Je rejoins ceux chez les insoumis qui ont du cran!
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En février 2026, la France traverse une période de recomposition politique sans précédent. Entre les fractures de la majorité présidentielle, l’effritement des partis traditionnels et la montée des mouvements contestataires, une nouvelle dynamique émerge : celle d’un rassemblement large, allant des insoumis aux entrepreneurs critiques du système. Cet article explique pourquoi je choisis de rejoindre ceux qui refusent de plier, et comment cette alliance pourrait changer la donne.

Je ne suis pas un homme de parti. Je ne l’ai jamais été. Entrepreneur depuis 1992, j’ai toujours navigué entre les mondes : celui des affaires, celui de la tech, et celui des idées. Pourtant, en ce début d’année 2026, je me surprends à tendre la main à ceux que j’ai longtemps regardés de loin : les insoumis. Pas tous. Juste ceux qui ont du cran. Ceux qui, comme le dit l’expression populaire, « portent leurs couilles ».

Pourquoi ce revirement ? Parce que la France a besoin de gens qui osent. Pas de ceux qui négocient leurs principes pour un strapontin. Pas de ceux qui attendent sagement leur tour en espérant que le système daignera leur jeter quelques miettes. Non. Ceux qui sont prêts à aller chercher des résultats avec les dents. Et aujourd’hui, force est de constater que ces gens-là se trouvent en grande partie chez les insoumis.

le contexte : une france au bord de l’implosion

Nous sommes en février 2026, et le pays n’a jamais été aussi divisé. Depuis 2022, la France a connu :

  • Trois années de réformes contestées, marquées par des mouvements sociaux à répétition (retraites, immigration, pouvoir d’achat).
  • Une crise institutionnelle larvée, avec un président affaibli et une Assemblée nationale ingouvernable depuis les législatives de 2024.
  • Une défiance record envers les élites politiques et économiques, alimentée par les affaires de corruption et les promesses non tenues.
  • Une montée des extrêmes, à gauche comme à droite, qui rend toute coalition gouvernementale impossible sans une recomposition majeure.

Dans ce paysage chaotique, les partis traditionnels (LR, PS) sont en lambeaux. La majorité présidentielle, elle, se fracture sous le poids de ses propres contradictions. Quant à la gauche radicale, elle est plus divisée que jamais. Pourtant, c’est précisément dans cette division que se dessine une opportunité : celle d’un rassemblement large, allant des insoumis les plus combatifs à des figures extérieures au monde politique, comme des entrepreneurs, des syndicalistes ou des intellectuels engagés.

pourquoi les insoumis ? le courage comme dénominateur commun

Je ne partage pas toutes les idées de La France Insoumise. Loin de là. Leur programme économique, par exemple, me semble souvent irréaliste, voire dangereux pour les entreprises que je connais bien. Leur rapport à l’Europe est, à mes yeux, trop dogmatique. Et leur stratégie de confrontation permanente avec les médias et les institutions peut parfois friser l’autodestruction.

Pourtant, je reconnais une chose : ils ont du cran. Et en 2026, c’est une denrée rare.

Prenez Jean-Luc Mélenchon. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, force est de constater qu’il incarne une forme de résistance. Résistance face à un système qu’il juge injuste. Résistance face à des médias qu’il accuse de partialité. Résistance, surtout, face à l’idée que la politique ne serait qu’une affaire de gestionnaires. En 2026, alors que la plupart des responsables politiques ont abandonné toute velléité de transformation sociale, Mélenchon reste l’un des rares à oser dire que le roi est nu. Et ça, c’est précieux.

Mais au-delà de Mélenchon, ce sont les « insoumis de base » qui m’intéressent. Ceux qui, sur le terrain, continuent de se battre malgré les défaites, les trahisons et les renoncements. Ceux qui, comme Raquel Garrido, refusent de se soumettre à la logique des petits arrangements entre amis. Ceux qui, malgré les critiques et les moqueries, persistent à croire qu’un autre monde est possible.

