Catégorie : POLITIQUE

  • L’Occident face à son crépuscule
    L’Occident face à son crépuscule
    L’Occident vit une crise identitaire sans précédent, caractérisée par une inversion totale de ses valeurs traditionnelles et une fragilité structurelle liée à sa dépendance aux ressources africaines. Cette transformation profonde annonce des bouleversements géopolitiques majeurs et remet en question la pérennité même du modèle occidental.

    « L’Occident c’est plié les amis… » Cette phrase lapidaire que j’ai lancée il y a quelques jours résume une réalité que beaucoup refusent encore de voir. Nous assistons en direct à l’effondrement d’un système qui semblait pourtant inébranlable il y a encore une décennie. Mais les signes sont là, partout, pour qui veut bien les voir.

    L’inversion des valeurs : quand le bien devient mal

    Un processus absolument inédit se déroule sous nos yeux en Occident. Ce qui constituait nos repères moraux depuis des siècles s’inverse à une vitesse stupéfiante. Le bien devient mal, le mal devient bien. Cette inversion n’est pas anodine : elle touche au cœur même de ce qui fonde une civilisation.

    Prenez l’exemple de la famille traditionnelle. Jadis pilier de la société occidentale, elle est aujourd’hui déconstruite, critiquée, presque honnie dans certains cercles. À l’inverse, des comportements autrefois marginaux sont érigés en nouvelles normes sociales. Cette inversion ne se limite pas aux questions sociétales.

    Dans le domaine économique, l’épargne et la prudence financière, vertus cardinales de nos grands-parents, sont désormais perçues comme des freins à la croissance. On encourage l’endettement, la consommation effrénée, la spéculation. Les banques centrales impriment de la monnaie sans limite, détruisant la valeur même de l’argent.

    Sur le plan politique, la souveraineté nationale, concept fondateur de l’ordre westphalien, est systématiquement attaquée au profit d’instances supranationales non élues. La démocratie elle-même se vide de sa substance, remplacée par une technocratie qui décide « pour notre bien ».

    La gogolisation numérique : l’abrutissement programmé

    Cette transformation trouve son terreau le plus fertile dans ce que j’appelle la « gogolisation du monde occidental ». Instagram, Snapchat, TikTok… Ces plateformes ne sont pas de simples outils de divertissement. Elles façonnent littéralement les cerveaux d’une génération entière.

    Je ne porte pas de jugement moral, je constate simplement : on transforme des humains d’apparence normale en sortes de « mongoles gogolisés ». L’attention moyenne chute drastiquement. La capacité de concentration s’effondre. La pensée complexe disparaît au profit du buzz et de l’émotion instantanée.

    Les conséquences sont dramatiques. Une étude récente montre que la durée d’attention moyenne est passée de 12 secondes en 2000 à 8 secondes en 2023. C’est moins qu’un poisson rouge ! Comment construire une pensée politique, économique ou philosophique cohérente dans ces conditions ?

    Cette gogolisation n’est pas accidentelle. Elle sert des intérêts bien précis : une population abrutie est une population docile. Une population qui pense en stories de 15 secondes ne peut pas comprendre les enjeux complexes qui déterminent son avenir.

    Le « weshweshisme » : symptôme d’une décadence culturelle

    Le phénomène que j’appelle le « weshweshisme » illustre parfaitement cette dérive. Il ne s’agit pas seulement d’un appauvrissement du langage, mais d’une véritable régression cognitive. Quand le vocabulaire se réduit, la pensée se réduit avec lui.

    Cette culture du « wesh wesh » n’est pas qu’une mode passagère. Elle reflète une perte profonde de repères, une incapacité croissante à articuler des idées complexes, à débattre de manière constructive. Elle est le symptôme d’une civilisation qui a perdu le goût de l’excellence et du dépassement de soi.

    La perte des valeurs fondamentales : un suicide civilisationnel

    L’Occident a déjà complètement perdu le sens des valeurs. Cette affirmation peut paraître excessive, mais regardons les faits. Les valeurs qui ont fait la grandeur de l’Occident – le travail, la famille, la patrie, l’honneur, le courage, la loyauté – sont systématiquement déconstruites, moquées, relativisées.

    À la place, on nous propose quoi ? Le consumérisme effréné, l’individualisme narcissique, le relativisme moral absolu. Ces anti-valeurs ne peuvent pas fonder une civilisation durable. Elles ne peuvent que conduire à la dissolution et au chaos.

    Plus grave encore : ayant perdu ses valeurs fondamentales, l’Occident ne peut plus éduquer ni instruire les populations à venir. Comment transmettre ce qu’on ne possède plus ? Comment enseigner des principes auxquels on ne croit plus ? Mécaniquement, ceci conduit à son effondrement.

    L’éducation en déroute

    Le système éducatif occidental est le reflet parfait de cette décomposition. On n’y enseigne plus les fondamentaux – lire, écrire, compter, penser – mais des « compétences » floues et des idéologies à la mode. Les classements internationaux montrent année après année le déclin du niveau scolaire occidental.

    En France, 40% des élèves entrent en 6ème sans maîtriser les fondamentaux. Aux États-Unis, la situation n’est guère meilleure. Comment ces générations mal formées pourront-elles maintenir des sociétés technologiquement avancées ? Comment innoveront-elles face à la concurrence asiatique ?

    L’Afrique, talon d’Achille de l’Occident

    « Je n’ai pas besoin de bombarder l’Occident pour me défendre, il suffit de libérer l’Afrique et l’Occident s’effondrera tout seul. » Cette phrase, attribuée à un leader africain, résume une vérité que nos élites refusent d’admettre : la prospérité occidentale repose largement sur l’exploitation des ressources africaines.

