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  • Les humanoïdes, ce miroir déformant de nos peurs technologiques
    Les humanoïdes, ce miroir déformant de nos peurs technologiques
    En février 2026, les humanoïdes font la une des médias, présentés comme la prochaine révolution technologique. Pourtant, leur développement réel reste largement en deçà des promesses, notamment dans le domaine militaire où leur utilité est remise en question. Derrière le battage médiatique se cachent des enjeux économiques, géopolitiques et éthiques qui interrogent notre rapport à la machine.

    L’humanoïde, star malgré lui d’une révolution annoncée

    Je me souviens de ma première rencontre avec un robot humanoïde. C’était en 2023, au CES de Las Vegas. Sur le stand d’une startup chinoise, un androïde aux allures de mannequin high-tech exécutait des mouvements de tai-chi avec une grâce surprenante. Les visiteurs applaudissaient, les caméras crépitaient. Pourtant, quand j’ai demandé à l’ingénieur présent si cette machine pouvait monter un escalier ou ouvrir une porte sans se bloquer, il a souri, gêné. « Pas encore. Mais ça viendra. »

    Trois ans plus tard, en ce mois de février 2026, les humanoïdes sont partout. Dans les publicités, les films, les discours politiques. On nous promet des assistants domestiques, des ouvriers infatigables, des soldats invincibles. Les vidéos virales se multiplient : des robots qui dansent, qui courent, qui portent des charges. Pourtant, quand on gratte un peu, la réalité est bien moins reluisante.

    Prenez l’exemple d’Idol, cette entreprise qui a fait grand bruit avec son humanoïde AIdol. Les démonstrations sont impressionnantes : la machine marche, parle, semble comprendre. Mais regardez de plus près. Les mouvements sont saccadés, les réponses préenregistrées, les situations contrôlées. En conditions réelles, ces robots trébuchent, tombent, se bloquent. Bref.

    Pourquoi alors un tel engouement ? La réponse est simple : l’humanoïde est un produit marketing avant d’être une révolution technologique. Il flatte notre ego, notre désir de créer à notre image. Il vend du rêve, pas de la performance.

    Le leurre militaire : quand la forme prime sur la fonction

    Le domaine où cette dissonance est la plus criante, c’est celui de la défense. Depuis quelques mois, les vidéos de robots militaires humanoïdes pullulent sur les réseaux. Des machines qui marchent au pas, qui tirent, qui semblent prêtes à remplacer le soldat. La Chine, les États-Unis, la Russie : tous y vont de leur démonstration. Pourtant, de toute évidence, ces images relèvent davantage de la propagande que de la réalité opérationnelle.

    Je m’explique. Un robot militaire efficace n’a pas besoin de ressembler à un humain. Au contraire. Les machines les plus performantes aujourd’hui sont des drones, des véhicules autonomes, des systèmes spécialisés. Des engins qui optimisent leur forme en fonction de leur mission. Un char n’a pas de jambes. Un avion n’a pas de bras. Pourquoi un robot de combat en aurait-il ?

    Les humanoïdes militaires que l’on nous montre sont des leurres. Des outils de communication destinés à impressionner l’opinion publique et les investisseurs. Pendant ce temps, dans l’ombre, les véritables innovations se développent. Des systèmes autonomes, furtifs, adaptés aux terrains réels. Des machines que vous ne verrez jamais en photo, parce qu’elles n’ont pas besoin de ressembler à quoi que ce soit pour être efficaces.

    La Chine, notamment, excelle dans ce double jeu. D’un côté, elle exhibe des robots humanoïdes pour amuser la galerie occidentale. De l’autre, elle développe en secret des technologies bien plus redoutables. Des essaims de drones, des systèmes de guerre électronique, des armes autonomes. Des outils conçus pour gagner des conflits, pas pour faire joli sur YouTube.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette stratégie porte ses fruits. Pendant que nous nous extasions devant des machines qui marchent maladroitement, Pékin avance ses pions. Et nous, nous regardons ailleurs.

    L’automatisation invisible : le vrai visage de la révolution robotique

    Il y a quelques jours, j’ai lancé une expérience. Pas avec un humanoïde, non. Avec des robots logiciels. Des programmes capables d’effectuer des tâches répétitives sur des ordinateurs, à l’autre bout du monde. Des centaines d’actions simultanées, en temps réel, sans intervention humaine. Le résultat ? Des processus accélérés, des coûts réduits, une efficacité décuplée.

    Personne n’en parle. Pourtant, c’est là que se joue la véritable révolution robotique. Pas dans les machines qui imitent l’homme, mais dans celles qui le complètent. Qui effectuent des tâches que nous ne voulons pas, ou ne pouvons pas, faire. Qui libèrent du temps, de l’énergie, des ressources.

    Prenez l’exemple des centres d’appels. Aujourd’hui, une grande partie des interactions est gérée par des chatbots, des systèmes de reconnaissance vocale, des algorithmes d’analyse sémantique. Ces outils ne ressemblent en rien à des humains. Ils n’en ont pas besoin. Leur force réside dans leur spécialisation, leur rapidité, leur capacité à traiter des volumes colossaux de données.

    Même chose dans l’industrie. Les usines modernes regorgent de robots, mais ce ne sont pas des humanoïdes. Ce sont des bras articulés, des convoyeurs automatisés, des systèmes de vision par ordinateur. Des machines conçues pour une tâche précise, dans un environnement contrôlé. Leur forme suit leur fonction, pas l’inverse.

    Alors pourquoi cette obsession pour les humanoïdes ? Pourquoi vouloir à tout prix créer des machines à notre image, alors que la nature nous montre chaque jour que la diversité des formes est la clé de l’efficacité ?

    La question qui dérange : et si l’humanoïde n’était qu’un miroir ?

    Je vais vous dire ce qui me gêne, dans cette histoire. Ce qui ne colle pas, comme je le disais dans mon post. Ce n’est pas la technologie en elle-même. C’est ce qu’elle révèle de nous.

    L’humanoïde, c’est le reflet de notre ego. De notre désir de toute-puissance. De notre peur de l’inconnu. Nous voulons des machines qui nous ressemblent parce que nous avons peur de celles qui ne nous ressemblent pas. Nous avons peur de ce que nous ne comprenons pas, de ce que nous ne contrôlons pas.

    Pire encore : nous avons peur de devenir obsolètes. Alors nous créons des machines à notre image, comme pour nous rassurer. Pour nous dire que, même si elles nous dépassent, elles restent nos créatures. Nos enfants. Nos esclaves.

    Mais la technologie ne fonctionne pas comme ça. Elle évolue selon ses propres lois, ses propres impératifs. Elle n’a pas besoin de nous ressembler pour nous dépasser. Au contraire. Plus elle s’éloigne de notre forme, plus elle devient puissante, efficace, disruptive.

    Les humanoïdes, aujourd’hui, sont une impasse. Une impasse technologique, économique, et peut-être même éthique. Ils coûtent des fortunes à développer, pour des performances médiocres. Ils mobilisent des ressources qui pourraient être mieux utilisées ailleurs. Ils alimentent des fantasmes dangereux, comme celui d’une armée de robots soldats, ou d’une main-d’œuvre docile et bon marché.

    Et surtout, ils nous détournent de l’essentiel. De la véritable révolution en cours. Celle des machines qui nous complètent, plutôt que de nous imiter. Celle des outils qui nous libèrent, plutôt que de nous remplacer.

    Le coût caché des humanoïdes : une facture salée pour des bénéfices incertains

    Parlons chiffres, puisque c’est ce qui fait tourner le monde. Combien coûte un humanoïde, aujourd’hui ? Beaucoup. Trop, en tout cas, pour ce qu’il apporte.

    Prenons l’exemple d’Optimus, le robot humanoïde de Tesla. En 2025, son prix de vente était estimé à 20 000 dollars pièce. Pour une machine capable de marcher, de porter des charges légères, et d’effectuer des tâches basiques. À titre de comparaison, un bras robotisé industriel performant coûte entre 5 000 et 15 000 dollars. Et il fait bien mieux son travail, dans son domaine.

    Le problème, c’est que les humanoïdes sont des machines généralistes. Ils sont conçus pour tout faire, donc ils ne font rien parfaitement. Un robot spécialisé, lui, excelle dans sa tâche. Il est plus rapide, plus précis, plus fiable. Et surtout, il coûte moins cher.

    Alors pourquoi investir dans les humanoïdes ? Pour trois raisons, essentiellement :

    • Le marketing : un robot qui ressemble à un humain attire les médias, les investisseurs, les clients.
    • La recherche : développer un humanoïde permet d’avancer sur des technologies clés, comme l’équilibre, la préhension, ou l’interaction homme-machine.
    • La vision long terme : certains croient dur comme fer que les humanoïdes seront un jour indispensables, notamment pour les tâches domestiques ou les soins aux personnes âgées.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces arguments peinent à convaincre. Le marketing, c’est bien, mais ça ne fait pas une industrie. La recherche, c’est important, mais est-ce une raison pour dépenser des milliards dans des machines qui ne servent à rien ? Quant à la vision long terme, elle relève davantage de la science-fiction que de la réalité économique.

    Car il y a un autre coût, bien plus lourd : celui de l’opportunité perdue. Chaque euro investi dans les humanoïdes est un euro qui n’est pas investi ailleurs. Dans des robots spécialisés, plus utiles, plus rentables. Dans des technologies qui pourraient vraiment changer nos vies.

