en donner.

    Twitter : de réseau social à agence de presse citoyenne

    Face à cette défaillance du journalisme traditionnel, Twitter est devenu de facto une agence de presse citoyenne. Chaque utilisateur devient un reporter potentiel, armé de son smartphone. Les vidéos circulent, les témoignages s’accumulent, les informations se recoupent.

    Bien sûr, tout n’est pas parfait. Les fake news existent, les manipulations aussi. Mais la multiplicité des sources permet un recoupement que les médias traditionnels, dans leur tour d’ivoire, ne peuvent plus assurer. La vérité émerge de la confrontation des points de vue, pas de la voix unique d’un présentateur de JT.

    Ce phénomène révèle aussi une mutation profonde du rapport à l’information. Nous sommes passés d’une consommation passive à une participation active. Les citoyens ne veulent plus qu’on leur raconte l’actualité, ils veulent la vivre, la documenter, la partager.

    Les conséquences d’une société à deux vitesses informationnelles

    Cette fracture informationnelle n’est pas sans conséquences. Elle crée deux France qui ne vivent plus dans la même réalité :

    • D’un côté, les connectés qui ont accès à l’information brute, non filtrée, en temps réel
    • De l’autre, ceux qui dépendent des médias traditionnels et vivent dans une bulle informationnelle contrôlée

    Cette situation est explosive. Comment peut-on avoir un débat démocratique sain quand les citoyens n’ont pas accès aux mêmes informations ? Comment peut-on prendre des décisions éclairées quand la réalité est cachée ou minimisée ?

    Plus inquiétant encore : cette fracture recoupe souvent des fractures sociales, générationnelles et territoriales. Les jeunes urbains connectés d’un côté, les seniors ruraux dépendants de la télévision de l’autre. Deux mondes qui ne se comprennent plus car ils ne voient pas la même réalité.

    Le journalisme français à la croisée des chemins

    Face à cette situation, le journalisme français se trouve à un moment charnière. Soit il continue sur sa lancée actuelle et finira par perdre totalement la confiance du public. Soit il se réinvente, retrouve son indépendance et sa mission d’information.

    Quelques pistes pour cette réinvention nécessaire :

    • Retrouver l’indépendance financière vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques
    • Renouer avec le journalisme de terrain, d’investigation, de proximité
    • Intégrer les citoyens-reporters comme sources légitimes d’information
    • Assumer la confrontation des points de vue plutôt que de chercher le consensus mou
    • Développer des formats adaptés aux nouvelles pratiques de consommation de l’information

    Certains journalistes indépendants montrent la voie. Ils utilisent les réseaux sociaux non pas comme un concurrent mais comme un outil complémentaire. Ils vont sur le terrain, vérifient, recoupent, contextualisent. Ils font, en somme, leur métier.

    Vers une démocratisation radicale de l’information ?

    Ce que nous vivons actuellement pourrait bien être les prémices d’une révolution informationnelle majeure. La technologie a mis entre les mains de chaque citoyen les outils pour devenir un média. Cette démocratisation radicale de l’information remet en cause le monopole historique des journalistes professionnels.

    Est-ce une bonne chose ? Comme toute révolution, elle comporte des risques et des opportunités. Le risque principal est la désinformation, la manipulation, la polarisation des opinions. L’opportunité, c’est de briser enfin le carcan du contrôle médiatique et de permettre l’émergence d’une information vraiment plurielle.

    Pour que cette révolution soit positive, il faut que les citoyens développent leur esprit critique, apprennent à vérifier les sources, à recouper les informations. C’est un apprentissage nécessaire dans ce nouveau monde informationnel.

    « Seuls les gens sur Twitter disposent d’un maximum d’informations en temps réel. »

    Cette phrase résume parfaitement le paradoxe actuel. Dans un pays qui se targue d’avoir une presse libre et diversifiée, c’est sur un réseau social américain que les citoyens doivent aller chercher l’information sur ce qui se passe dans leurs propres villes. N’est-ce pas le signe d’une faillite profonde de notre système médiatique ?

    L’avenir nous dira si cette situation est temporaire ou si elle marque le début d’une nouvelle ère. Une chose est sûre : le journalisme tel que nous l’avons connu est mort. Reste à savoir ce qui le remplacera. Un journalisme citoyen anarchique mais vivant ? Un contrôle encore plus strict de l’information ? Ou, espérons-le, une synthèse vertueuse entre professionnalisme journalistique et participation citoyenne ?

    En attendant, je continue de scruter mon fil Twitter. Car c’est là, et nulle part ailleurs, que je trouve l’information dont j’ai besoin pour comprendre ce qui se passe dans mon pays. Triste époque pour le journalisme français. Mais peut-être l’aube d’une nouvelle ère pour l’information citoyenne.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Swello / Unsplash

  • Quand les banlieues s’embrasent, c’est la crise insurrectionnelle
    Quand les banlieues s’embrasent, c’est la crise insurrectionnelle
    La France traverse depuis trois jours une crise insurrectionnelle majeure déclenchée par la mort de Nahel à Nanterre. Les émeutes se propagent dans plus de neuf villes, révélant l’ampleur des tensions sociales accumulées dans les quartiers populaires. Cette explosion de violence interroge sur l’efficacité des politiques publiques et annonce potentiellement des semaines de troubles.