Bref. Ces insoumis-là, je les rejoins. Pas parce que je partage toutes leurs idées, mais parce qu’ils ont quelque chose que les autres n’ont plus : l’audace de dire non.

le cran, une qualité politique sous-estimée

Le cran, c’est cette capacité à tenir bon quand tout le monde vous demande de plier. C’est refuser les compromis de façade. C’est assumer ses positions, même quand elles sont impopulaires. En politique, le cran est une qualité rare. Trop rare.

Prenez l’exemple de la réforme des retraites. En 2023, alors que le gouvernement d’Élisabeth Borne tentait de faire passer son texte en force, les insoumis ont été les seuls à proposer une alternative claire : le retrait pur et simple de la réforme. Bien sûr, leur position était minoritaire. Bien sûr, elle a été critiquée, moquée, caricaturée. Mais au moins, ils ont eu le mérite de ne pas se coucher. De ne pas accepter l’inacceptable au nom d’un prétendu « réalisme » politique.

En 2026, cette qualité est plus nécessaire que jamais. Parce que le système politique français est à bout de souffle. Parce que les partis traditionnels n’ont plus rien à proposer. Et parce que les Français, eux, en ont assez des petits jeux et des combines.

Alors oui, je rejoins ceux qui ont du cran. Pas parce que je crois qu’ils ont toutes les réponses. Mais parce que je sais qu’ils poseront les bonnes questions.

le rassemblement large : une nécessité, pas une option

« Maintenant, il faut rassembler large. » C’est ce que je disais dans un post récent. Et c’est une évidence.

En 2026, la gauche est plus divisée que jamais. Entre les insoumis, les communistes, les écologistes et les socialistes, les querelles d’ego et les divergences stratégiques ont rendu toute alliance impossible. Résultat : la droite et l’extrême droite progressent, tandis que la gauche s’effrite.

Pourtant, une recomposition est possible. À condition de sortir des sentiers battus.

au-delà des clivages traditionnels

Le rassemblement large dont je parle ne se limite pas à la gauche. Il inclut tous ceux qui, comme moi, refusent de choisir entre le libéralisme autoritaire de Macron et le nationalisme xénophobe de Le Pen. Tous ceux qui croient encore que la politique peut être un outil de transformation sociale, et pas seulement de gestion des crises.

Cela peut sembler utopique. Pourtant, des exemples existent. En 2024, lors des législatives, des figures comme François Ruffin ont montré qu’il était possible de fédérer au-delà des clivages traditionnels. Des entrepreneurs, des syndicalistes, des intellectuels ont rejoint sa campagne, non pas par adhésion totale à son programme, mais par conviction que son approche – pragmatique et combative – était la seule capable de faire bouger les lignes.

En 2026, cette dynamique doit s’amplifier. Parce que le temps presse. Parce que les défis sont immenses (climat, pouvoir d’achat, souveraineté). Et parce que les Français n’en peuvent plus des divisions stériles.

coaliser avec les « gens comme moi »

« Coaliser avec les gens comme moi et plein d’autres. » C’est une autre phrase que j’ai écrite récemment. Et elle mérite qu’on s’y arrête.

Qui sont ces « gens comme moi » ? Des entrepreneurs, d’abord. Mais pas ceux qui profitent du système. Ceux qui, comme moi, ont bâti des entreprises tout en gardant un regard critique sur le capitalisme. Ceux qui savent que l’économie ne se résume pas à des tableaux Excel, mais qu’elle est d’abord une affaire humaine.

Ce sont aussi des intellectuels, des artistes, des syndicalistes. Bref, tous ceux qui, sans être des professionnels de la politique, ont quelque chose à apporter au débat public. Parce que la politique ne doit pas être réservée à une caste. Parce que les solutions aux problèmes de notre temps viendront de la société civile autant que des partis.