    Et puis, il y a la question du modèle économique. Qui va acheter ces machines ? Les particuliers ? À 20 000 dollars pièce, ça semble peu probable. Les entreprises ? Elles préféreront toujours des solutions spécialisées, plus efficaces et moins chères. Les États ? Peut-être, mais pour des usages très spécifiques, comme la recherche ou la défense.

    Bref. Le marché des humanoïdes ressemble aujourd’hui à une bulle. Une bulle gonflée par les espoirs, les fantasmes, et les promesses marketing. Une bulle qui, tôt ou tard, finira par éclater.

    La liberté d’expression des robots : un débat qui n’a pas lieu d’être (encore)

    Il y a une question qui revient souvent, dans les discussions sur les robots humanoïdes : auront-ils un jour le droit à la liberté d’expression ? La réponse, aujourd’hui, est simple : non. Et pour une raison très simple : les robots ne pensent pas. Ils ne ressentent pas. Ils exécutent des programmes, point.

    Pourtant, cette question en dit long sur notre rapport à la technologie. Elle révèle une confusion fondamentale entre l’intelligence artificielle et la conscience. Entre la capacité à traiter des données et celle à éprouver des émotions.

    Prenez les chatbots, par exemple. Aujourd’hui, certains sont capables de tenir des conversations si naturelles qu’on pourrait presque croire qu’ils comprennent ce qu’ils disent. Pourtant, ils ne font que reproduire des schémas, des phrases préenregistrées, des réponses calculées. Ils n’ont ni opinions, ni désirs, ni intentions. Ils simulent l’intelligence, mais ils n’en ont pas.

    Alors pourquoi cette obsession pour la liberté d’expression des robots ? Parce que nous projetons sur eux nos propres peurs, nos propres espoirs. Nous leur prêtons des intentions, des émotions, une forme de conscience. Comme si, en leur donnant une apparence humaine, nous leur donnions aussi une âme.

    C’est une erreur. Une erreur dangereuse, même. Car elle nous détourne des vrais débats. Ceux qui concernent l’usage que nous faisons de ces technologies. Ceux qui interrogent les limites de l’automatisation, les risques de la surveillance de masse, les enjeux de la vie privée.

    La liberté d’expression des robots, aujourd’hui, c’est un faux problème. Un problème de riches, de nantis, qui ont le luxe de s’interroger sur des questions métaphysiques alors que des millions de personnes n’ont même pas accès à l’eau potable ou à l’électricité.

    Ce qui devrait nous préoccuper, ce n’est pas de savoir si un robot a le droit de dire ce qu’il pense. C’est de savoir qui contrôle ces robots. Qui les programme, qui les utilise, qui en tire profit. C’est de savoir quelles sont les garanties pour que ces technologies servent l’humanité, et non l’inverse.

    Et maintenant ? Vers une robotique plus humble, plus utile

    Alors, que faire ? Faut-il jeter les humanoïdes aux oubliettes de l’histoire, comme une lubie passagère ? Pas forcément. Mais il est temps de recentrer le débat.

    D’abord, arrêtons de voir les robots comme des remplaçants de l’humain. Voyons-les comme des outils. Des outils qui nous complètent, qui nous aident, qui nous libèrent. Des outils qui nous permettent de nous concentrer sur ce qui fait notre humanité : la créativité, l’empathie, la réflexion.

    Ensuite, arrêtons de rêver à des machines parfaites, capables de tout faire. Concentrons-nous sur des solutions spécialisées, efficaces, accessibles. Des robots qui résolvent des problèmes concrets, plutôt que de flatter notre ego.

    Enfin, arrêtons de croire que la technologie est neutre. Elle ne l’est pas. Elle est le reflet de ceux qui la créent, de ceux qui la financent, de ceux qui la contrôlent. Alors posons-nous les bonnes questions : qui bénéficie de cette innovation ? Qui en paie le prix ? Qui en fixe les règles ?

    Les humanoïdes ne sont pas l’avenir. Ils sont un symptôme. Le symptôme de notre fascination pour la technologie, de notre peur de l’avenir, de notre difficulté à penser le progrès autrement que comme une course en avant.

    Il est temps de changer de paradigme. De passer d’une robotique de la reproduction à une robotique de la création. D’une robotique de l’imitation à une robotique de l’innovation.

    Car le vrai défi, ce n’est pas de créer des machines qui nous ressemblent. C’est de créer des machines qui nous dépassent. Qui nous aident à résoudre les problèmes que nous ne savons pas résoudre seuls. Qui nous permettent de construire un avenir meilleur, pour tous.

    Et ça, les humanoïdes n’y parviendront pas. Pas comme ça. Pas maintenant.

    Alors oui, continuons à rêver. Mais rêvons utile.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

  • Retour au cirque des tariffs, étape suivante de la guerre économique mondiale
    Retour au cirque des tariffs, étape suivante de la guerre économique mondiale
    En janvier 2026, le paysage économique mondial ressemble à une arène où les États et les géants technologiques s’affrontent à coups de tarifs douaniers, d’IA et de régulations. L’arrivée de Grok 5, l’accélération du Web 3 et les annonces de nouvelles barrières commerciales marquent un tournant : la guerre économique est entrée dans une phase plus agressive, où chaque décision peut faire basculer des industries entières. Derrière les discours, une réalité s’impose : personne ne sortira indemne de cette nouvelle étape.

    Le cirque des tarifs, acte II : pourquoi on y retourne (encore)

    Je l’avais dit en 2023, puis en 2024 : les tarifs douaniers, c’est comme une mauvaise série Netflix. On croit que c’est fini, et puis un épisode plus absurde que le précédent débarque dans votre fil d’actualité. En ce début 2026, le générique de reprise vient de s’afficher. Et cette fois, les décors ont changé.

    Les États-Unis ont annoncé fin 2025 une nouvelle salve de taxes sur les importations de batteries chinoises. La Chine a répliqué en ciblant les semi-conducteurs américains. L’Union européenne, elle, a sorti son joker : une taxe carbone aux frontières qui fait grincer des dents du côté de Pékin et de Washington. Bref. On y retourne.

    Mais pourquoi ? Parce que les vieilles recettes marchent encore. Les tarifs, c’est comme les antibiotiques : à force de les utiliser, ils deviennent moins efficaces, mais personne n’a trouvé mieux. Sauf que cette fois, les enjeux ont changé. Ce n’est plus seulement une question de protéger des emplois ou des industries locales. C’est une bataille pour le contrôle des technologies clés : l’intelligence artificielle, les énergies vertes, et surtout, les données.

    Derrière chaque mesure, il y a un calcul. Et derrière chaque calcul, il y a une peur.

    La peur de l’IA : Grok 5 et la course aux armements numériques

    Le 2 janvier 2026, un post a fait trembler les marchés : « Grok 5 arrive bientôt, attachez vos ceintures. » Trois phrases, 140 caractères, et soudain, tout le monde a compris que la partie venait de monter d’un cran.

    Grok 5, c’est le dernier-né de xAI, la filiale d’Elon Musk dédiée à l’intelligence artificielle. Une IA conçue pour être plus rapide, plus précise, et surtout, plus intégrée aux infrastructures critiques. Comprenez : capable de gérer des systèmes énergétiques, des réseaux logistiques, voire des décisions militaires. En 2025, Grok 4 avait déjà semé la panique en surpassant les modèles concurrents sur des benchmarks stratégiques. Grok 5, lui, promet d’être une arme.

    Pourquoi est-ce que ça change la donne ? Parce que pour la première fois, une IA n’est plus seulement un outil. C’est un acteur économique à part entière. Une IA capable de négocier des contrats, d’optimiser des chaînes d’approvisionnement, ou même de contourner des régulations. Et ça, les États ne peuvent plus l’ignorer.

    Résultat : les tarifs ne visent plus seulement les produits physiques. Ils ciblent désormais les données, les algorithmes, et les infrastructures qui les hébergent. Les États-Unis ont déjà imposé des restrictions sur l’export de modèles d’IA vers la Chine. La Chine, elle, a riposté en limitant l’accès à ses données pour les entreprises étrangères. L’Europe, coincée entre les deux, tente de jouer les arbitres… mais avec une main de fer dans un gant de velours.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que la guerre des tarifs est devenue une guerre des données. Et dans cette guerre, Grok 5 est la nouvelle bombe atomique.

    Web 3 : l’illusion d’un monde sans frontières

    Le 5 janvier 2026, un autre post a fait réagir : « We already are in W3. » Traduction : nous sommes déjà dans le Web 3. Une affirmation qui sonne comme une évidence pour certains, comme une provocation pour d’autres.

    Le Web 3, c’est cette promesse d’un internet décentralisé, où les données appartiennent aux utilisateurs, où les transactions se font sans intermédiaires, et où les frontières n’existent plus. Sauf que, comme souvent, la réalité est un peu plus compliquée.

    En 2026, le Web 3 est une réalité… mais une réalité fragmentée. Les blockchains se multiplient, les tokens aussi, et les régulateurs peinent à suivre. Résultat : chaque pays y va de sa propre interprétation. Les États-Unis ont adopté une approche libérale, laissant les acteurs privés innover. La Chine, elle, a créé sa propre blockchain d’État, contrôlée par Pékin. L’Europe, fidèle à sa tradition, tente de tout encadrer avec des régulations strictes.

    Et au milieu de tout ça, les tarifs douaniers refont surface. Parce que même dans un monde décentralisé, les États veulent garder le contrôle. La Chine taxe les transactions en cryptomonnaies étrangères. Les États-Unis imposent des restrictions sur les stablecoins. L’Europe, elle, veut taxer les gains en crypto comme des plus-values classiques.