    J’observe depuis trois jours une France que beaucoup refusent de voir. Une France en colère, une France qui brûle, une France qui dit non par la violence faute d’avoir été entendue par le dialogue.

    La mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre mardi dernier, a déclenché ce que je n’hésite pas à qualifier de mouvement insurrectionnel. Pas une simple émeute, pas un simple débordement. Une insurrection.

    Et contrairement à ce que martèlent les plateaux télé, rien de tout cela ne me surprend.

    L’embrasement : de Nanterre à la France entière

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En moins de 72 heures, les troubles se sont étendus à au moins neuf villes. Nanterre, Colombes, Gennevilliers, Suresnes, Asnières-sur-Seine, Villeneuve-la-Garenne pour la région parisienne. Mais aussi Bordeaux, Nantes, Colmar. Des signalements à Lyon et Grenoble.

    Ce qui frappe, c’est la coordination. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #ToutCramer circule massivement. Les jeunes des quartiers se mobilisent, s’organisent, appellent à la « mobilisation générale ».

    Cette organisation numérique change tout. En 2005, lors des émeutes de Clichy-sous-Bois, les révoltés communiquaient par SMS. Aujourd’hui, ils utilisent TikTok, Snapchat, Telegram. La vitesse de propagation s’en trouve décuplée.

    Je lis dans leurs messages une détermination que je n’avais pas vue depuis les Gilets Jaunes. L’objectif affiché ? « Entrer dans Paris ». Et hier soir, ils l’ont fait. Le dispositif policier a été percé.

    Au-delà de la colère : les racines du mal

    Pour comprendre cette explosion, il faut remonter aux causes profondes. Ces quartiers accumulent depuis des décennies les échecs des politiques publiques.

    Le chômage des jeunes y dépasse souvent les 40%. Les discriminations à l’embauche restent massives. Les contrôles au faciès alimentent un sentiment d’humiliation permanent. Les promesses politiques se succèdent sans jamais se concrétiser.

    Ajoutons à cela une crise économique qui frappe de plein fouet les classes populaires. L’inflation, la précarité énergétique, la hausse des loyers. Ces jeunes voient leur avenir se rétrécir jour après jour.

    Paradoxe saisissant : alors que des dizaines de manifestations pacifiques contre la réforme des retraites n’ont produit aucun changement politique majeur, trois nuits d’émeutes forcent déjà l’exécutif à réagir. Le message est clair : en France, seule la violence fait bouger les lignes.

    Une stratégie insurrectionnelle assumée

    Ce qui distingue ces événements des précédentes émeutes, c’est leur dimension stratégique. Les insurgés – car c’est bien de cela qu’il s’agit – ne se contentent pas de casser du mobilier urbain.

    Ils visent les symboles de l’État : commissariats, mairies, écoles. Ils s’attaquent aux infrastructures : transports publics, centres commerciaux. Ils cherchent à paralyser le fonctionnement normal de la société.

    Cette stratégie révèle une maturité politique nouvelle. Ces jeunes ont compris que pour se faire entendre, il faut frapper là où ça fait mal : l’économie, les services publics, l’ordre social.

    Le timing n’est pas non plus un hasard. Nous sommes à deux semaines du 14 juillet. Si ce mouvement maintient sa dynamique, la fête nationale pourrait se transformer en cauchemar pour les autorités.

    Les risques d’instrumentalisation

    Dans ce contexte explosif, je redoute l’intervention d’éléments extérieurs. L’histoire nous enseigne que les mouvements insurrectionnels attirent toujours des opportunistes : groupuscules d’extrême droite ou d’extrême gauche, délinquants de droit commun, agents provocateurs.

    La France étant engagée dans ce que j’appelle une « guerre mondiale hybride » – entre tensions géopolitiques, cyberattaques et déstabilisation informationnelle – l’hypothèse d’une instrumentalisation étrangère ne peut être écartée.

    Ces ingérences potentielles risquent de transformer une légitime révolte sociale en chaos incontrôlable. C’est le piège à éviter absolument.

    L’impasse sécuritaire

    Face à cette crise, je vois déjà se dessiner les réponses traditionnelles : couvre-feu, renforts policiers, état d’urgence peut-être. Toujours plus de répression, jamais plus de justice sociale.

    Cette approche purement sécuritaire est vouée à l’échec. Elle ne fait qu’alimenter le cycle de la violence. Les jeunes des quartiers le savent : chaque bavure policière, chaque contrôle humiliant, chaque discrimination renforce leur détermination.

    La vraie question n’est pas de savoir comment arrêter ces émeutes, mais comment s’attaquer enfin aux causes qui les produisent. Emploi, éducation, logement, respect : voilà les vrais enjeux.

    Mais j’ai peur que nos dirigeants, une fois de plus, choisissent la facilité de la matraque plutôt que la complexité des réformes structurelles.

    Vers des semaines d’instabilité ?

    Mon analyse de la situation me conduit à un pronostic inquiétant : ces révoltes pourraient durer des semaines, voire des mois. La détermination que je perçois chez ces jeunes, leur capacité d’organisation, l’ampleur géographique du mouvement, tout concourt à une crise longue.

    Nous pourrions même atteindre un niveau d’insurrection comparable à celui des Gilets Jaunes, mais avec une dimension urbaine et sociale différente.