    L’uranium du Niger alimente les centrales nucléaires françaises. Le cobalt congolais est indispensable à nos smartphones et nos voitures électriques. L’or, les diamants, le pétrole, les terres rares… L’Afrique regorge de richesses dont l’Occident ne peut se passer.

    Mais le vent tourne. Les coups d’État au Mali, au Burkina Faso, et maintenant au Niger marquent un tournant. Ces pays rejettent de plus en plus ouvertement la tutelle occidentale. Ils se tournent vers la Russie, la Chine, cherchent de nouveaux partenaires.

    Le réveil africain

    Ce réveil africain n’est pas qu’économique, il est aussi politique et culturel. Une nouvelle génération de leaders africains refuse le paternalisme occidental. Ils dénoncent les accords léonins, exigent une juste rémunération de leurs ressources, remettent en cause le franc CFA.

    Si cette tendance se confirme – et tout indique qu’elle le fera – l’Occident perdra progressivement son accès privilégié aux ressources africaines. Les conséquences seront dramatiques : hausse des prix des matières premières, pénuries, récession économique.

    Les signes avant-coureurs de l’effondrement

    Les signaux d’alarme sont partout. L’inflation galopante érode le pouvoir d’achat. La dette publique explose dans tous les pays occidentaux. Les systèmes de retraite sont au bord de l’implosion. Les infrastructures vieillissent faute d’entretien.

    Socialement, la fragmentation s’accélère. Les communautés ne se parlent plus. La violence urbaine augmente. La confiance dans les institutions s’effondre. Les extrémismes de tous bords progressent.

    Géopolitiquement, l’hégémonie occidentale recule sur tous les fronts. La Chine domine économiquement l’Asie. La Russie résiste aux sanctions. Les BRICS s’organisent pour créer une alternative au système financier occidental. Le dollar perd progressivement son statut de monnaie de réserve mondiale.

    Peut-on encore inverser la tendance ?

    Soyons clairs : le temps presse. La fenêtre d’opportunité pour redresser la barre se referme rapidement. Il faudrait une prise de conscience collective, un sursaut civilisationnel d’une ampleur historique.

    Cela impliquerait de retrouver nos valeurs fondamentales, de rebâtir un système éducatif exigeant, de restaurer la souveraineté nationale, de repenser notre rapport à l’Afrique sur des bases équitables, de réindustrialiser nos économies.

    Mais voyez-vous des signes d’un tel sursaut ? Moi pas. Au contraire, l’aveuglement semble total. Nos élites persistent dans les mêmes erreurs, les mêmes dogmes, les mêmes illusions. La population, anesthésiée par le divertissement et le confort relatif, ne perçoit pas l’ampleur du danger.

    Alors oui, l’Occident c’est plié. Non pas par la force des armes, mais par sa propre décadence interne. Par son incapacité à se réformer, à se remettre en question, à affronter la réalité. L’Histoire jugera sévèrement cette génération qui aura dilapidé en quelques décennies un héritage millénaire.

    La question n’est plus de savoir si l’effondrement aura lieu, mais quand et comment. Sera-t-il brutal ou progressif ? Violent ou pacifique ? Débouchera-t-il sur un renouveau ou sur des siècles d’obscurité ? L’avenir nous le dira. Mais une chose est sûre : le monde de demain ne ressemblera en rien à celui que nous avons connu.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Jonas Eriksson / Unsplash

  • Les révoltes se rejoignent, convergence invisible entre Gilets Jaunes et banlieues
    Les révoltes se rejoignent, convergence invisible entre Gilets Jaunes et banlieues
    Les appels à la convergence entre Gilets jaunes et jeunes des banlieues révèlent une continuité des révoltes populaires souvent ignorée par les analyses politiques traditionnelles. Cette alliance inattendue s’enracine dans des frustrations communes face à l’exclusion économique et sociale.

    Juin 2023. Nanterre s’embrase après la mort de Nahel, 17 ans, tué lors d’un contrôle routier. Pendant que les commentateurs politiques et les médias analysent ces émeutes comme un phénomène isolé, une dynamique souterraine se met en marche sur les réseaux sociaux.

    Sur les groupes Telegram et Facebook des Gilets jaunes, des messages circulent. Des appels à la solidarité avec les jeunes révoltés de Nanterre. Pas par idéalisme révolutionnaire, mais par reconnaissance mutuelle.

    « Les jeunes des ghettos s’étaient joints à nous pendant les manifs contre la réforme des retraites », rappellent ces voix. Une mémoire collective qui échappe aux analyses officielles mais qui dessine les contours d’une France en colère, bien au-delà des clivages géographiques et générationnels supposés.

    La mémoire des convergences passées

    Revenons quelques mois en arrière. Printemps 2023, la France se mobilise massivement contre la réforme des retraites de Macron. Dans les cortèges, une diversité sociale que beaucoup n’avaient pas anticipée.

    Contrairement aux clichés véhiculés, les manifestations n’ont pas seulement rassemblé des fonctionnaires parisiens et des retraités de province. Des jeunes des quartiers populaires se sont joints au mouvement, apportant leur propre colère contre un système qui les exclut depuis toujours.

    Cette présence n’était pas anecdotique. Elle s’inscrivait dans la continuité du mouvement des Gilets jaunes, qui avait déjà brisé certaines barrières sociales et géographiques. Les ronds-points de 2018-2019 avaient vu se côtoyer des profils sociaux variés, unis par un même sentiment d’abandon.