    Bref. Le Web 3 devait être un monde sans frontières. En 2026, il ressemble plutôt à un champ de bataille où chaque pays tente de protéger ses intérêts. Et où les tarifs sont devenus une arme comme une autre.

    Derrière chaque mesure, une logique implacable (et inquiétante)

    Quand on regarde les annonces de ces dernières semaines, une chose saute aux yeux : personne ne veut être le dindon de la farce. Chaque mesure, chaque tarif, chaque restriction répond à une logique implacable. Une logique de survie.

    Prenez les batteries électriques. La Chine domine le marché, avec 70 % de la production mondiale. Les États-Unis et l’Europe, eux, tentent de rattraper leur retard. Mais au lieu de laisser jouer la concurrence, ils préfèrent taxer les importations chinoises pour protéger leurs champions locaux. Résultat : les prix montent, les consommateurs trinquent, et la transition énergétique prend du retard.

    Prenez les semi-conducteurs. Taïwan produit 60 % des puces avancées. Les États-Unis et la Chine se livrent une guerre sans merci pour contrôler cette industrie. Les tarifs, les restrictions, les subventions : tout est bon pour affaiblir l’adversaire. Sauf que, au passage, c’est toute l’industrie tech qui en pâtit.

    Prenez l’IA. Les modèles les plus avancés sont américains ou chinois. L’Europe, elle, tente de réguler pour éviter les dérives. Mais en faisant ça, elle risque de se retrouver à la traîne, incapable de rivaliser avec des géants qui n’ont pas les mêmes contraintes.

    Derrière chaque mesure, il y a une peur. La peur de perdre le contrôle. La peur de dépendre des autres. La peur de se faire distancer. Et cette peur, elle pousse les États à prendre des décisions de plus en plus radicales. Des décisions qui, à force, pourraient bien faire exploser le système.

    L’étape suivante : vers une économie de la défiance

    Le 18 janvier 2026, un post résumait bien la situation : « Maintenant on va rentrer dans le dur. » Une phrase qui sonne comme un avertissement. Parce que oui, les choses vont empirer.

    En 2026, nous ne sommes plus dans une guerre commerciale classique. Nous sommes entrés dans une économie de la défiance. Une économie où chaque pays se méfie des autres, où chaque décision est prise en fonction de ce que feront les « adversaires », et où les tarifs ne sont plus un outil, mais une arme.

    Les conséquences ? Elles sont déjà visibles.

    • Les chaînes d’approvisionnement se régionalisent. Plus personne ne veut dépendre d’un seul fournisseur, surtout s’il est à l’étranger. Résultat : les coûts explosent, et les délais s’allongent.
    • Les prix montent. Les tarifs, les restrictions, les régulations : tout ça se répercute sur les consommateurs. En 2026, l’inflation est repartie à la hausse, et les banques centrales peinent à la contenir.
    • L’innovation ralentit. Quand chaque pays tente de protéger ses champions, les collaborations internationales deviennent plus difficiles. Les startups peinent à se développer à l’international, et les géants tech se replient sur leurs marchés domestiques.
    • Les tensions géopolitiques s’aggravent. Les tarifs ne sont plus seulement une question économique. Ils deviennent un enjeu de pouvoir, de souveraineté, voire de sécurité nationale. Et dans ce contexte, chaque décision peut être perçue comme une provocation.

    Bref. Nous sommes entrés dans une spirale. Une spirale où chaque mesure en appelle une autre, où chaque restriction en entraîne une nouvelle, et où, au final, tout le monde y perd.

    Que faire ? Trois pistes pour ne pas se faire broyer

    Face à cette situation, on peut se contenter de subir. Ou on peut essayer de trouver des solutions. Voici trois pistes pour ne pas se faire broyer par cette nouvelle étape de la guerre économique.

    1. Diversifier ses approvisionnements

    Si les chaînes d’approvisionnement se régionalisent, autant en profiter. Plutôt que de dépendre d’un seul fournisseur, mieux vaut en avoir plusieurs, dans des zones géographiques différentes. C’est plus cher, c’est plus compliqué, mais c’est aussi plus résilient.

    Exemple : une entreprise européenne qui importe des batteries chinoises pourrait aussi se tourner vers des fournisseurs américains ou africains. Histoire de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

    2. Anticiper les régulations

    En 2026, les régulations changent vite. Très vite. Et ceux qui ne s’y préparent pas risquent de se faire surprendre. Mieux vaut donc anticiper, et adapter sa stratégie en conséquence.

    Exemple : une entreprise qui utilise des cryptomonnaies pour ses transactions internationales doit se préparer à des régulations plus strictes. En diversifiant ses actifs, ou en se tournant vers des solutions plus traditionnelles, elle peut limiter les risques.

    3. Innover malgré tout

    Oui, l’environnement est difficile. Oui, les barrières sont nombreuses. Mais l’innovation reste le meilleur moyen de s’en sortir. Que ce soit en développant de nouvelles technologies, en trouvant de nouveaux marchés, ou en repensant son modèle économique, il y a toujours des solutions.

    Exemple : une startup qui travaille sur l’IA pourrait se tourner vers des marchés moins concurrentiels, comme l’Afrique ou l’Amérique latine. Ou développer des solutions plus locales, moins dépendantes des géants américains ou chinois.

    Bref. Dans un monde où tout le monde se replie, ceux qui osent innover ont une longueur d’avance.

    Conclusion : le cirque continue, mais le spectacle change

    En ce début 2026, une chose est sûre : le cirque des tarifs n’est pas près de s’arrêter. Les États continuent de jouer leur partition, les entreprises tentent de s’adapter, et les consommateurs trinquent. Mais cette fois, la partie est différente.

    Ce n’est plus seulement une question de commerce. C’est une question de pouvoir, de technologie, et de souveraineté. Une question où chaque décision peut avoir des conséquences imprévisibles. Où chaque mesure peut déclencher une riposte. Où chaque erreur peut coûter cher.

    Alors oui, on y retourne. Mais cette fois, il va falloir être plus malin, plus résilient, et surtout, plus rapide. Parce que dans cette nouvelle étape de la guerre économique, ceux qui traînent risquent de se faire distancer. Définitivement.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

  • Le séisme de Montélimar : quand la terre tremble là où elle ne devrait pas
    Un séisme de magnitude 5 secoue la vallée du Rhône le 11 novembre 2019, dans une zone réputée stable et proche d’installations nucléaires. L’absence totale de répliques et la localisation précise de l’épicentre soulèvent des questions sur l’origine possiblement humaine de ce tremblement de terre.

    Ce lundi 11 novembre, à 11h52 précises, la terre a tremblé dans la vallée du Rhône. Magnitude 5 sur l’échelle de Richter. Un séisme qualifié de « modéré » par les sismologues, mais dont les secousses ont été ressenties de Lyon à Montpellier, et même jusqu’à Genève. Ce qui me dérange profondément dans cette affaire, ce n’est pas tant l’intensité du phénomène que ses caractéristiques pour le moins… inhabituelles.

    Un épicentre au pire endroit possible

    Commençons par le plus troublant : la localisation. L’épicentre se situe près de Montélimar, dans la Drôme. Plus précisément dans la vallée du Rhône, à quelques kilomètres seulement du Tricastin. Pour ceux qui l’ignoreraient, le site du Tricastin, c’est l’une des plus importantes concentrations d’installations nucléaires d’Europe : centrale nucléaire, usine d’enrichissement d’uranium, installations militaires classifiées.

    On parle d’une zone où, selon toutes les études géologiques préalables à l’implantation de ces installations sensibles, le risque sismique était considéré comme négligeable. Les autorités nous ont répété pendant des décennies que ces sites avaient été choisis précisément pour leur stabilité géologique exceptionnelle. Et voilà qu’un séisme de magnitude 5 se produit pile à cet endroit.

    Je ne suis pas géologue, mais j’ai suffisamment d’expérience pour savoir que les coïncidences de ce type méritent qu’on s’y attarde. D’autant plus quand on connaît les enjeux de sûreté nucléaire dans cette région.

    L’anomalie des répliques absentes

    Deuxième élément qui me fait tiquer : l’absence totale de répliques. Dans les heures qui suivent un séisme de cette magnitude, on observe systématiquement des répliques. C’est un phénomène naturel, documenté, prévisible. La croûte terrestre se réajuste après la rupture principale, générant une série de secousses secondaires de moindre intensité.

    Or là, rien. Pas une seule réplique enregistrée dans les 8 heures qui ont suivi. Ni dans les 24 heures suivantes d’ailleurs. C’est une anomalie majeure qui devrait interpeller n’importe quel sismologue honnête. Un séisme « propre », sans répliques, cela ressemble davantage à une explosion souterraine qu’à un phénomène tectonique naturel.

    Cette absence de répliques n’est pas anodine. Elle suggère un mécanisme de rupture différent de celui d’un séisme tectonique classique. Quand une faille naturelle cède, elle génère toute une série de réajustements. Quand c’est une cavité souterraine qui s’effondre ou une explosion qui se produit en profondeur, le phénomène est unique, sans suite.

    Le contexte sismique mondial : une planète sous tension

    Ce séisme français ne peut être analysé isolément. Depuis octobre, j’observe une recrudescence inquiétante de l’activité sismique mondiale. Les Philippines ont été frappées par trois tremblements de terre majeurs en moins d’un mois. Le Japon connaît une activité volcanique explosive avec le Sakurajima. La Russie enregistre des séismes à répétition.