    Cette perspective devrait terrifier nos dirigeants. Mais au lieu de réfléchir aux causes profondes, je les vois déjà préparer leurs éléments de langage sur « l’ordre républicain » et « la fermeté de l’État ».

    Bref. Nous voici face à un choix historique : continuer dans le déni et la répression, ou enfin regarder la réalité en face et engager les réformes que ces quartiers attendent depuis quarante ans.

    J’ai bien peur de connaître la réponse.

    Pour aller plus loin

  • Titan : les questions techniques et procédurales que personne ne pose
    Titan : les questions techniques et procédurales que personne ne pose
    La tragédie du submersible Titan révèle des lacunes troublantes dans la conception technique de l’engin et soulève des questions sur la transparence des procédures d’embarquement. L’absence de système de décompression visible et la rapidité de découverte des débris interrogent sur les véritables circonstances de cette expédition touristique vers l’épave du Titanic.

    La disparition du submersible Titan le 18 juin 2023 lors d’une expédition touristique vers l’épave du Titanic a captivé l’attention mondiale. Mais au-delà de l’émotion légitime face à cette tragédie, certaines questions techniques et procédurales méritent qu’on s’y attarde plus longuement.

    Quand j’ai appris qu’une expédition de milliardaires partait visiter l’épave du Titanic par 3800 mètres de fond, je me suis naturellement attendu à voir un engin de haute technologie. Un submersible capable de résister à des pressions de près de 380 fois la pression atmosphérique, équipé des systèmes de sécurité les plus avancés.

    Ce que j’ai découvert m’a profondément interpellé.

    Un submersible aux spécifications troublantes

    Le Titan d’OceanGate mesurait 6,7 mètres de long pour 2,8 mètres de large et pesait environ 10 tonnes. Sa coque était constituée d’un assemblage hybride : titane pour les extrémités, fibre de carbone pour le cylindre central. Un choix technique déjà controversé dans la communauté des ingénieurs navals.

    À 3800 mètres de profondeur, la pression atteint 38 MPa, soit 380 bars. Pour donner une idée de cette pression phénoménale : elle équivaut au poids d’une tour Eiffel posée sur chaque mètre carré de surface.

    Les submersibles habités opérant à de telles profondeurs sont traditionnellement construits avec des coques sphériques en titane ou en acier haute résistance. La géométrie sphérique répartit uniformément les contraintes, tandis que les matériaux métalliques offrent une résistance et une prévisibilité éprouvées.

    Le choix d’OceanGate de combiner titane et fibre de carbone dans une géométrie cylindrique posait déjà des défis considérables. Les coefficients de dilatation différents entre ces matériaux créent des points de contrainte lors des cycles de compression-décompression.

    L’énigme du système de décompression

    Un aspect me frappe particulièrement dans cette affaire : l’absence totale de discussion sur le système de gestion de la pression interne et les procédures de décompression.

    Dans la plongée sous-marine classique, la remontée depuis de grandes profondeurs nécessite des paliers de décompression stricts. À 40 mètres de fond déjà, un plongeur doit respecter des paliers pour éviter l’accident de décompression, potentiellement mortel.

    Pour un submersible descendant à 3800 mètres, la question de la gestion atmosphérique devient cruciale. Comment la pression interne était-elle maintenue ? Existait-il un système de décompression progressive ? Les photos disponibles du Titan ne montrent aucun équipement visible de ce type.

    Les submersibles professionnels utilisent généralement des systèmes sophistiqués : réservoirs d’air comprimé, régulateurs de pression, systèmes de purification de l’atmosphère, capteurs de surveillance continue. Ces équipements sont vitaux non seulement pour la descente et la remontée, mais aussi pour maintenir une atmosphère respirable pendant plusieurs heures.

    L’intérieur du Titan, d’après les images diffusées, ressemblait davantage à un camping-car spartiate qu’à un laboratoire sous-marin de haute technologie.

    Des procédures d’embarquement dans l’ombre

    Un autre aspect troublant concerne le manque total de transparence sur les procédures d’embarquement des cinq passagers.

    Dans l’aéronautique commerciale, chaque vol fait l’objet d’une documentation exhaustive : plan de vol, vérifications pré-vol, enregistrement des passagers, procédures de sécurité. Cette traçabilité n’existe pas seulement pour des raisons administratives, mais constitue un élément fondamental de la sécurité.

    Pour une expédition à 3800 mètres de profondeur, on pourrait s’attendre à des protocoles encore plus rigoureux. Pourtant, nous n’avons accès à aucune image, aucune vidéo, aucun document sur l’embarquement du 18 juin 2023.

    Cette absence interpelle d’autant plus que l’expédition était présentée comme un événement exclusif facturé 250 000 dollars par passager. À ce tarif, on imagine naturellement une documentation complète de l’expérience.

    Les questions se multiplient : les passagers ont-ils reçu une formation spécifique ? Des consignes de sécurité ont-elles été dispensées ? Le submersible a-t-il fait l’objet de vérifications pré-plongée documentées ?

    Une découverte de débris étonnamment rapide

    La rapidité avec laquelle les débris du Titan ont été localisés soulève également des interrogations légitimes.

    L’océan Atlantique Nord, à 3800 mètres de profondeur, représente un environnement d’une complexité extrême pour les recherches. Les courants profonds, l’obscurité totale, le relief accidenté du fond marin rendent toute opération de recherche particulièrement ardue.