    « Beaucoup de gens n’ont pas compris qu’au sein des Gilets jaunes, il y avait énormément de gens qui vivaient dans les ghettos », constate-t-on aujourd’hui. Une réalité occultée par les représentations médiatiques dominantes.

    Au-delà des clichés : qui sont vraiment les Gilets jaunes ?

    L’image d’Épinal du Gilet jaune – homme blanc, cinquantenaire, habitant en périphérie rurale – a masqué la diversité réelle du mouvement. Les sociologues qui ont étudié la composition des manifestations ont révélé une tout autre réalité.

    Dès les premières mobilisations de novembre 2018, les cortèges rassemblaient des profils variés : employés de grande distribution, aides-soignantes, chauffeurs routiers, mais aussi des habitants des quartiers populaires, touchés par les mêmes difficultés économiques.

    La hausse des carburants, étincelle du mouvement, impactait particulièrement ces populations dépendantes de leur véhicule pour se rendre au travail. Les emplois précaires, souvent éloignés des centres-villes, nécessitent une mobilité coûteuse que la politique fiscale rendait encore plus difficile.

    Cette proximité sociale explique pourquoi la convergence actuelle ne surprend que ceux qui n’ont pas regardé de près la composition réelle des mouvements de contestation récents.

    Les ghettos français : une réalité que la politique ignore

    Utiliser le terme « ghetto » pour décrire certains quartiers français fait débat. Pourtant, cette expression reflète une réalité vécue par des millions de Français : celle de l’assignation territoriale et sociale.

    Ces territoires concentrent les difficultés : taux de chômage deux à trois fois supérieur à la moyenne nationale, services publics dégradés, mobilité sociale bloquée. Les politiques de la ville, malgré des milliards investis depuis quarante ans, n’ont pas réussi à briser ces logiques de relégation.

    Les jeunes qui grandissent dans ces quartiers partagent avec les Gilets jaunes un sentiment commun : celui d’être invisibles pour les élites politiques, sauf quand il s’agit de les stigmatiser ou de les réprimer.

    Cette invisibilité génère une méfiance profonde envers les institutions. Qu’il s’agisse de la police, de l’école ou de Pôle emploi, ces jeunes vivent quotidiennement des rapports de domination que connaissent aussi les classes populaires périurbaines.

    Convergence des colères, divergence des méthodes

    Si les frustrations se rejoignent, les modes d’expression de la colère diffèrent. Les Gilets jaunes ont privilégié l’occupation symbolique de l’espace public – ronds-points, centres commerciaux, préfectures. Les jeunes des banlieues optent souvent pour des formes plus radicales : affrontements avec la police, dégradations urbaines.

    Ces différences tactiques masquent une proximité fondamentale dans les revendications. Dans les deux cas, on retrouve l’exigence de dignité, de reconnaissance et de justice sociale. L’aspiration à être entendus par des dirigeants perçus comme déconnectés de leurs réalités.

    Les appels actuels à la convergence témoignent d’une prise de conscience : isolés, ces mouvements s’essoufflent. Unis, ils pourraient peser davantage sur le rapport de forces politique.

    Reste à savoir si cette alliance émergente trouvera les formes d’organisation et d’expression qui lui permettront de dépasser le stade de la révolte pour construire une alternative politique crédible.

    Les limites et obstacles à cette convergence

    Malgré ces proximités objectives, plusieurs obstacles freinent cette alliance. D’abord, les préjugés réciproques persistent. Certains Gilets jaunes restent influencés par les discours sécuritaires sur les banlieues. Inversement, des jeunes des quartiers perçoivent parfois le mouvement des Gilets jaunes comme « blanc » et excluant.

    Les médias et les responsables politiques ont intérêt à maintenir cette séparation. Présenter ces mouvements comme distincts permet d’éviter de reconnaître l’ampleur de la crise sociale française. Une convergence assumée obligerait à repenser les politiques publiques en profondeur.

    Les forces de l’ordre, elles aussi, adaptent leurs stratégies à cette nouvelle donne. La répression des manifestations s’intensifie dès qu’elle détecte des signes de rapprochement entre ces différentes composantes de la contestation.

    Enfin, l’absence de leadership structuré dans ces mouvements complique l’émergence d’une stratégie commune. Les Gilets jaunes comme les collectifs de jeunes des quartiers fonctionnent sur des modes organisationnels horizontaux, peu propices aux alliances formelles.

    Vers une recomposition du paysage contestataire ?

    Les événements actuels marquent peut-être un tournant dans l’histoire des mouvements sociaux français. Pour la première fois depuis longtemps, des populations habituellement séparées par les clivages territoriaux et générationnels explorent les possibilités d’action commune.

    Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de crise de la représentation politique traditionnelle. Les partis historiques peinent à incarner les aspirations de ces populations, créant un vide que comblent les mobilisations spontanées.

    L’enjeu dépasse la simple tactique protestataire. Il s’agit de savoir si la France saura intégrer ces voix dans son système démocratique ou si elle continuera à les marginaliser, au risque de voir s’amplifier les cycles de violence.

    Les prochains mois diront si cette convergence naissante trouvera les moyens de s’institutionnaliser ou si elle restera une solidarité ponctuelle, limitée aux moments de crise aiguë. Dans tous les cas, elle révèle une France populaire plus unie dans ses frustrations que ne le laissent penser les analyses politiques dominantes.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : ev / Unsplash

  • Twitter X est le dernier bastion de l’information en temps de crise
    Twitter X est le dernier bastion de l’information en temps de crise
    Alors que des événements majeurs secouent la France, seule une minorité de citoyens connectés à Twitter accède à l’information en temps réel. Les médias traditionnels, eux, semblent naviguer entre prudence éditoriale et contrôle de l’information, créant une fracture informationnelle sans précédent.