    Cette intensification globale pourrait suggérer une origine naturelle pour le séisme de Montélimar. Après tout, la planète traverse régulièrement des périodes de forte activité tectonique. Mais justement, c’est là que le bât blesse : la vallée du Rhône n’est pas censée faire partie des zones actives. Elle se trouve loin des grandes failles, loin des zones de subduction, dans ce qu’on appelle une zone intraplaque stable.

    Alors comment expliquer qu’un séisme de magnitude 5 se produise précisément là, au moment où la planète connaît effectivement une recrudescence sismique ? Soit nous assistons à une modification profonde de la tectonique européenne – ce qui serait une nouvelle scientifique majeure – soit il y a autre chose.

    Les séismes d’origine humaine : une réalité documentée

    L’hypothèse d’un séisme d’origine anthropique n’a rien de farfelu. C’est même un phénomène bien documenté par la communauté scientifique. Les activités humaines peuvent effectivement déclencher des tremblements de terre, parfois de forte magnitude.

    Les causes sont multiples :

    • L’extraction minière et l’effondrement de galeries souterraines
    • La fracturation hydraulique pour l’exploitation du gaz de schiste
    • L’injection de fluides dans le sous-sol (stockage de déchets, géothermie)
    • Les grands barrages qui modifient la pression sur la croûte terrestre
    • Les essais nucléaires souterrains (officiellement abandonnés, mais…)

    En Oklahoma, aux États-Unis, le nombre de séismes a été multiplié par 40 depuis le début de l’exploitation intensive du gaz de schiste. En Suisse, le projet de géothermie profonde de Bâle a dû être abandonné après avoir provoqué un séisme de magnitude 3,4 en 2006.

    La France n’est pas épargnée. Le bassin minier du Nord a connu de nombreux séismes liés aux anciennes exploitations. Plus récemment, des séismes suspects ont été enregistrés près de sites de stockage souterrain de gaz.

    Les zones d’ombre autour du séisme du 11 novembre

    Ce qui me dérange le plus dans cette affaire, c’est le manque de transparence. Les autorités ont rapidement communiqué sur la magnitude et la localisation, mais restent étrangement silencieuses sur les caractéristiques précises du séisme. Pas de données sur la profondeur exacte du foyer. Pas d’analyse spectrale des ondes sismiques qui permettrait de déterminer la nature du phénomène.

    Cette opacité alimente forcément les interrogations. Dans une région aussi sensible, avec de tels enjeux de sûreté, on serait en droit d’attendre une transparence totale. Or c’est tout le contraire qui se produit.

    Le fait que Le Point publie aujourd’hui un article évoquant l’hypothèse d’une origine humaine montre que je ne suis pas le seul à m’interroger. Quand les médias mainstream commencent à poser les mêmes questions que moi, c’est généralement qu’il y a anguille sous roche.

    Les précédents qui donnent à réfléchir

    Ce n’est pas la première fois qu’un séisme « anormal » se produit près d’installations sensibles. En 2016, un séisme de magnitude 5,8 en Corée du Nord avait d’abord été présenté comme naturel avant qu’on admette qu’il s’agissait d’un essai nucléaire. Plus près de nous, certains séismes dans le sud de la France ont été reliés a posteriori à des activités industrielles souterraines.

    La vallée du Rhône est truffée d’installations industrielles, de sites de stockage, de réseaux souterrains dont le public ignore l’existence. Entre les anciennes mines, les stockages stratégiques, les installations militaires et les expérimentations diverses, le sous-sol de cette région est tout sauf vierge.

    Je ne dis pas que le séisme du 11 novembre est nécessairement lié à l’une de ces activités. Je dis simplement que l’hypothèse mérite d’être explorée sérieusement, avec transparence, sans écarter d’office ce qui pourrait déranger.

    Que faire face à ces interrogations ?

    Face à ces anomalies, nous avons le droit – et même le devoir – d’exiger des réponses. Les citoyens vivant près des installations nucléaires du Tricastin ont le droit de savoir si ce séisme était vraiment naturel. Ils ont le droit de connaître les risques réels auxquels ils sont exposés.

    Voici ce que nous devrions exiger :

    • La publication intégrale des données sismiques, y compris les formes d’ondes
    • Une expertise indépendante sur l’origine du séisme
    • Un audit de toutes les activités souterraines dans la région
    • Une réévaluation du risque sismique pour les installations nucléaires
    • Une communication transparente sur les conclusions

    Malheureusement, je sais d’expérience que ces demandes resteront probablement lettre morte. Les autorités invoqueront le secret défense, la sûreté nationale, ou simplement noieront le poisson dans des rapports techniques incompréhensibles.

    Une vigilance nécessaire

    Ce séisme de Montélimar n’est peut-être qu’un phénomène naturel exceptionnel. Après tout, la nature nous réserve parfois des surprises, même dans les zones réputées stables. Mais trop d’éléments convergent pour qu’on puisse écarter l’hypothèse d’une origine humaine.

    L’absence de répliques, la localisation précise près d’installations sensibles, le contexte géologique inadéquat, tout cela forme un faisceau d’indices troublants. Ajoutez-y l’opacité des autorités et vous comprendrez pourquoi je reste sceptique sur la version officielle.

    Je continuerai à suivre ce dossier de près. D’autres séismes suspects se produiront, c’est certain. Notre rôle est de rester vigilants, de poser les bonnes questions, de ne pas accepter les explications toutes faites quand elles ne collent manifestement pas avec les faits observés.

    Car au-delà du cas spécifique de Montélimar, c’est toute la question de la transparence sur les activités souterraines qui se pose. Dans un pays qui compte 58 réacteurs nucléaires, des dizaines de sites Seveso et d’innombrables installations sensibles, nous avons le droit de savoir ce qui se passe sous nos pieds.

    Le séisme du 11 novembre restera-t-il une anomalie inexpliquée de plus dans la longue liste des mystères géologiques français ? Ou finira-t-on par admettre, dans quelques années, qu’il y avait effectivement « autre chose » ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, restons vigilants. Et méfiants.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Pour aller plus loin

    Sources et références

  • Entre menace stratégique et opportunité géopolitique
    Entre menace stratégique et opportunité géopolitique
    En 2016, la Russie de Vladimir Poutine déploie une stratégie à double visage : d’un côté, une démonstration de force militaire sans précédent (missiles Satan 2, déploiements navals en Europe, guerre électronique), de l’autre, une volonté affichée de dialogue avec les États-Unis post-élection de Donald Trump. Entre menaces crédibles et opportunités économiques, Moscou joue une partition où l’Europe, divisée et affaiblie, peine à trouver sa place. Faut-il craindre la Russie ou apprendre à composer avec elle ?

    Une Russie en Ordre de Bataille : La Montée des Tensions Militaires

    Octobre 2016 restera comme un mois charnière dans la démonstration de force russe. Le 26 octobre, Moscou dévoile au monde son nouveau missile balistique intercontinental, le RS-28 Sarmat, surnommé Satan 2 par l’OTAN. Capable de transporter jusqu’à 15 ogives nucléaires et de raser un territoire équivalent à la France ou au Texas, ce missile marque un tournant dans la course aux armements. Comme le souligne un rapport du Bulletin of the Atomic Scientists publié en septembre 2016, la Russie modernise massivement son arsenal nucléaire, avec plus de 80 % de ses forces stratégiques renouvelées d’ici 2021. « On avait prévenu qu’il ne fallait pas jouer au con avec les Russes », écrit-on alors, et le message est clair : Moscou ne laissera pas l’Occident dicter les règles du jeu.

    Cette démonstration de force ne se limite pas aux armes nucléaires. Depuis le début de l’année, la marine russe multiplie les déploiements en mer du Nord et en Méditerranée. Le 15 octobre, le groupe aéronaval mené par le porte-avions Amiral Kouznetsov quitte la base de Severomorsk pour rejoindre les côtes syriennes, suscitant l’inquiétude des pays de l’OTAN. La Royal Navy britannique est chargée de le « surveiller » lors de son passage près des eaux territoriales européennes. « Où sont les sous-marins russes ? », s’interroge-t-on alors, rappelant que la flotte sous-marine russe, héritière de la guerre froide, reste l’une des plus redoutables au monde. Les bâtiments russes sont équipés de missiles de croisière Kalibr, capables de frapper des cibles à plus de 2 500 kilomètres avec une précision chirurgicale.

    Pourquoi un tel déploiement ? Officiellement, il s’agit de soutenir les opérations russes en Syrie, où Moscou intervient depuis septembre 2015 aux côtés du régime de Bachar al-Assad. Mais pour les observateurs, cette présence militaire en Méditerranée et en mer du Nord a une dimension plus large : rappeler à l’Europe et à l’OTAN que la Russie est une puissance incontournable, capable de projeter sa force bien au-delà de ses frontières. « Si on joue au con contre les Russes, ils nous feront manger de la boue en quelques dizaines de minutes », résume-t-on avec une pointe d’humour noir. Une formule qui reflète une réalité : face à la supériorité conventionnelle de l’OTAN, Moscou mise sur la dissuasion nucléaire et la guerre asymétrique pour maintenir un équilibre des forces.