    Historiquement, la localisation d’épaves en grande profondeur nécessite des moyens considérables et des durées importantes. L’épave du Titanic elle-même n’a été découverte qu’en 1985, soit 73 ans après le naufrage, malgré de nombreuses expéditions de recherche.

    Les débris du Titan ont été identifiés le 22 juin, soit quatre jours après la perte de contact. Cette efficacité, bien que remarquable sur le plan technique, interroge sur les moyens déployés et la précision des zones de recherche.

    Les robots sous-marins utilisés, des ROV (Remotely Operated Vehicles), nécessitent des navires-supports équipés de systèmes de positionnement dynamique et de treuils capables de déployer plusieurs kilomètres de câbles. La coordination de ces moyens en si peu de temps témoigne d’une logistique impressionnante.

    Les zones d’ombre d’une industrie naissante

    L’affaire Titan révèle les limites d’une industrie du tourisme sous-marin de haute profondeur encore balbutiante et largement autorégulée.

    Contrairement à l’aviation commerciale, soumise à des réglementations internationales strictes, le tourisme sous-marin en eaux internationales évolue dans un vide juridique relatif. Les certifications, quand elles existent, relèvent souvent d’organismes privés aux standards variables.

    OceanGate avait fait le choix de ne pas certifier le Titan auprès d’organismes comme l’American Bureau of Shipping ou Det Norske Veritas, arguant que ces procédures freineraient l’innovation. Une position qui, rétrospectivement, interroge sur l’équilibre entre innovation et sécurité.

    Cette autorégulation pose des questions fondamentales : qui contrôle la sécurité de ces expéditions ? Quels standards techniques s’appliquent ? Comment protéger des clients qui paient des sommes considérables pour des expériences aux risques mal évalués ?

    Les leçons d’une tragédie annoncée ?

    Plusieurs experts de l’industrie sous-marine avaient exprimé leurs réserves sur le concept du Titan avant même cette expédition fatale.

    En 2018, plus de 30 experts de l’industrie avaient signé une lettre adressée à OceanGate, exprimant leurs préoccupations sur l’approche « expérimentale » de la société. Ils pointaient notamment les risques liés aux matériaux composites en grande profondeur et l’absence de certification indépendante.

    Ces alertes n’ont manifestement pas été entendues. Ou plutôt, elles ont été balayées au nom de l’innovation et de la disruption d’une industrie jugée trop conservatrice.

    Cette tragédie soulève une question plus large : dans notre société fascinée par l’innovation et la disruption, jusqu’où peut-on repousser les limites de la sécurité au nom du progrès ?

    Les réglementations et certifications, souvent perçues comme des freins à l’innovation, constituent en réalité le fruit d’années d’expérience et d’accidents. Elles ne sont pas des obstacles au progrès, mais les fondations sur lesquelles construire une innovation responsable.

    Trop d’éléments restent dans l’ombre pour considérer ce dossier comme clos. Les familles des victimes, comme la communauté scientifique et industrielle, méritent des réponses complètes sur les circonstances techniques et procédurales de cette tragédie.

    Car au-delà de l’émotion légitime, c’est la crédibilité de toute une industrie naissante qui se joue dans la transparence de cette enquête.

    Sources et références

    Pour aller plus loin

    Photo : NOAA / Unsplash

  • « L’intelligence artificielle » n’existe pas, pourquoi je refuse cette imposture technologique
    « L’intelligence artificielle » n’existe pas, pourquoi je refuse cette imposture technologique
    L’intelligence artificielle telle qu’on nous la présente aujourd’hui n’existe pas. Ce ne sont que des algorithmes, parfois sophistiqués, mais toujours dépourvus de la moindre intelligence réelle. Un développeur qui a créé son premier système conversationnel en 1986 décrypte l’imposture.

    Je suis un gros nul en intelligence artificielle.

    Voilà, c’est dit. Après 37 ans à développer des systèmes conversationnels, des moteurs d’inférence et ce qu’on appelle aujourd’hui pompeusement des « IA », je peux enfin l’avouer : je n’ai jamais créé la moindre intelligence. Juste des algorithmes. Des lignes de code qui simulent, qui imitent, qui donnent l’illusion. Mais jamais qui pensent.

    Cette confession n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un cri d’alarme face à l’imposture technologique la plus massive de notre époque.

    Mon premier « ChatGPT » tournait sur Amstrad en 1986

    Laissez-moi vous raconter une anecdote. En 1986, j’ai développé mon premier logiciel conversationnel. Un programme qui tournait sur Amstrad CPC, avec ses 64 Ko de mémoire vive. Ce système était déjà capable de tenir une conversation, de répondre à des questions, d’apprendre de ses interactions. On appelait ça un « système expert » à l’époque.

    Deux ans plus tard, en 1988, je créais un logiciel d’aide au diagnostic médical d’urgence. Il posait des questions, analysait les symptômes, proposait des diagnostics probables. Les médecins étaient bluffés. « C’est magique ! » disaient-ils. Non, c’était juste un arbre de décision sophistiqué avec une base de connaissances médicales.

    Vous savez quoi ? Fondamentalement, ChatGPT ne fait rien de plus. Oh bien sûr, il a accès à des milliards de paramètres au lieu de mes quelques milliers. Il tourne sur des serveurs surpuissants au lieu d’un ordinateur 8 bits. Mais le principe reste le même : pattern matching, statistiques, probabilités. Pas d’intelligence.