    Je regarde mon fil Twitter ce 29 juin 2023, et je constate quelque chose d’absolument sidérant. D’un côté, des dizaines de vidéos, de témoignages, d’informations en temps réel sur ce qui se passe dans nos villes. De l’autre, quand j’allume ma télévision ou que je parcours les sites des grands médias, c’est le silence radio ou presque. Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Le paradoxe de l’information à l’ère des réseaux sociaux

    Nous vivons un moment historique dans le traitement de l’information. Pour la première fois, nous assistons à une inversion complète du flux informationnel. Ce ne sont plus les journalistes professionnels qui informent le public, mais le public qui informe… les journalistes. Et encore, quand ces derniers daignent s’y intéresser.

    Au moins quatre médias internationaux couvrent actuellement les événements en France, en arabe, en anglais, en espagnol et en français. Pendant ce temps, nos chaînes nationales semblent jouer la carte de la minimisation. Étrange, non ? Ou plutôt, révélateur d’un système médiatique qui a perdu le contact avec sa mission première : informer.

    L’immense majorité des Français n’est pas sur Twitter. C’est un fait. Et donc, cette majorité ne sait pas ce qui se passe réellement dans le pays. Elle n’a aucune idée de l’ampleur des événements. Seuls les utilisateurs de Twitter disposent d’un maximum d’informations en temps réel. Nous sommes face à une fracture informationnelle qui divise la population en deux catégories : les informés et les désinformés par omission.

    La mécanique du contrôle médiatique

    Toute la propagande qui passe par le mainstream est contrôlée en France. C’est une évidence que beaucoup refusent encore d’admettre. Il est impensable, pour ceux qui contrôlent le traitement médiatique, que les grands médias diffusent en boucle la situation réelle. Pourquoi ? Parce que l’information non contrôlée est dangereuse pour le pouvoir en place.

    Cette mécanique n’est pas nouvelle. Elle s’appuie sur plusieurs leviers :

    • La concentration des médias entre les mains de quelques groupes industriels
    • La dépendance aux subventions publiques et à la publicité
    • L’autocensure des journalistes par peur de perdre leur emploi
    • La proximité incestueuse entre le monde politique et médiatique

    Le résultat ? Une information aseptisée, filtrée, qui ne reflète plus la réalité du terrain mais la vision que le pouvoir souhaite en donner.

    Twitter : de réseau social à agence de presse citoyenne

    Face à cette défaillance du journalisme traditionnel, Twitter est devenu de facto une agence de presse citoyenne. Chaque utilisateur devient un reporter potentiel, armé de son smartphone. Les vidéos circulent, les témoignages s’accumulent, les informations se recoupent.

    Bien sûr, tout n’est pas parfait. Les fake news existent, les manipulations aussi. Mais la multiplicité des sources permet un recoupement que les médias traditionnels, dans leur tour d’ivoire, ne peuvent plus assurer. La vérité émerge de la confrontation des points de vue, pas de la voix unique d’un présentateur de JT.

    Ce phénomène révèle aussi une mutation profonde du rapport à l’information. Nous sommes passés d’une consommation passive à une participation active. Les citoyens ne veulent plus qu’on leur raconte l’actualité, ils veulent la vivre, la documenter, la partager.

    Les conséquences d’une société à deux vitesses informationnelles

    Cette fracture informationnelle n’est pas sans conséquences. Elle crée deux France qui ne vivent plus dans la même réalité :

    • D’un côté, les connectés qui ont accès à l’information brute, non filtrée, en temps réel
    • De l’autre, ceux qui dépendent des médias traditionnels et vivent dans une bulle informationnelle contrôlée

    Cette situation est explosive. Comment peut-on avoir un débat démocratique sain quand les citoyens n’ont pas accès aux mêmes informations ? Comment peut-on prendre des décisions éclairées quand la réalité est cachée ou minimisée ?

    Plus inquiétant encore : cette fracture recoupe souvent des fractures sociales, générationnelles et territoriales. Les jeunes urbains connectés d’un côté, les seniors ruraux dépendants de la télévision de l’autre. Deux mondes qui ne se comprennent plus car ils ne voient pas la même réalité.

    Le journalisme français à la croisée des chemins

    Face à cette situation, le journalisme français se trouve à un moment charnière. Soit il continue sur sa lancée actuelle et finira par perdre totalement la confiance du public. Soit il se réinvente, retrouve son indépendance et sa mission d’information.

    Quelques pistes pour cette réinvention nécessaire :

    • Retrouver l’indépendance financière vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques
    • Renouer avec le journalisme de terrain, d’investigation, de proximité
    • Intégrer les citoyens-reporters comme sources légitimes d’information
    • Assumer la confrontation des points de vue plutôt que de chercher le consensus mou
    • Développer des formats adaptés aux nouvelles pratiques de consommation de l’information

    Certains journalistes indépendants montrent la voie. Ils utilisent les réseaux sociaux non pas comme un concurrent mais comme un outil complémentaire. Ils vont sur le terrain, vérifient, recoupent, contextualisent. Ils font, en somme, leur métier.

    Vers une démocratisation radicale de l’information ?

    Ce que nous vivons actuellement pourrait bien être les prémices d’une révolution informationnelle majeure. La technologie a mis entre les mains de chaque citoyen les outils pour devenir un média. Cette démocratisation radicale de l’information remet en cause le monopole historique des journalistes professionnels.