    L’Ukraine, Champ de Bataille Géopolitique

    Impossible de parler de la Russie en 2016 sans évoquer l’Ukraine. Depuis le début du conflit en 2014, la péninsule de Crimée est sous contrôle russe, et les régions de Donetsk et Louhansk, dans l’est du pays, sont le théâtre d’une guerre larvée entre séparatistes pro-russes et forces ukrainiennes. En octobre 2016, les combats reprennent de plus belle, avec des violations régulières du cessez-le-feu signé en février 2015 dans le cadre des accords de Minsk. Selon l’OSCE, plus de 9 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, et près de 1,8 million d’Ukrainiens ont été déplacés.

    Pour Moscou, l’Ukraine est une ligne rouge. Comme le rappelle un rapport du Centre for Eastern Studies (OSW) publié en juin 2016, la Russie considère ce pays comme faisant partie de sa sphère d’influence historique et stratégique. L’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ou à l’OTAN serait perçue comme une menace existentielle. D’où la stratégie russe : maintenir une pression militaire et politique pour empêcher Kiev de se rapprocher de l’Occident. « On a même obligé la Russie à défendre la Syrie seule contre la mafia islamiste du pétrole, et à engager ses hommes au prix du sang », écrit-on, soulignant le sentiment russe d’être encerclé et trahi par l’Occident.

    Mais l’Ukraine n’est pas un bloc monolithique. Si une partie de la population, notamment dans l’est du pays, regarde vers Moscou, une autre partie, surtout à l’ouest, aspire à un rapprochement avec l’Europe. « Oui, les Ukrainiens pro-russes ça existe », rappelle-t-on, mais ils ne représentent pas l’ensemble du pays. Cette division interne complique la donne pour les Européens, qui peinent à adopter une position cohérente. Faut-il soutenir Kiev sans provoquer Moscou ? Comment concilier les aspirations ukrainiennes avec les intérêts stratégiques russes ? En 2016, ces questions restent sans réponse.

    Guerre Électronique et Cybernétique : La Nouvelle Frontière

    En décembre 2016, un autre front s’ouvre : celui de la guerre électronique et cybernétique. Les tensions entre la Russie et l’Occident ne se limitent plus aux champs de bataille traditionnels. Après les cyberattaques attribuées à Moscou lors de l’élection présidentielle américaine, les experts s’interrogent sur les capacités russes en matière de guerre numérique. « Le potentiel de la Russie en matière de guerre électronique est loin d’être activé », écrit-on, et les faits semblent lui donner raison.

    En avril 2016, une cyberattaque massive a visé le réseau électrique ukrainien, plongeant une partie du pays dans le noir pendant plusieurs heures. Les enquêteurs attribuent cette attaque à des hackers russes, une première dans l’histoire des conflits modernes. Pour Moscou, ces outils offrent un avantage stratégique : ils permettent de frapper sans engager de troupes, tout en semant le chaos dans les infrastructures ennemies. « Attaquer électroniquement la Russie n’aura presque pas d’effet. Par contre, si les unités spéciales cybernétiques russes attaquent l’Europe et les USA, ça va plier », prévient-on. Une analyse qui reflète une réalité : contrairement à l’Europe ou aux États-Unis, l’économie russe ne dépend pas d’Internet, ce qui la rend moins vulnérable aux cyberattaques.

    Mais la guerre électronique ne se limite pas aux cyberattaques. En Syrie, les forces russes ont déployé des systèmes de brouillage sophistiqués, capables de neutraliser les communications et les drones ennemis. Selon un rapport du Royal United Services Institute (RUSI) publié en septembre 2016, ces technologies donnent à Moscou un avantage tactique majeur sur le terrain. « Opération de guerre psychologique vraiment maîtrisée de la part des Russes. Ils n’ont rien à envier aux Yankees ou aux Israéliens », note-t-on, soulignant l’expertise russe en matière de psyops (opérations psychologiques).

    L’Économie Russe : Résilience Malgré les Sanctions

    Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie fait face à des sanctions économiques sans précédent de la part de l’Union européenne et des États-Unis. Pourtant, en 2016, l’économie russe montre des signes de résilience. Après une récession en 2015 (-3,7 % de croissance), le PIB devrait se stabiliser en 2016, avec une légère croissance attendue en 2017. Comment expliquer cette résistance ?

    D’abord, la Russie a su diversifier ses partenaires commerciaux. Alors que les échanges avec l’Europe ont chuté, Moscou se tourne vers l’Asie, et notamment la Chine. En juin 2016, les deux pays ont signé un accord pour construire un nouveau gazoduc, Power of Siberia, qui permettra d’exporter du gaz russe vers la Chine à partir de 2019. Les échanges sino-russes ont atteint 64 milliards de dollars en 2015, et devraient continuer à croître. « La position française intenable et incompréhensible contre la Russie me fait penser qu’on sait quelque chose qu’on ne peut pas dire », écrit-on, suggérant que les sanctions européennes pourraient bien être contre-productives.

    Ensuite, la Russie a su s’adapter aux sanctions en développant sa production locale. Le secteur agricole, par exemple, a connu un boom inattendu. En 2016, la Russie est devenue le premier exportateur mondial de blé, devant les États-Unis et le Canada. Une performance d’autant plus remarquable que le pays était un importateur net de produits alimentaires il y a encore dix ans. « German Gref de Sberbank situe la fin du pétrole et du gaz russe vers 2028/2030. C’est vraiment bientôt », rappelle-t-on, soulignant que Moscou mise sur une transition énergétique progressive pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

    Enfin, la Russie bénéficie d’un taux de change flexible, qui lui permet d’absorber les chocs externes. Après l’effondrement du rouble en 2014, la monnaie russe s’est stabilisée en 2016, malgré une inflation toujours élevée (environ 6 % en glissement annuel). Pour les entreprises russes, cette dépréciation a même été une aubaine, leur permettant de gagner en compétitivité à l’export.

    L’Europe Face à la Russie : Entre Crainte et Opportunités

    En 2016, l’Europe est divisée face à la Russie. D’un côté, les pays d’Europe de l’Est, comme la Pologne ou les pays baltes, voient en Moscou une menace existentielle. De l’autre, des pays comme la Hongrie, la Grèce ou l’Italie prônent un rapprochement avec la Russie, arguant que les sanctions nuisent davantage à l’Europe qu’à Moscou. « Si la Russie prend l’Europe… », écrit-on, laissant planer le doute sur les intentions réelles de Poutine.

    Pourtant, des opportunités existent. En octobre 2016, le candidat à la primaire de la droite française, François Fillon, se déclare ouvertement pro-russe, proposant de lever les sanctions et de relancer le dialogue avec Moscou. « François Fillon peut nettement gagner si, en plus d’être pro-russe, il s’affiche également pro-arabe », analyse-t-on, soulignant que cette position pourrait séduire une partie de l’électorat français, lassé des tensions géopolitiques. Marine Le Pen, candidate du Front National, adopte une position similaire, prônant un rapprochement avec la Russie et une sortie de la France de l’OTAN.

    Mais cette stratégie comporte des risques. En se rapprochant de Moscou, l’Europe pourrait s’aliéner ses alliés américains, surtout après l’élection de Donald Trump. Le nouveau président américain, qui prendra ses fonctions en janvier 2017, a multiplié les signes d’ouverture envers Poutine, laissant planer le doute sur l’avenir de l’OTAN. « Trump est attendu sur l’OTAN. Hâte de voir comment il va gérer la guerre froide et la protection de l’Europe vis-à-vis de la Russie », écrit-on, soulignant l’incertitude qui pèse sur les relations transatlantiques.

    Pour les entreprises européennes, la Russie reste un marché attractif, malgré les sanctions. En 2016, les exportations françaises vers la Russie ont chuté de 40 % par rapport à 2013, mais certains secteurs, comme l’agroalimentaire ou les biens d’équipement, résistent. « Les femmes russes et ukrainiennes n’attendent que ça de venir vivre en France. Ça règle d’innombrables problèmes d’un seul coup », écrit-on, évoquant les opportunités démographiques et économiques d’une immigration russe et ukrainienne. Une perspective qui, si elle se concrétisait, pourrait redynamiser une Europe vieillissante.

    Syrie : Le Théâtre d’Ombre de la Puissance Russe

    Depuis septembre 2015, la Russie est engagée militairement en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad. En 2016, cette intervention prend une nouvelle dimension, avec le déploiement du groupe aéronaval russe en Méditerranée et l’intensification des frappes aériennes. Pour Moscou, la Syrie est un enjeu stratégique : elle permet de maintenir un allié au Proche-Orient, de tester de nouvelles armes et de s’imposer comme un acteur incontournable dans la résolution du conflit.

    Mais cette intervention n’est pas sans risques. En octobre 2016, un incident aérien entre un avion russe et un avion américain au-dessus de la Syrie rappelle la fragilité de la situation. « Russian, US jets had near miss over Syria », titre alors la presse internationale, soulignant les risques d’escalade entre les deux puissances. Pour Moscou, la priorité est claire : éviter une confrontation directe avec les États-Unis, tout en consolidant ses positions sur le terrain. « Ce que je veux dire, c’est que ça n’est pas forcément Poutine ou Assad », écrit-on, suggérant que la complexité du conflit syrien dépasse les simples intérêts russes.

    En décembre 2016, la chute d’Alep-Est, dernier bastion rebelle de la ville, marque un tournant dans la guerre. Les images des civils pris au piège des bombardements font le tour du monde, suscitant l’indignation de la communauté internationale. « Avec la Tour Eiffel éteinte pour Alep, Assad et Poutine ont dû se regarder et se dire ‘mais putain qu’ils sont cons, qu’ils sont cons !’ », écrit-on, dénonçant l’hypocrisie des Occidentaux, qui condamnent les exactions russes sans proposer de solution alternative.