    La seule vraie différence ? Le marketing.

    L’affaire du petit Grégory ou comment l’IA déshumanise

    Fin avril 2023, une vidéo fait le buzz. On y voit le petit Grégory Villemin, assassiné en 1984, « ressuscité » par l’IA pour raconter son histoire. Les médias s’extasient devant cette prouesse technologique. Moi, j’ai envie de vomir.

    Ce n’est pas « l’IA » qui fait parler cet enfant mort. C’est un algorithme d’animation faciale couplé à une synthèse vocale. Des effets spéciaux qu’on trouve dans n’importe quel jeu vidéo moderne. Mais surtout, c’est l’œuvre de codeurs sans cœur, sans humanité, sans éthique.

    Parce que voilà le vrai problème de ce qu’on appelle l’IA : elle nous déshumanise. Elle nous fait oublier qu’il y a des limites morales à ne pas franchir. Elle transforme la tragédie humaine en spectacle technologique.

    Et le pire ? On applaudit.

    La technologie n’est jamais neutre

    Chaque ligne de code porte en elle les biais de son créateur. Chaque algorithme reflète une vision du monde. Quand un développeur programme un système, il y injecte forcément ses propres préjugés, ses propres limitations, sa propre idéologie.

    C’est mathématique : un algorithme ne peut pas être plus intelligent que celui qui l’a conçu. Il peut être plus rapide, traiter plus de données, mais il restera toujours prisonnier de la logique qu’on lui a imposée.

    La grande arnaque du GAI (General Artificial Intelligence)

    Aujourd’hui, on ne parle plus simplement d’IA mais de GAI – General Artificial Intelligence. Cette nouvelle appellation désigne tout système informatique qui effectue ou « apprend » n’importe quelle tâche cognitive. En gros, on a élargi la définition pour y inclure tout et n’importe quoi.

    Un correcteur orthographique ? C’est de l’IA. Un filtre Instagram ? De l’IA. Un tableau Excel avec des formules ? Bientôt de l’IA aussi, pourquoi pas.

    Cette inflation sémantique n’est pas innocente. Elle sert à justifier des investissements colossaux, à créer une bulle spéculative, à vendre du rêve aux investisseurs et du cauchemar aux travailleurs.

    Le vrai objectif : remplacer l’humain

    Parlons franchement. L’IA intéresse les entreprises pour une seule raison : se débarrasser des employés. Oh, on vous dira que c’est pour « augmenter la productivité » ou « libérer l’humain des tâches répétitives ». Foutaises.

    Dans moins de 9 ans, des logiciels d’automatisation gavés de pseudo-IA produiront en quelques minutes autant de travail administratif ou commercial qu’un employé en une journée. Et ils ne demanderont ni augmentation, ni congés, ni respect.

    Prenez les agences de voyage. Aujourd’hui déjà, une IA peut concevoir un voyage sur mesure : dates, budget, préférences, tout y passe. Le résultat ? Des milliers d’emplois qui vont disparaître. Et on ose appeler ça du progrès.

    La monnaie algorithmique : le prochain cauchemar

    Mais attendez, le meilleur reste à venir. La prochaine étape, c’est la monnaie numérique programmable. J’appelle ça la « monnaie algorithmique ». Une monnaie qui ne sera pas simplement digitale, mais « intelligente ».

    Imaginez : votre argent qui décide lui-même comment il peut être dépensé. Des euros qui refusent d’acheter de l’alcool après 22h. Des dollars qui s’autodétruisent si vous ne les dépensez pas dans le mois. Une monnaie qui vous surveille, vous juge, vous contrôle.

    Science-fiction ? Non, c’est en développement. Les banques centrales du monde entier planchent dessus. Et devinez quoi ? Elles appellent ça une innovation.

    Mon IA qui vous surveille au travail

    Puisqu’on en est aux confessions, laissez-moi vous parler de ma dernière création. La nuit dernière, j’ai terminé l’implémentation d’une intelligence artificielle qui apprend et supervise la manière dont un opérateur humain organise son travail.

    Cette IA « amicale » observe vos actions, analyse vos pauses, mesure votre productivité. Elle apprend vos habitudes, détecte vos faiblesses, optimise votre rendement. Big Brother en version corporate.

    Pourquoi je développe ça ? Parce que si je ne le fais pas, d’autres le feront. Et au moins, moi, j’ai encore assez de conscience pour vous prévenir : méfiez-vous de ces outils. Ils ne sont pas vos amis.

    L’IA, technologie rêvée des comploteurs

    On me demande parfois : « Peut-on comploter avec de l’IA ? » Ma réponse est toujours la même : « L’IA est la technologie rêvée des comploteurs. »

    Création de fausses preuves, manipulation de masse, surveillance généralisée, contrôle social… Tout devient possible et automatisable. Les complotistes ont encore de beaux jours devant eux. La chasse aux comploteurs vient à peine de commencer.

    Alors, c’est quoi la vraie intelligence ?

    Marie-Estelle Dupont l’a parfaitement résumé : la vraie intelligence, c’est la capacité à ressentir, à compatir, à créer du sens. C’est ce qui nous rend humains. Et ça, aucun algorithme ne pourra jamais le reproduire.