Enfin, ce sont tous ceux qui, comme moi, refusent de se résigner. Ceux qui croient encore que la politique peut changer les choses. Ceux qui sont prêts à se battre, même quand les chances de victoire semblent minces.

aller chercher des résultats « avec les dents »

« On va aller chercher des résultats avec les dents. » L’expression est forte. Elle résume bien l’état d’esprit qui doit être le nôtre en 2026.

Parce que les résultats ne tomberont pas du ciel. Parce que le système ne se réformera pas tout seul. Parce que ceux qui détiennent le pouvoir – politiques, médias, lobbies – ne le lâcheront pas sans combattre.

Alors oui, il faudra se battre. Avec les dents, s’il le faut.

des exemples concrets

Mais concrètement, comment faire ? Voici quelques pistes :

  • Construire des contre-pouvoirs. Face à la concentration des médias, il faut développer des plateformes alternatives. Face à la financiarisation de l’économie, il faut promouvoir des modèles coopératifs. Face à la technocratie bruxelloise, il faut défendre la souveraineté populaire.
  • Investir le terrain. La politique ne se joue pas seulement dans les salons parisiens. Elle se joue dans les usines, les quartiers, les villages. Il faut être présent là où les décisions se prennent vraiment : dans les conseils municipaux, les assemblées générales, les réunions de quartier.
  • Refuser les faux débats. Trop souvent, le débat public est pollué par des sujets secondaires (la laïcité, l’immigration, l’identité). Il faut recentrer la discussion sur l’essentiel : le pouvoir d’achat, le logement, la santé, l’éducation, le climat.
  • Oser l’affrontement. Pas la violence, bien sûr. Mais la confrontation des idées. Le refus des compromis de façade. La dénonciation des hypocrisies. En 2026, il faut arrêter de jouer selon les règles d’un système qui nous méprise.

Bref. Aller chercher des résultats avec les dents, c’est refuser de se soumettre. C’est refuser de jouer le jeu de ceux qui veulent nous diviser. C’est croire, malgré tout, que la politique peut encore être un levier de transformation.

le risque de l’échec

Bien sûr, cette stratégie comporte des risques. Le risque de l’échec, d’abord. Celui de se casser les dents sur un système plus solide qu’il n’y paraît. Celui de se retrouver isolé, marginalisé, moqué.

Mais le plus grand risque, en 2026, serait de ne rien tenter. De continuer à jouer selon les règles d’un jeu truqué. De laisser les mêmes personnes décider de notre avenir à notre place.

Alors oui, il y a des chances que nous échouions. Mais au moins, nous aurons essayé. Au moins, nous aurons montré qu’une autre voie était possible. Et ça, c’est déjà une victoire.

et maintenant ?

Alors, que faire concrètement ?

D’abord, rejoindre ceux qui ont du cran. Pas ceux qui parlent fort sur les réseaux sociaux, mais ceux qui agissent sur le terrain. Ceux qui, comme les insoumis, refusent de plier.

Ensuite, construire des ponts. Entre la gauche radicale et les entrepreneurs. Entre les syndicalistes et les intellectuels. Entre les villes et les campagnes. Parce que la division est notre pire ennemie.

Enfin, se préparer à la bataille. Parce que ça va être dur. Parce que ceux qui détiennent le pouvoir ne le lâcheront pas sans combattre. Parce que les médias nous attaqueront, les lobbies nous boycotteront, et les partis traditionnels nous ignoreront.

Mais nous n’avons pas le choix. Parce que la France de 2026 est au bord du gouffre. Parce que les défis sont immenses. Et parce que, comme le disait Gramsci, « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Alors oui, je rejoins les insoumis qui ont du cran. Pas parce que je crois qu’ils ont toutes les réponses. Mais parce que je sais qu’ils posent les bonnes questions. Et parce que, en 2026, c’est déjà beaucoup.

pour aller plus loin

sources et références

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