    Conclusion : Faut-il Craindre ou Composer avec la Russie ?

    En cette fin d’année 2016, la Russie de Vladimir Poutine apparaît comme une puissance à la fois menaçante et incontournable. Menaçante, car elle déploie une stratégie militaire et géopolitique agressive, visant à affirmer sa domination sur son « étranger proche » et à défier l’hégémonie occidentale. Incontournable, car elle reste un acteur clé dans la résolution des crises internationales, qu’il s’agisse de la Syrie, de l’Ukraine ou de la lutte contre le terrorisme.

    Pour l’Europe, la question n’est plus de savoir si elle doit dialoguer avec Moscou, mais comment. Les sanctions, si elles ont affaibli l’économie russe, n’ont pas fait plier Poutine. Au contraire, elles ont renforcé son discours nationaliste et sa légitimité interne. « N’oublions pas qu’on a planté la Russie avec les Mistral, que l’ami Total a été neutralisé à Moscou, qu’on a fait tout foirer en Ukraine… », rappelle-t-on, soulignant que les erreurs passées ne doivent pas dicter la politique future.

    L’élection de Donald Trump aux États-Unis ouvre une nouvelle ère d’incertitude. Si le nouveau président américain semble vouloir se rapprocher de Moscou, rien ne garantit que cette lune de miel durera. Pour l’Europe, l’enjeu est double : éviter une confrontation directe avec la Russie, tout en défendant ses intérêts stratégiques et ses valeurs démocratiques. « Si la Russie réussit avec Poutine. Si les USA se payent le luxe d’un Trump. La France aura sa première femme Présidente », prédit-on, soulignant que les bouleversements géopolitiques pourraient bien rebattre les cartes de la politique intérieure.

    Une chose est sûre : en 2016, la Russie ne se contente plus de réagir aux événements. Elle les anticipe, les provoque et les domine. Face à cette réalité, l’Europe n’a plus le choix : elle doit apprendre à jouer le jeu russe, ou risquer de se faire distancer.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

  • Drones sur centrales nucléaires, la France découvre sa vulnérabilité
    Drones sur centrales nucléaires, la France découvre sa vulnérabilité
    Depuis octobre 2014, des survols mystérieux de drones au-dessus des centrales nucléaires françaises révèlent les failles béantes de notre système de protection. Entre déni des autorités et réalité des menaces, l’hexagone découvre brutalement sa vulnérabilité face à ces nouveaux engins volants.

    Je l’avoue, quand j’ai entendu parler des premiers survols de drones au-dessus de nos centrales nucléaires fin octobre, j’ai d’abord pensé à des gamins qui s’amusaient. Quelques semaines plus tard, face à la multiplication des incidents et au silence des autorités, je me rends à l’évidence : nous sommes clairement entrés dans l’ère de la guerre des drones.

    Et franchement, on n’était pas prêts.

    Une série d’intrusions qui défie toute logique

    Depuis le 30 octobre, les survols s’enchaînent avec une régularité troublante. Cattenom, Marcoule, et d’autres sites sensibles voient régulièrement passer ces engins non identifiés. Le 20ème survol recensé lundi soir vers 23h30 sur Cattenom confirme qu’on n’a pas affaire à des incidents isolés.

    Ce qui m’inquiète le plus ? L’absence totale de transparence des autorités. Pas une seule photo publiée, pas une vidéo, aucun détail technique sur ces aéronefs. Le gouvernement nous assure qu’il s’agit de « jouets du commerce », mais refuse obstinément de montrer les preuves.

    Cette opacité pose une question fondamentale : que cachent-ils exactement ?

    Des témoignages qui contredisent la version officielle

    Car les témoignages de terrain racontent une tout autre histoire. Des témoins affirment avoir vu des drones de 2 mètres d’envergure. Si c’est exact, on ne parle plus du tout de « jouets » mais d’aéronefs sophistiqués nécessitant des compétences techniques élevées.

    Un drone de cette taille peut emporter une charge utile conséquente. Il peut voler plus longtemps, plus loin, et surtout embarquer des équipements de surveillance ou de cartographie électromagnétique particulièrement avancés.

    Quand la DGAC confirme qu’il est « formellement interdit de tirer ou d’abattre des engins qui volent à plus d’un mètre », on comprend mieux pourquoi ces intrusions se multiplient en toute impunité.

    La menace réelle des drones civils détournés

    Faire tomber un drone léger équipé d’un dispositif incendiaire au beau milieu d’un transformateur aurait des conséquences dramatiques. Cette réalité, beaucoup refusent encore de l’admettre.

    De nos jours, il est enfantin de faire le repérage d’un lieu sensible, de nuit ou au lever du jour, avec un simple drone équipé d’une GoPro. Les images obtenues permettent d’identifier les points faibles, les systèmes de sécurité, les zones de passage du personnel.

    L’exemple inquiétant de l’incident Merkel

    Pour ceux qui doutent encore du potentiel offensif des drones civils, je rappelle cet incident passé largement inaperçu en 2013 : un drone s’est approché dangereusement d’Angela Merkel durant un meeting électoral. L’engin portait un message de protestation, mais il aurait tout aussi bien pu transporter autre chose.

    Plus récemment, la Chine a déployé 1200 hommes et des avions de chasse après qu’un drone ait survolé illégalement l’aéroport de Beijing. Leur réaction tranche avec notre passivité hexagonale.

    La modification artisanale, une réalité documentée

    On trouve déjà sur internet des exemples de drones civils modifiés et équipés de lanceurs artisanaux. Ces bricolages, loin d’être anecdotiques, démontrent la facilité avec laquelle un drone commercial peut être transformé en arme.

    Un essaim de drones kamikazes coordonnés représente une menace que nos systèmes de défense actuels ne sont pas conçus pour contrer. Et ce scénario n’appartient plus à la science-fiction.

    L’espionnage électromagnétique, la menace invisible

    Au-delà de l’aspect spectaculaire des survols, une menace plus insidieuse se dessine : l’espionnage électromagnétique. Un drone pourrait avoir pour mission de cartographier toutes les informations électromagnétiques au-dessus d’une centrale.

    Ces engins peuvent enregistrer toute l’activité électromagnétique en masse, puis transmettre les données pour analyse en back-office. Imaginez les renseignements qu’on peut extraire sur le fonctionnement interne d’une installation nucléaire grâce à cette signature électronique.

    L’exemple iranien qui fait froid dans le dos

    L’Iran a récemment revendiqué avoir piraté le système informatique d’un drone militaire américain RQ-170 pour le forcer à se poser dans un désert en 2011. Ce drone, réputé furtif, était considéré comme inviolable par les experts américains.

    Résultat : Téhéran a procédé à une méticuleuse ingénierie inversée et développe aujourd’hui ses propres drones furtifs opérationnels. Si l’Iran y arrive, d’autres puissances hostiles peuvent y parvenir également.

    Une défense française défaillante

    Face à cette menace grandissante, nos moyens de défense font pâle figure. L’armée a fini par déployer des radars de détection Aladin très basse altitude, mais c’est un aveu d’impuissance plus qu’une solution durable.

    Probabilistiquement parlant, il y a moins de 3% de chance qu’on capture le prochain drone qui survolera une centrale nucléaire en France. Cette statistique révèle l’ampleur de notre impréparation.

    Des solutions existent pourtant

    Il n’est pourtant pas question de refaire la technologie Iron Dome. Un système automatique de défense contre les drones, c’est techniquement réalisable et financièrement abordable.

    Pour protéger efficacement les centrales nucléaires contre les drones sans se ruiner, il faut :

    • Un système de détection radar adapté aux très petites cibles
    • Des moyens d’alerte automatique lors de pénétration dans l’espace aérien surveillé
    • Des dispositifs de neutralisation proportionnés (brouillage, capture par filet)
    • Une doctrine d’emploi claire pour les forces de sécurité

    Mais cela nécessite une volonté politique que je ne vois pas aujourd’hui.

    L’internationalisation probable de la menace

    Ce qui se passe en France ne restera pas confiné à l’hexagone. Probabilistiquement parlant, il est désormais impossible d’exclure un prochain survol par drone de centrales nucléaires chez nos voisins européens.

    Cette internationalisation de la menace drone sur les sites sensibles s’explique par la banalisation de ces technologies. Dans moins de 40 ans, on verra des drones évoluer absolument partout et tout le temps au-dessus de nos têtes.

    La question n’est plus de savoir si d’autres pays seront touchés, mais quand et avec quelle intensité.

    Un réveil nécessaire

    Si j’ai un pays en guerre partout, qui fonctionne au nucléaire et qu’on vient faire voler des drones de 2 mètres sur mes centrales, je me bouge. Notre réaction molle envoie un signal désastreux à tous ceux qui nous observent.

    Il est temps de sortir du déni. Ces survols ne sont pas l’œuvre de « jeunes boutonneux qui s’éclatent avec leur quadcopter ». Nous avons affaire à une opération coordonnée dont les objectifs restent à déterminer.

    Très calmement, si un pays annonce posséder une arme qui carbonise un drone, qu’est-ce qu’il a d’autre qu’il ne dit pas ? Cette question mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

    En attendant, je continue de réclamer la publication des photos et vidéos de ces fameux drones. C’est quand même pas compliqué à comprendre : dans une démocratie, les citoyens ont le droit de savoir à quoi ressemble la menace qui plane au-dessus de leurs centrales nucléaires.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Jonas Denil / Unsplash

  • La France face aux crises mondiales : entre impuissance et aveuglement
    La France face aux crises mondiales : entre impuissance et aveuglement
    Alors que les crises s’accumulent à l’échelle mondiale – espionnage américain, catastrophe nucléaire japonaise, guerre civile syrienne – la France semble tétanisée, incapable de définir une ligne claire et de défendre ses intérêts. Cette impuissance révèle une crise plus profonde de notre modèle politique et économique.