    Un algorithme peut simuler l’empathie en analysant des patterns émotionnels. Il peut générer des réponses qui semblent compatissantes. Mais il ne ressent rien. Il ne comprend pas la souffrance, la joie, l’amour. Il calcule.

    L’intelligence humaine, c’est cette étincelle inexplicable qui nous fait pleurer devant un coucher de soleil, rire d’une absurdité, nous indigner d’une injustice. C’est notre capacité à transcender la logique pure pour toucher à quelque chose de plus grand.

    Bref.

    Je continuerai à développer des systèmes algorithmiques. C’est mon métier, ma passion même. Mais je refuserai toujours de les appeler « intelligents ». Ce ne sont que des outils, potentiellement dangereux, toujours limités.

    La vraie question n’est pas de savoir si l’IA va nous remplacer. C’est de savoir si nous allons accepter de nous laisser déshumaniser par des machines qui ne comprennent rien à ce que nous sommes.

    Alors la prochaine fois qu’on vous vendra de l’IA miraculeuse, souvenez-vous : derrière chaque « intelligence artificielle » se cache un algorithme bête et discipliné, écrit par un humain faillible, au service d’intérêts qui ne sont probablement pas les vôtres.

    Et ça, c’est la seule vérité intelligente dans toute cette affaire.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : A Chosen Soul / Unsplash

  • Réformons les retraites, avec nos amis les robots!

    Je dois expliquer ma position sur le sujet de la réforme des #Retraites de Président #Macron car on me demande souvent pourquoi « je suis contre » au pretexte que « je ne devrais pas me sentir concerné, étant privilégié ».

    En ma qualité de (petit) acteur économique et de (petit) syndicaliste patronal #MEDEF, je critique ouvertement la réforme #Macron #Borne car je la trouve ridiculeusement simpliste, naïve, pauvre, dénuée d’intelligence, bâclée, non concertée, vite expédiée, pas du tout à la hauteur des enjeux.

    Clairement ce projet est tiré d’un travail de branquignoles « petits faiseux ».

    Les raisons de mon engagement contre cette réforme là sont multiples, déjà parce que je considère que mes ancêtres ont beaucoup œuvré pour des acquis sociaux qui inspirent partout sur la planète, parce que « tout est politique » et que « la politique est au centre de tout », parce que j’ai beaucoup d’empathie pour mes semblables qui vivent dans la même communauté que moi, parce que je sais ce qu’apporte une communauté apaisée et parce que je me considère comme un « patron social », la vie des salariés et des retraités en général m’importe beaucoup, une communauté de gens qui ont une vie stable, apaisée, libérée des tensions financières quotidiennes, équilibrée n’a pas de prix, et finalement tout le monde en profite (bien-être au quotidien, prospérité, sécurité).

    Réformer le système de retraite, je suis bien sûr d’accord et je l’appelle de mes vœux, il faut effectivement vite « repenser l’algorithme » car de nos jours les fonds destinés au paiement des retraites, générés par les travailleurs actifs, ne vont probablement pas suffire à couvrir les besoins pour des retraités qui sont toujours plus nombreux à vivre toujours plus longtemps. N’importe qui peut comprendre ça.Je vois les dirigeants politiques qui se succèdent, je vois leur incompétence, je vois leurs échecs qui s’accumulent et surtout les conséquences de ces échecs.Une bonne réforme des retraites doit prendre en compte deux choses à mes yeux, d’une part « la pénibilité au travail humain » et d’autre part « la productivité technologique ».

    J’estime en effet qu’il est absolument essentiel de mesurer la pénibilité au travail (et du travail), de la quantifier, de la catégoriser, de la mesurer et de la considérer. Qui peut penser qu’un homme qui travaille au fond d’un trou depuis l’âge de 16 ans puisse partir à la retraite dans le même état et quasiment au même âge qu’une femme qui a été secrétaire depuis ses 23 ans?

    Surtout, ma casquette de technologue me fait dire que les technologies d’industrialisation mécanisée et automatisée, l’automatisation industrielle, l’automatisation logicielle, la robotique industrielle, la robotique logicielle, et surtout l’intelligence artificielle d’une manière générale détruisent et remplacent indiscutablement des emplois en très grand nombre, et donc réduisent considérablement les revenus des caisses de retraite, il me paraît évident qu’il faut maintenant considérer que tous les systèmes de production automatisés doivent « contribuer » d’une manière ou d’une autre au paiement d’un revenu aux humains dans leur ensemble.

    Une communauté dans laquelle « le travail » est très automatisé (par des machines ou des logiciels) doit pouvoir en vivre de façon générale, donc oui Monsieur Elon #Musk (qui vient, honte à lui, de se prononcer en faveur de la réforme française) il faut que « les robots paient », non pas seulement les actionnaires des entreprises qui font des profits à partir de l’automatisation, mais surtout les humains de toute la communauté globalement doivent pouvoir en profiter.