    Est-ce une bonne chose ? Comme toute révolution, elle comporte des risques et des opportunités. Le risque principal est la désinformation, la manipulation, la polarisation des opinions. L’opportunité, c’est de briser enfin le carcan du contrôle médiatique et de permettre l’émergence d’une information vraiment plurielle.

    Pour que cette révolution soit positive, il faut que les citoyens développent leur esprit critique, apprennent à vérifier les sources, à recouper les informations. C’est un apprentissage nécessaire dans ce nouveau monde informationnel.

    « Seuls les gens sur Twitter disposent d’un maximum d’informations en temps réel. »

    Cette phrase résume parfaitement le paradoxe actuel. Dans un pays qui se targue d’avoir une presse libre et diversifiée, c’est sur un réseau social américain que les citoyens doivent aller chercher l’information sur ce qui se passe dans leurs propres villes. N’est-ce pas le signe d’une faillite profonde de notre système médiatique ?

    L’avenir nous dira si cette situation est temporaire ou si elle marque le début d’une nouvelle ère. Une chose est sûre : le journalisme tel que nous l’avons connu est mort. Reste à savoir ce qui le remplacera. Un journalisme citoyen anarchique mais vivant ? Un contrôle encore plus strict de l’information ? Ou, espérons-le, une synthèse vertueuse entre professionnalisme journalistique et participation citoyenne ?

    En attendant, je continue de scruter mon fil Twitter. Car c’est là, et nulle part ailleurs, que je trouve l’information dont j’ai besoin pour comprendre ce qui se passe dans mon pays. Triste époque pour le journalisme français. Mais peut-être l’aube d’une nouvelle ère pour l’information citoyenne.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Swello / Unsplash

  • Quand les banlieues s’embrasent, c’est la crise insurrectionnelle
    Quand les banlieues s’embrasent, c’est la crise insurrectionnelle
    La France traverse depuis trois jours une crise insurrectionnelle majeure déclenchée par la mort de Nahel à Nanterre. Les émeutes se propagent dans plus de neuf villes, révélant l’ampleur des tensions sociales accumulées dans les quartiers populaires. Cette explosion de violence interroge sur l’efficacité des politiques publiques et annonce potentiellement des semaines de troubles.

    J’observe depuis trois jours une France que beaucoup refusent de voir. Une France en colère, une France qui brûle, une France qui dit non par la violence faute d’avoir été entendue par le dialogue.

    La mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre mardi dernier, a déclenché ce que je n’hésite pas à qualifier de mouvement insurrectionnel. Pas une simple émeute, pas un simple débordement. Une insurrection.

    Et contrairement à ce que martèlent les plateaux télé, rien de tout cela ne me surprend.

    L’embrasement : de Nanterre à la France entière

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En moins de 72 heures, les troubles se sont étendus à au moins neuf villes. Nanterre, Colombes, Gennevilliers, Suresnes, Asnières-sur-Seine, Villeneuve-la-Garenne pour la région parisienne. Mais aussi Bordeaux, Nantes, Colmar. Des signalements à Lyon et Grenoble.

    Ce qui frappe, c’est la coordination. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #ToutCramer circule massivement. Les jeunes des quartiers se mobilisent, s’organisent, appellent à la « mobilisation générale ».

    Cette organisation numérique change tout. En 2005, lors des émeutes de Clichy-sous-Bois, les révoltés communiquaient par SMS. Aujourd’hui, ils utilisent TikTok, Snapchat, Telegram. La vitesse de propagation s’en trouve décuplée.

    Je lis dans leurs messages une détermination que je n’avais pas vue depuis les Gilets Jaunes. L’objectif affiché ? « Entrer dans Paris ». Et hier soir, ils l’ont fait. Le dispositif policier a été percé.

    Au-delà de la colère : les racines du mal

    Pour comprendre cette explosion, il faut remonter aux causes profondes. Ces quartiers accumulent depuis des décennies les échecs des politiques publiques.

    Le chômage des jeunes y dépasse souvent les 40%. Les discriminations à l’embauche restent massives. Les contrôles au faciès alimentent un sentiment d’humiliation permanent. Les promesses politiques se succèdent sans jamais se concrétiser.

    Ajoutons à cela une crise économique qui frappe de plein fouet les classes populaires. L’inflation, la précarité énergétique, la hausse des loyers. Ces jeunes voient leur avenir se rétrécir jour après jour.

    Paradoxe saisissant : alors que des dizaines de manifestations pacifiques contre la réforme des retraites n’ont produit aucun changement politique majeur, trois nuits d’émeutes forcent déjà l’exécutif à réagir. Le message est clair : en France, seule la violence fait bouger les lignes.

    Une stratégie insurrectionnelle assumée

    Ce qui distingue ces événements des précédentes émeutes, c’est leur dimension stratégique. Les insurgés – car c’est bien de cela qu’il s’agit – ne se contentent pas de casser du mobilier urbain.

    Ils visent les symboles de l’État : commissariats, mairies, écoles. Ils s’attaquent aux infrastructures : transports publics, centres commerciaux. Ils cherchent à paralyser le fonctionnement normal de la société.

    Cette stratégie révèle une maturité politique nouvelle. Ces jeunes ont compris que pour se faire entendre, il faut frapper là où ça fait mal : l’économie, les services publics, l’ordre social.

    Le timing n’est pas non plus un hasard. Nous sommes à deux semaines du 14 juillet. Si ce mouvement maintient sa dynamique, la fête nationale pourrait se transformer en cauchemar pour les autorités.

    Les risques d’instrumentalisation

    Dans ce contexte explosif, je redoute l’intervention d’éléments extérieurs. L’histoire nous enseigne que les mouvements insurrectionnels attirent toujours des opportunistes : groupuscules d’extrême droite ou d’extrême gauche, délinquants de droit commun, agents provocateurs.