    Juillet 2013. Edward Snowden vient de révéler l’ampleur du système de surveillance américain. La planète entière découvre PRISM et XKeyscore. Et que fait la France ? Rien. Absolument rien. Pendant que le Venezuela de Maduro offre l’asile au lanceur d’alerte, nous restons silencieux. Pire, nous regardons ailleurs.

    Cette inaction face à Snowden n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle révèle une France qui a perdu sa boussole, incapable de prendre position sur les grands enjeux mondiaux, paralysée par ses propres contradictions internes. De la Syrie à Fukushima, de nos banlieues à notre économie moribonde, nous assistons impuissants à un monde qui change sans nous.

    L’affaire Snowden : quand la France renonce à ses valeurs

    Ce serait pourtant un signal fort et courageux que de donner à Snowden l’asile politique en Europe, avec une résidence en France, pays des droits de l’homme. Mais non. Nous préférons fermer les yeux sur les révélations du programme PRISM qui montrent que la NSA peut accéder à volonté aux données de millions de citoyens dans le monde.

    Les documents révélés par Snowden détaillent un système de surveillance d’une ampleur inédite. XKeyscore permet aux analystes de la NSA de fouiller dans les emails, chats, historiques de navigation de n’importe qui sans autorisation judiciaire. PRISM donne accès direct aux serveurs de Google, Facebook, Apple, Microsoft. Et nous, en France ? Nous faisons comme si de rien n’était.

    Cette lâcheté est d’autant plus incompréhensible que nous avons tout à gagner à prendre position. D’abord moralement : accueillir Snowden serait réaffirmer notre attachement aux libertés fondamentales. Ensuite stratégiquement : cela nous positionnerait comme un acteur indépendant face à l’hégémonie américaine. Enfin technologiquement : cela devrait nous pousser à investir massivement dans nos propres capacités de cybersécurité.

    Au lieu de cela, Fleur Pellerin, notre ministre déléguée au numérique, reste muette. Aucune stratégie, aucune vision, aucun investissement sérieux dans la souveraineté numérique française. Pendant ce temps, les États-Unis continuent d’aspirer nos données, de surveiller nos citoyens, de violer notre souveraineté. Et nous applaudissons.

    La poudrière syrienne : entre gesticulation et aveuglement

    Fin août 2013, la situation en Syrie atteint un point de non-retour. Des attaques chimiques sont rapportées dans la banlieue de Damas. Immédiatement, François Hollande et Barack Obama montent au créneau : il faut frapper Assad ! Punir le régime ! Intervenir militairement !

    Mais attendez. Où sont les preuves ? Qui a vraiment utilisé ces armes chimiques ? Et surtout, que se passera-t-il après les frappes ? Ces questions essentielles sont balayées d’un revers de main. Il faut agir, nous dit-on. Vite. Fort.

    La réalité sur le terrain est pourtant bien plus complexe. D’un côté, le régime d’Assad, certes autoritaire et brutal. De l’autre, une rébellion fragmentée où les groupes islamistes radicaux, dont Al-Qaïda, prennent de plus en plus d’importance. Si nous combattons l’armée syrienne aux côtés des rebelles, nous renforçons et armons de facto les terroristes. Les conséquences à moyen terme seront terribles.

    Vladimir Poutine, lui, a compris les enjeux. La Russie maintient son soutien à Assad non par amour du dictateur, mais par calcul géopolitique : mieux vaut un régime stable, même autoritaire, qu’un chaos islamiste aux portes de l’Europe. Et il a raison. L’histoire récente de l’Irak et de la Libye devrait nous avoir appris que renverser un dictateur sans plan pour la suite mène invariablement au chaos.

    Mais non. Notre ancien maire de Tulle devenu président et le prix Nobel de la paix Obama déploient une énergie folle pour déclencher ce qui pourrait devenir un véritable Armageddon. Car soyons clairs : si la France et les États-Unis frappent, la Russie ne restera pas les bras croisés. Et alors ? Sommes-nous prêts à un affrontement direct avec Moscou ? Pour quel objectif ? Avec quelle stratégie de sortie ?

    Le plus tragique, c’est que deux tiers des Français sont contre cette intervention. On ne mène pas une guerre à l’extérieur quand on a les deux tiers de son peuple à l’intérieur qui est contre ! C’est une absurdité démocratique autant que stratégique.

    Fukushima : le silence assourdissant sur la catastrophe qui vient

    Pendant que nous nous agitons sur la Syrie, une catastrophe bien plus grave se déroule dans l’indifférence générale. Fukushima continue de déverser des quantités massives d’eau radioactive dans l’océan Pacifique. L’ancien directeur de la centrale, resté héroïquement sur place pendant la catastrophe, vient de mourir d’un cancer à 58 ans. Un symbole tragique.

    Les dernières révélations sont terrifiantes. Toute la côte ouest des États-Unis, depuis l’Alaska jusqu’au Mexique, est et sera davantage contaminée par cette eau radioactive. Les courants marins transportent la contamination à travers tout le Pacifique. C’est un désastre écologique sans précédent qui se déroule au ralenti.

    Et que fait la France, pays le plus nucléarisé au monde par habitant ? Rien. Pas un mot de nos dirigeants. Pas un débat sérieux sur notre propre sécurité nucléaire. Pas un investissement massif dans les énergies renouvelables. Au contraire, nous continuons comme si de rien n’était, persuadés que « chez nous c’est différent ».

    Cette cécité volontaire est criminelle. Fukushima nous montre que même dans un pays technologiquement avancé comme le Japon, une catastrophe nucléaire majeure est possible. Les conséquences se mesurent en décennies, voire en siècles. Mais nous préférons regarder ailleurs.

    Nos banlieues : la bombe à retardement que personne ne veut voir

    Juillet 2013, Trappes. Des émeutes éclatent après un contrôle d’identité. Le commissariat est attaqué. Benoît Hamon, sur BFM TV, nous assure qu’il fait « bon vivre » à Trappes, que la ville a « beaucoup changé ». Mon dieu, Benoît, y êtes-vous allé récemment ?

    La réalité, c’est que nos banlieues sont des poudrières. Des territoires abandonnés par la République, livrés aux trafiquants et aux islamistes. Imaginez les conséquences si des attaques coordonnées de commissariats s’organisent dans nos banlieues. Ce n’est plus de la science-fiction, c’est une possibilité réelle.

    Mais nos élites préfèrent nier. Comme toujours. Claude Goasguen a le courage de casser le tabou, de parler de l’immigration incontrôlée, des frontières passoires, des faiblesses de la France. Il valide des arguments que seul le Front National osait porter jusqu’ici. Et il a raison.

    Car pendant que nous débattons du mariage pour tous – sujet certes important mais pas prioritaire – nos banlieues s’enfoncent dans la violence et le communautarisme. Les incidents de Brétigny-sur-Orge, où des cadavres auraient été dépouillés par des « jeunes », sont niés par notre ministre Cuvillier. Pourquoi ce déni systématique ? Par peur d’affronter la réalité ?

    L’économie française : le naufrage en cours

    François Fillon a raison : les feux sont au rouge depuis bientôt dix ans. On est même passé au pourpre, puis à l’écarlate. On est dans le mur ! Mais Hollande, lui, voit la reprise partout. Il nous assure même que chez nous, en France, c’est plus rapide qu’ailleurs ! L’aveuglement atteint des sommets.

    La réalité ? Des millions d’entrepreneurs fuient le pays. Ces Français qui s’expatrient ne sont pas des lâches mais des héros, des aventuriers, des courageux qui refusent de couler avec le navire. Les propriétaires de TPE et PME, premier employeur du pays et sa seule force vive, paient le prix fort de notre folie fiscale.

    Benoît Hamon veut « verdir l’impôt ». Traduction : il va noircir la vie des Français les plus actifs qui vont finir par voir rouge et voter bleu marine. Car c’est bien là que nous mène cette politique suicidaire : droit dans les bras du Front National.

    Detroit vient de se déclarer en faillite. Une ville américaine, débitrice envers plus de 100 000 créanciers qui ne seront jamais payés. Ce n’est que le début. Et nous, en France, nous continuons à dépenser sans compter, à taxer sans limite, à réglementer sans raison. Comme si les lois de l’économie ne s’appliquaient pas à nous.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : KOBU Agency / Unsplash

  • Fukushima. Le scénario du pire.

    Quel mauvais coup du sort. En japonais, « fukushima » se traduit par « l’ile du bonheur » (ou « l’ile de la bonne fortune »). L’histoire humaine retiendra hélas une toute autre signification.

    Face à la catastrophe nucléaire japonaise, peut-on continuer à se voiler la face longtemps? Déconseillé aux âmes sensibles.

    En préambule.