    Je sais parfaitement de quoi je parle, je conçois à mon humble niveau des machines automatiques et de la robotique logicielle, clairement ces systèmes remplacent des travailleurs et des opérateurs humains, clairement avec beaucoup moins de gens on peut produire beaucoup plus de richesses. Le discours qui consiste à dire « les nouveaux métiers tirés des nouvelles technologies ouvrent de nouvelles perspectives d’emplois » est un discours très hypocrite, car la réalité c’est que les systèmes de traitement automatisés détruisent des emplois humains dans une proportion nettement supérieure aux emplois nouveaux créés dans les nouvelles branches « digitales » et installent un écosystème pyramidal où les quelques personnes qui contrôlent les technologies tout en haut, profitent de toutes les richesses quand tout en bas de plus en plus de pauvres s’apauvrissent.

    D’autant que nous savons tous qu’à partir de 50 ans il est vraiment très difficile de trouver du #travail (surtout en #France) et donc si on prolonge l’âge de départ à la retraite à 64, 67 ou 68 ans dans les faits, d’innombrables personnes vont se trouver en situation très compliquée sur les 10 ou 15 dernières années avant leur retraite officielle, c’est inacceptable et honteux.

    Une bonne réforme des retraites pour l’avenir de notre #civilisation moderne et technologique « à la française » c’est donc une réforme qui prendra en compte d’une part la #pénibilité au travail et d’autre part la #productivité automatisée.

  • L’expression libre du plus Français de tous les esclaves nègres.

    Dieudonné ne laisse personne indifférent, il est à mes yeux l’artiste humoriste dramatique subversif le plus intelligent de ces 40 dernières années.

    Je vous propose d’écouter ce qui est probablement l’un de ses meilleurs textes, vous aurez ensuite toujours le temps de vous faire votre propre idée.

  • L’apparition soudaine de vaccins doit surprendre.
    L’apparition soudaine de vaccins doit surprendre.

    Les scientifiques étaient formels il n’y a pas si longtemps, selon eux il n’est pas possible de mettre au point un vaccin contre le COVID-19 en moins de 18 mois, dans le meilleur des cas.

    Fin novembre 2020 on nous explique désormais que des pays comme l’Angleterre seraient en mesure de vacciner leur population à partir du 1er décembre, les États-Unis assurent pouvoir démarrer en décembre et même en France on parle de fin décembre.

    Plusieurs laboratoires pharmaceutiques communiquent, c’est la course, ils affirment avoir un vaccin et attendent les autorisations des autorités sanitaires pour les distribuer.

    Mais de quoi s’agit-il ? Comment est-il possible de mettre soudainement au point un vaccin contre le COVID-19 en si peu de temps, aussi largement, sur la base de quoi ? Quel est le mécanisme biologique de la protection vaccinale, qu’est-ce que les chercheurs ont découvert à propos de ce virus qu’on nous a présenté comme très sophistiqué ? Comment peut-on offrir sur le marché des vaccins « efficaces à 70% » ? Qu’est-ce qu’on vaccin efficace à 70% peut apporter ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce vaccin miraculeux ? Comment peut-on savoir ce qui va être injecté dans les corps des candidats au vaccin ? Quels sont les risques, et quels sont les effets indésirables qu’on ne connaît forcément pas puisqu’il n’y a pas d’études scientifiques pour documenter les conséquences de ces vaccinations ?

    Bref. Ces vaccins miracles qui apparaissent soudainement sur le marché, très opportunément, sont très suspects et doivent intriguer, tout ceci est véritablement surprenant.

    J’ai une question supplémentaire, récurrente, à laquelle personne n’a jamais le courage de répondre. Vers où remonte l’argent de l’industrie pharmaceutique ?

  • Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?
    Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?

    C’est une question que tout le monde se pose. L’angoisse de persister dans une spirale infernale, qui alterne confinements et déconfinements, est bien réelle.

    Alors? Sortirons-nous de la crise sanitaire globale qui débute en mars 2020 et de son emprise liberticide sur nos vies?

    La réponse est assez simple, oui nous sortirons de la crise sanitaire déclenchée par ce que j’appelle « l’opération Covid-19 », mais certainement pas pour retrouver la vie d’avant.

    Oui, nous sortirons à un moment de ce cauchemar.

    Non, il est fantaisiste de croire que nous pourrions revivre la vie d’avant, tout indique au contraire que la vie d’après s’annonce être un nouveau cauchemar.

    Nous aurons à nous confronter aux réalités sociales et économiques, il est improbable que nous puissions surmonter la suite sans d’autres drames époustouflants.

    Au final, rester confiné en état stable pourrait s’avérer plus sûr et sain que de vivre déconfiné de manière très instable. Ceux qui nous dirigent et qui sont à l’origine de toute cette histoire seront ainsi parvenus à leurs fins, quelle que soit l’issue.

  • Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?
    Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?

    J’ai été l’un des premiers lanceurs d’alertes sur les réseaux sociaux à m’intéresser publiquement au virus SARSCoV2.

    J’ai évoqué une première fois ce dossier durant la soirée du 31 décembre 2019 en demandant aux spécialistes (et aux journalistes) de s’intéresser à cette curiosité troublante qui nous venait de Wuhan, en langues française et anglaise, sur Twitter.

    J’ai ensuite été, très rapidement, en février 2020, l’un des premiers objecteurs de conscience à désigner publiquement la pandémie comme « l’opération Covid-19 », toujours sur Twitter.

    Je sous-entendais donc que cette pandémie n’était pas d’origine naturelle et qu’il s’agissait d’une opération contrôlée, et donc organisée.

    À cette époque, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Gilets Jaunes » fait peser une menace réelle et critique sur les Gouvernements occidentaux à partir de la France depuis près de 18 mois.