    La France étant engagée dans ce que j’appelle une « guerre mondiale hybride » – entre tensions géopolitiques, cyberattaques et déstabilisation informationnelle – l’hypothèse d’une instrumentalisation étrangère ne peut être écartée.

    Ces ingérences potentielles risquent de transformer une légitime révolte sociale en chaos incontrôlable. C’est le piège à éviter absolument.

    L’impasse sécuritaire

    Face à cette crise, je vois déjà se dessiner les réponses traditionnelles : couvre-feu, renforts policiers, état d’urgence peut-être. Toujours plus de répression, jamais plus de justice sociale.

    Cette approche purement sécuritaire est vouée à l’échec. Elle ne fait qu’alimenter le cycle de la violence. Les jeunes des quartiers le savent : chaque bavure policière, chaque contrôle humiliant, chaque discrimination renforce leur détermination.

    La vraie question n’est pas de savoir comment arrêter ces émeutes, mais comment s’attaquer enfin aux causes qui les produisent. Emploi, éducation, logement, respect : voilà les vrais enjeux.

    Mais j’ai peur que nos dirigeants, une fois de plus, choisissent la facilité de la matraque plutôt que la complexité des réformes structurelles.

    Vers des semaines d’instabilité ?

    Mon analyse de la situation me conduit à un pronostic inquiétant : ces révoltes pourraient durer des semaines, voire des mois. La détermination que je perçois chez ces jeunes, leur capacité d’organisation, l’ampleur géographique du mouvement, tout concourt à une crise longue.

    Nous pourrions même atteindre un niveau d’insurrection comparable à celui des Gilets Jaunes, mais avec une dimension urbaine et sociale différente.

    Cette perspective devrait terrifier nos dirigeants. Mais au lieu de réfléchir aux causes profondes, je les vois déjà préparer leurs éléments de langage sur « l’ordre républicain » et « la fermeté de l’État ».

    Bref. Nous voici face à un choix historique : continuer dans le déni et la répression, ou enfin regarder la réalité en face et engager les réformes que ces quartiers attendent depuis quarante ans.

    J’ai bien peur de connaître la réponse.

    Pour aller plus loin

  • Réformons les retraites, avec nos amis les robots!

    Je dois expliquer ma position sur le sujet de la réforme des #Retraites de Président #Macron car on me demande souvent pourquoi « je suis contre » au pretexte que « je ne devrais pas me sentir concerné, étant privilégié ».

    En ma qualité de (petit) acteur économique et de (petit) syndicaliste patronal #MEDEF, je critique ouvertement la réforme #Macron #Borne car je la trouve ridiculeusement simpliste, naïve, pauvre, dénuée d’intelligence, bâclée, non concertée, vite expédiée, pas du tout à la hauteur des enjeux.

    Clairement ce projet est tiré d’un travail de branquignoles « petits faiseux ».

    Les raisons de mon engagement contre cette réforme là sont multiples, déjà parce que je considère que mes ancêtres ont beaucoup œuvré pour des acquis sociaux qui inspirent partout sur la planète, parce que « tout est politique » et que « la politique est au centre de tout », parce que j’ai beaucoup d’empathie pour mes semblables qui vivent dans la même communauté que moi, parce que je sais ce qu’apporte une communauté apaisée et parce que je me considère comme un « patron social », la vie des salariés et des retraités en général m’importe beaucoup, une communauté de gens qui ont une vie stable, apaisée, libérée des tensions financières quotidiennes, équilibrée n’a pas de prix, et finalement tout le monde en profite (bien-être au quotidien, prospérité, sécurité).

    Réformer le système de retraite, je suis bien sûr d’accord et je l’appelle de mes vœux, il faut effectivement vite « repenser l’algorithme » car de nos jours les fonds destinés au paiement des retraites, générés par les travailleurs actifs, ne vont probablement pas suffire à couvrir les besoins pour des retraités qui sont toujours plus nombreux à vivre toujours plus longtemps. N’importe qui peut comprendre ça.Je vois les dirigeants politiques qui se succèdent, je vois leur incompétence, je vois leurs échecs qui s’accumulent et surtout les conséquences de ces échecs.Une bonne réforme des retraites doit prendre en compte deux choses à mes yeux, d’une part « la pénibilité au travail humain » et d’autre part « la productivité technologique ».

    J’estime en effet qu’il est absolument essentiel de mesurer la pénibilité au travail (et du travail), de la quantifier, de la catégoriser, de la mesurer et de la considérer. Qui peut penser qu’un homme qui travaille au fond d’un trou depuis l’âge de 16 ans puisse partir à la retraite dans le même état et quasiment au même âge qu’une femme qui a été secrétaire depuis ses 23 ans?

    Surtout, ma casquette de technologue me fait dire que les technologies d’industrialisation mécanisée et automatisée, l’automatisation industrielle, l’automatisation logicielle, la robotique industrielle, la robotique logicielle, et surtout l’intelligence artificielle d’une manière générale détruisent et remplacent indiscutablement des emplois en très grand nombre, et donc réduisent considérablement les revenus des caisses de retraite, il me paraît évident qu’il faut maintenant considérer que tous les systèmes de production automatisés doivent « contribuer » d’une manière ou d’une autre au paiement d’un revenu aux humains dans leur ensemble.