    Nous sommes honteux. Nous profitons tous de l’énergie électrique tirée du nucléaire. Nous savons tous, depuis qu’on a compris en quoi consiste vraiment la technologie nucléaire, qu’on allait probablement vivre une « ultime catastrophe nucléaire » un jour ou l’autre. Soyons honnêtes, on se le disait tous, c’est ancré dans l’inconscient collectif, mais on fermait les yeux en n’osant finalement pas y croire. On nous disait « on a pensé au pire, mais ça n’arrivera pas, le nucléaire, c’est vraiment sûr ». D’ailleurs on nous le dit encore. On trouve encore des scientifiques, des politiciens, et même des dirigeants de pays occidentaux venir à la télévision dire « le nucléaire, malgré le Japon, ça reste vraiment sûr, on va augmenter la sécurité, mais on va continuer à exploiter le nucléaire », et c’est vrai : on va continuer à exploiter la technologie nucléaire, car trop stratégique. Aucun pays du monde moderne ne peut s’en passer sans alternative crédible solide (à moins de décroître, ce qui n’est pas au programme).

    Tchernobyl était pourtant, pour les européens, une sorte de signal d’alarme « sans frais » (avec ses 40 morts officiels, ou ses 600000 morts officieux, selon le rapport qu’on veut bien prendre en compte, et qui ne comptabilise pas les morts à venir dans les 100 prochaines années au moins).

    Le véritable impact de Tchernobyl en Europe, c’est probablement des dizaines de millions de gens « plus ou moins contaminés » à un moment, avec un impact « plus ou moins visible » sur leur santé (qui restera à jamais indémontrable), qui vivront « plus ou moins bien » et « plus ou moins longtemps » avec leurs pathologies (cancers de la thyroïde, mais aussi d’autres formes de cancers probablement, et également pathologies cardiaques, diabètes sucré, sinusites dégénérescentes, abcès du cerveau, malformations à la naissance, etc.).

    Du coup, officiellement on ne peut pas dire la vérité sur les conséquences probables de la catastrophe japonaise. Alors évoquons officieusement l’improbable. Chacun retournera à ses occupations ensuite, ou pas, n’est-ce pas.

    Les faits.

    À la date du 23 mars 2011, ce ne sont pas seulement 3 réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ichi qui présentent un risque nucléaire majeur critique (ce qui est déjà impensable, et ingérable), mais bien 7 réacteurs en situation d’urgence nucléaire, avec ceux des centrales de Tokaï et de Onagawa. C’est un scénario rarement envisagé même dans les pires publications apocalyptiques de science-fiction. Sur place, ils sont entrés dans une phase dite « procédure ultime », c’est un peu le « sauve-qui-peut » en matière de gestion de crise nucléaire : faire tout ce qui est imaginable immédiatement pour préserver au maximum les retombées sur les populations et sur l’environnement.

    Dans ce type de problématique, ce n’est pas tant l’explosion des enceintes autour des réacteurs qui pose problème, mais c’est en réalité l’instabilité des « piscines à combustibles » qui contiennent plus de 100 tonnes de matériel nucléaire hautement toxique, souvent usagé, stocké « en attente de retraitement ». Certains de ces matériaux sont du MOX (« Mélange d’Oxydes »), un combustible nucléaire parmi les plus toxiques. L’ironie de l’histoire c’est que la centrale de Fukushima venait de démarrer l’exploitation de ce combustible un mois avant la catastrophe.

    La prospective.

    Fukushima, c’est évidemment plus grave que Three Mile Island, c’est aussi bien plus grave que Tchernobyl. Qui peut croire le contraire? Je peux faire simple. En matière de catastrophe, on ne connait pas pire risque que les potentiels ravages du nucléaire sur notre planète, et on a pas connu pire catastrophe sur terre dans l’histoire humaine récente. Mais la population du monde ne le voit pas encore sous cet angle. C’est voulu bien sûr. Sinon la panique serait de nature à constituer la prochaine catastrophe à gérer. D’ailleurs, il suffit de regarder les choses en face. On ne parle déjà plus du tremblement de terre de magnitude 9. On ne parle même plus du tsunami produisant une vague géante de 10m, déferlant à 300km/h sur une centaine de km de côtes japonaises et noyant tout sur une bande de 5km de large dans les terres. On ne parle que de la catastrophe nucléaire. On a clairement franchi un nouveau « gap ».

    Que peut-on dire aux japonais? Savent-ils que dans les mois qui viennent, une zone d’exclusion permanente autour de la centrale de Fukushima, d’un rayon de 20 à 80km va peut-être couper le pays en deux, à jamais? Savent-ils que le Japon est probablement condamné à un destin sombre, par l’irradiation continue qui va durer encore des semaines, des mois, des années… probablement des siècles? Les japonais savent-ils qu’ils vont être considérés « indésirables » dans tous les aéroports du monde, et que tout ce qu’ils produiront ne pourra quasiment plus être exporté, faute de clients craignant de s’approvisionner en produits contaminés? Savent-ils que toutes leurs cultures végétales seront suspectes pour des dizaines et des dizaines d’années? Que leurs poissons seront probablement impropres à la consommation humaine? Savent-ils que même leurs technologies électroniques ne les sauveront probablement pas cette fois? Nul ne peut prédire quel sera l’avenir du peuple japonais, mais on est à peu près certain qu’ils traverseront des moments très dramatiques. Leur gouvernement aura bien du mal à relever le défi de l’après Fukushima, car Fukushima n’est pas Hiroshima, c’est une autre histoire.

    Pire. Si par malheur le japon était à nouveau frappé par une réplique sismique suffisamment sérieuse pour endommager davantage les infrastructures des réacteurs, les conséquences pourraient précipiter la population humaine dans un processus d’extinction. Et la terre bouge là bas en permanence, il ne se passe quasiment pas un jour sans qu’une secousse magnitude 5 au moins ne soit enregistrée depuis le 11 mars 2011.

    Alors, maintenant, que peut-on dire aux populations humaines partout sur la planète?

    Fukushima, ce sont plusieurs réacteurs nucléaires, probablement entrés en fusion, ou en situation d’entrer en fusion. Aucune technologie humaine ne peut interrompre ou atténuer sérieusement ce phénomène physique « incontrôlable », sûrement pas une technologie consistant à refroidir les combustibles avec de l’eau de mer. Concrètement, ça ne va pas exploser. On ne va probablement pas voir un champignon nucléaire. On va assister à la fusion du combustible, à une température de 2000°, qui va se transformer en lave, le corium. Ce matériel en fusion va probablement transpercer la cuve en acier et traverser les fondations en béton avant de se refroidir un peu plus en profondeur. Ensuite, pendant plusieurs centaines d’années, l’endroit sera une « source radioactive », la plus nocive sur terre.

    De toute évidence, de cette source radioactive (et je parle bien de source « active ») vont se dégager en permanence des éléments radioactifs, dégagés dans l’air au dessus des réacteurs qui auront fondu, à partir de ce « cimetière nucléaire ».

    À noter là une différence avec la catastrophe de Tchernobyl. Là bas, le coeur a explosé pendant qu’il était en activité. D’un coup, tout le combustible s’est dispersé instantanément dans un rayon proche du coeur (et a été ramassé et rassemblé par ceux qu’on appelait les « liquidateurs »). À Fukushima, les coeurs n’ont pas (encore) explosé, ils sont arrêtés techniquement depuis le tremblement de terre, mais les combustibles ne sont plus refroidis, et c’est le processus de fusion, puis de lave active qu’on redoute le plus (car comme évoqué plus haut, aucune technologie humaine ne permet d’en venir à bout à ce jour).

    On craint donc que les coeurs de la centrale de Fukushima deviennent (ou ne soient déjà) chacun une source radioactive incontrôlable, « à l’air libre ». Impensable, incroyable, mais vrai.

    Objectivement, la radioactivité qui va se répandre immédiatement dans l’environnement au Japon, puis par les vents des hautes altitudes (courant-jet ou « jet stream » d’ouest en est) vont inévitablement contaminer toute la planète.

    Depuis le Japon, les courants aériens susceptibles de transporter les rejets hautement toxiques traversent le Pacifique, puis le territoire des États-Unis, puis l’Atlantique pour atteindre l’Europe et la Russie en moins d’une dizaine de jours seulement, et continuellement.

    Durant tout ce trajet, les particules radioactives vont se diluer dans les masses d’air, puis retomber progressivement pour contaminer l’immense majorité de l’environnement. Je préfère être clair à ce sujet : quand je parle de dilution, je ne parle pas de diminution du risque radioactif, ou de réduction de l’intensité de la toxicité. Les particules radioactives, bien que diluées dans la masse, ne perdent en aucun cas leur potentiel hautement radioactif, pour des dizaines, voire des centaines d’années.

    Les scientifiques le savent mieux que nous, d’infimes particules radioactives suffisent pour contaminer un homme, un animal ou leur nourriture. Personne ne dit rien, car il n’y a rien à dire, on a déjà tout compris. Si l’environnement est contaminé localement, même « en infime quantité avec un risque nul pour les populations » (dixit les autorités), on sait aussi qu’une infime quantité suffirait à nous contaminer.

    Pour conclure.

    On ne va pas arrêter rapidement le processus nucléaire en cours à la centrale de Fukushima (que ce soit concernant la fusion éventuelle des réacteurs, ou des combustibles stockés en piscine), pendant encore longtemps des éléments radioactifs vont se répandre massivement dans l’environnement, et continuellement des « nuages radioactifs » traverseront des zones habitées par des humains, des animaux et leur nourriture.

    On a pas fini d’en parler. Bien que le nucléaire semblait magique sur le papier il y a encore quelques dizaines d’années, plus tôt nous aurons imaginé et développé une technologie alternative, plus tôt nous éviterons encore pire situation que ce que nous sommes en train de subir.

    S’il fallait un signe pour comprendre que nous metions l’humanité en danger, cette fois nous l’avons.