    Dans le même temps en Asie, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Anti-Extradition Bill Protests » fait peser une menace réelle et critique sur le Gouvernement chinois, première vraie puissance mondiale, à partir de Hong Kong depuis près de 12 mois.

    L’opportune opération Covid-19 a presque instantanément éteint les mouvements sociaux massifs inspirés et motivés qui émergeaient un peu partout sur la planète, en France, en Chine, aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Japon, à Macao, à Taïwan, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, en République tchèque, etc.

    Combien de temps faudra-t-il aux gens pour voir et comprendre qu’il s’agit d’une guerre biologique « de classes » organisée contre le terrorisme populaire, qui menaçait le Système de l’élite mondialiste?

    J’ai fais le lien, à vous de le faire maintenant.

  • L’expérience secrète Twitter.
    L’expérience secrète Twitter.

    En septembre 2011, j’ai décidé de microbloguer en 140 caractères.

    Ceci correspondait à une envie d’exprimer des idées et des points de vue, de les exposer au public, mais aussi à mes possibilités pratiques. Je voulais écrire mais je n’avais pas de temps pour ça. Twitter apportait une solution à ma problématique.

    Très vite, en quelques semaines, j’ai compris est cerné le potentiel politique réel de cet outil de communication instantanée, que je regardais du coin de l’œil depuis quelques années.

    J’ai pu constater la puissance d’un outil d’influence inégalé. J’ai rapidement vu l’emprise psychologique de certaines personnalités, les leaders (d’opinion) et j’ai vu les réactions provoquées sur les suiveurs.

    Le fonctionnement logique (simpliste) de Twitter m’a immédiatement beaucoup intrigué, je l’ai examiné en détail, j’ai compris l’algorithmie (notamment le fonctionnement chronologique des liens entre les comptes d’utilisateurs, les messages publiés, les « Like » et les « RT ») et j’ai eu une incroyable idée.

    Je me suis mis en tête de suivre « intelligemment » des comptes d’utilisateurs, toujours plus nombreux, et de regarder « intelligemment » ce qu’ils publient et ce qui se passe ensuite sur le réseau Twitter, notamment les interactions (très visibles ou peu visibles) et les évènements sur les comptes d’utilisateurs liés.

    Twitter fournit directement et indirectement d’innombrables données pour peu qu’on sache les identifier, les exploiter et les interpréter. Je sais identifier, exploiter et interpréter ces données. J’ai donc construit en quelques années une technologie de supervision globale pour mon propre compte, en amateur, qui m’a permis de déterminer les tendances, les groupes d’utilisateurs en fonction de certaines idées précises, d’identifier les leaders, de les catégoriser, de savoir qui connait qui et qui influence qui, avec quelles idées, dans à peu près tous les domaines intellectuels.

    En presque 10 ans, avec beaucoup d’automatisation, de robotique logicielle, d’intelligence artificielle, je suis parvenu à dessiner toutes les tendances, dans tous les domaines d’intérêts, et d’être en mesure de catégoriser n’importe quel compte d’utilisateur en fonction de ses connaissances, de ses idées et des liens logiques qui existent.

    Je peux profiler en quelques secondes n’importe quel compte d’utilisateur, et donc profiler l’utilisateur, souvent anonyme, qui se cache derrière.

    Évidemment, l’utilisation d’un système perfectionné d’analyse syntaxique est l’une des clés mais j’ai poussé le vice jusqu’à internationaliser l’outil en analysant d’autres langues que le français, comme l’anglais bien sûr mais aussi l’arabe et le russe.

    J’ai secrètement et opportunément accumulé des quantités de données disponibles dans le domaine public, toutes de sources ouvertes. L’interprétation de ces données m’a appris énormément sur la sociologie et sur les logiques communautaires, sur les idées qui se dégagent et sur leur force.

    Pendant de nombreuses années j’ai pu tester des idées très fortes et très pointues sur Twitter, en explorant la sociologie humaine, et constater les réactions et les interactions. J’ai été l’un des leaders d’opinion les plus controversés sur Twitter, j’ai provoqué de très nombreux débats sur de très nombreux sujets, généralement très sensibles.

    Pour ce qui concerne la France, je pense avoir globalement identifié tous les thèmes centraux, les zones de crispation, les limites, les problématiques communautaires, leurs acteurs, leurs leaders. Les amis et les ennemis de chaque groupe.

    J’estime que rien ne m’a échappé.

    Je n’aime pas du tout ce que j’ai découvert, j’ai toutes les informations nécessaires pour me faire une idée très précise des problématiques qui concernent la France, des résistances, des limites, des anomalies, des injustices et de la façon dont les choses évoluent, en temps réel.

    Les réseaux d’influences, les groupuscules, les corporations, les lobbies, les communautés, notamment en matière politique, puisque c’est le plus intéressant, et puisque tout est politique, n’ont plus vraiment de secrets pour moi.

    Je suis inquiet car j’ai pu observer que l’évolution de la législation sur la liberté d’expression en France est très dangereuse, sous la pression de certaines petites communautés très bien identifiées, très puissantes.

    J’ai cessé l’expérience secrète Twitter sous la forme que je lui avais donnée le 4 septembre 2020, très exactement 9 ans plus tard.

    Précisément le jour du 150ème anniversaire de la République.