    Une communauté dans laquelle « le travail » est très automatisé (par des machines ou des logiciels) doit pouvoir en vivre de façon générale, donc oui Monsieur Elon #Musk (qui vient, honte à lui, de se prononcer en faveur de la réforme française) il faut que « les robots paient », non pas seulement les actionnaires des entreprises qui font des profits à partir de l’automatisation, mais surtout les humains de toute la communauté globalement doivent pouvoir en profiter.

    Je sais parfaitement de quoi je parle, je conçois à mon humble niveau des machines automatiques et de la robotique logicielle, clairement ces systèmes remplacent des travailleurs et des opérateurs humains, clairement avec beaucoup moins de gens on peut produire beaucoup plus de richesses. Le discours qui consiste à dire « les nouveaux métiers tirés des nouvelles technologies ouvrent de nouvelles perspectives d’emplois » est un discours très hypocrite, car la réalité c’est que les systèmes de traitement automatisés détruisent des emplois humains dans une proportion nettement supérieure aux emplois nouveaux créés dans les nouvelles branches « digitales » et installent un écosystème pyramidal où les quelques personnes qui contrôlent les technologies tout en haut, profitent de toutes les richesses quand tout en bas de plus en plus de pauvres s’apauvrissent.

    D’autant que nous savons tous qu’à partir de 50 ans il est vraiment très difficile de trouver du #travail (surtout en #France) et donc si on prolonge l’âge de départ à la retraite à 64, 67 ou 68 ans dans les faits, d’innombrables personnes vont se trouver en situation très compliquée sur les 10 ou 15 dernières années avant leur retraite officielle, c’est inacceptable et honteux.

    Une bonne réforme des retraites pour l’avenir de notre #civilisation moderne et technologique « à la française » c’est donc une réforme qui prendra en compte d’une part la #pénibilité au travail et d’autre part la #productivité automatisée.

  • L’expression libre du plus Français de tous les esclaves nègres.

    Dieudonné ne laisse personne indifférent, il est à mes yeux l’artiste humoriste dramatique subversif le plus intelligent de ces 40 dernières années.

    Je vous propose d’écouter ce qui est probablement l’un de ses meilleurs textes, vous aurez ensuite toujours le temps de vous faire votre propre idée.

  • Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?
    Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?

    C’est une question que tout le monde se pose. L’angoisse de persister dans une spirale infernale, qui alterne confinements et déconfinements, est bien réelle.

    Alors? Sortirons-nous de la crise sanitaire globale qui débute en mars 2020 et de son emprise liberticide sur nos vies?

    La réponse est assez simple, oui nous sortirons de la crise sanitaire déclenchée par ce que j’appelle « l’opération Covid-19 », mais certainement pas pour retrouver la vie d’avant.

    Oui, nous sortirons à un moment de ce cauchemar.

    Non, il est fantaisiste de croire que nous pourrions revivre la vie d’avant, tout indique au contraire que la vie d’après s’annonce être un nouveau cauchemar.

    Nous aurons à nous confronter aux réalités sociales et économiques, il est improbable que nous puissions surmonter la suite sans d’autres drames époustouflants.

    Au final, rester confiné en état stable pourrait s’avérer plus sûr et sain que de vivre déconfiné de manière très instable. Ceux qui nous dirigent et qui sont à l’origine de toute cette histoire seront ainsi parvenus à leurs fins, quelle que soit l’issue.

  • Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?
    Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?

    J’ai été l’un des premiers lanceurs d’alertes sur les réseaux sociaux à m’intéresser publiquement au virus SARSCoV2.

    J’ai évoqué une première fois ce dossier durant la soirée du 31 décembre 2019 en demandant aux spécialistes (et aux journalistes) de s’intéresser à cette curiosité troublante qui nous venait de Wuhan, en langues française et anglaise, sur Twitter.

    J’ai ensuite été, très rapidement, en février 2020, l’un des premiers objecteurs de conscience à désigner publiquement la pandémie comme « l’opération Covid-19 », toujours sur Twitter.

    Je sous-entendais donc que cette pandémie n’était pas d’origine naturelle et qu’il s’agissait d’une opération contrôlée, et donc organisée.

    À cette époque, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Gilets Jaunes » fait peser une menace réelle et critique sur les Gouvernements occidentaux à partir de la France depuis près de 18 mois.

    Dans le même temps en Asie, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Anti-Extradition Bill Protests » fait peser une menace réelle et critique sur le Gouvernement chinois, première vraie puissance mondiale, à partir de Hong Kong depuis près de 12 mois.

    L’opportune opération Covid-19 a presque instantanément éteint les mouvements sociaux massifs inspirés et motivés qui émergeaient un peu partout sur la planète, en France, en Chine, aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Japon, à Macao, à Taïwan, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, en République tchèque, etc.

    Combien de temps faudra-t-il aux gens pour voir et comprendre qu’il s’agit d’une guerre biologique « de classes » organisée contre le terrorisme populaire, qui menaçait le Système de l’élite mondialiste?

    J’ai fais le lien, à vous de le faire maintenant.

  • L’expérience secrète Twitter.
    L’expérience secrète Twitter.

    En septembre 2011, j’ai décidé de microbloguer en 140 caractères.

    Ceci correspondait à une envie d’exprimer des idées et des points de vue, de les exposer au public, mais aussi à mes possibilités pratiques. Je voulais écrire mais je n’avais pas de temps pour ça. Twitter apportait une solution à ma problématique.

    Très vite, en quelques semaines, j’ai compris est cerné le potentiel politique réel de cet outil de communication instantanée, que je regardais du coin de l’œil depuis quelques années.

    J’ai pu constater la puissance d’un outil d’influence inégalé. J’ai rapidement vu l’emprise psychologique de certaines personnalités, les leaders (d’opinion) et j’ai vu les réactions provoquées sur les suiveurs.

    Le fonctionnement logique (simpliste) de Twitter m’a immédiatement beaucoup intrigué, je l’ai examiné en détail, j’ai compris l’algorithmie (notamment le fonctionnement chronologique des liens entre les comptes d’utilisateurs, les messages publiés, les « Like » et les « RT ») et j’ai eu une incroyable idée.

    Je me suis mis en tête de suivre « intelligemment » des comptes d’utilisateurs, toujours plus nombreux, et de regarder « intelligemment » ce qu’ils publient et ce qui se passe ensuite sur le réseau Twitter, notamment les interactions (très visibles ou peu visibles) et les évènements sur les comptes d’utilisateurs liés.

    Twitter fournit directement et indirectement d’innombrables données pour peu qu’on sache les identifier, les exploiter et les interpréter. Je sais identifier, exploiter et interpréter ces données. J’ai donc construit en quelques années une technologie de supervision globale pour mon propre compte, en amateur, qui m’a permis de déterminer les tendances, les groupes d’utilisateurs en fonction de certaines idées précises, d’identifier les leaders, de les catégoriser, de savoir qui connait qui et qui influence qui, avec quelles idées, dans à peu près tous les domaines intellectuels.

    En presque 10 ans, avec beaucoup d’automatisation, de robotique logicielle, d’intelligence artificielle, je suis parvenu à dessiner toutes les tendances, dans tous les domaines d’intérêts, et d’être en mesure de catégoriser n’importe quel compte d’utilisateur en fonction de ses connaissances, de ses idées et des liens logiques qui existent.

    Je peux profiler en quelques secondes n’importe quel compte d’utilisateur, et donc profiler l’utilisateur, souvent anonyme, qui se cache derrière.

    Évidemment, l’utilisation d’un système perfectionné d’analyse syntaxique est l’une des clés mais j’ai poussé le vice jusqu’à internationaliser l’outil en analysant d’autres langues que le français, comme l’anglais bien sûr mais aussi l’arabe et le russe.

    J’ai secrètement et opportunément accumulé des quantités de données disponibles dans le domaine public, toutes de sources ouvertes. L’interprétation de ces données m’a appris énormément sur la sociologie et sur les logiques communautaires, sur les idées qui se dégagent et sur leur force.

    Pendant de nombreuses années j’ai pu tester des idées très fortes et très pointues sur Twitter, en explorant la sociologie humaine, et constater les réactions et les interactions. J’ai été l’un des leaders d’opinion les plus controversés sur Twitter, j’ai provoqué de très nombreux débats sur de très nombreux sujets, généralement très sensibles.

    Pour ce qui concerne la France, je pense avoir globalement identifié tous les thèmes centraux, les zones de crispation, les limites, les problématiques communautaires, leurs acteurs, leurs leaders. Les amis et les ennemis de chaque groupe.

    J’estime que rien ne m’a échappé.

    Je n’aime pas du tout ce que j’ai découvert, j’ai toutes les informations nécessaires pour me faire une idée très précise des problématiques qui concernent la France, des résistances, des limites, des anomalies, des injustices et de la façon dont les choses évoluent, en temps réel.

    Les réseaux d’influences, les groupuscules, les corporations, les lobbies, les communautés, notamment en matière politique, puisque c’est le plus intéressant, et puisque tout est politique, n’ont plus vraiment de secrets pour moi.

    Je suis inquiet car j’ai pu observer que l’évolution de la législation sur la liberté d’expression en France est très dangereuse, sous la pression de certaines petites communautés très bien identifiées, très puissantes.

    J’ai cessé l’expérience secrète Twitter sous la forme que je lui avais donnée le 4 septembre 2020, très exactement 9 ans plus tard.

    Précisément le jour du 150ème anniversaire de la République.

  • France 2020 : Entre chaos sanitaire et recomposition politique explosive
    France 2020 : Entre chaos sanitaire et recomposition politique explosive
    Le remaniement ministériel de juillet 2020 intervient dans un contexte de crise sanitaire mal gérée et de tensions sociales exacerbées. Les nominations de Darmanin, Dupond-Moretti et Bachelot révèlent une stratégie politique risquée de Macron face à une France profondément divisée.

    Je regarde ce remaniement ministériel avec un mélange de stupéfaction et de colère froide. Nous sommes le 12 août 2020, et ce qui s’est passé début juillet restera gravé comme un moment de bascule dans l’histoire politique française. Non pas parce que ce gouvernement Castex apporte du renouveau – bien au contraire – mais parce qu’il révèle l’ampleur du gouffre qui sépare désormais les dirigeants de la réalité du pays.

    Un remaniement en pleine tempête sanitaire

    Commençons par le contexte. Nous sortons à peine du confinement, et déjà les signaux sont au rouge. Le virus circule toujours, contrairement aux affirmations rassurantes du gouvernement. Sur Twitter, nous étions déjà au courant depuis février de la gravité de la situation, pendant que les autorités minimisaient.

    Ce qui me frappe, c’est le décalage abyssal entre la communication officielle et la réalité du terrain. Les tests sont quasi-inexistants, rendant impossible toute évaluation réelle de la pandémie. Comment peut-on piloter une crise sanitaire en aveugle ? C’est de l’amateurisme criminel.

    Et pendant ce temps, que fait le Premier ministre Édouard Philippe ? Il démissionne. Oui, vous avez bien lu. Démissionner de la fonction de Premier Ministre à quelques semaines du déclenchement de la pire crise économique et sociale que la France ait connue pour se réfugier dans une petite ville avec un petit job garanti 6 ans est un acte d’une lâcheté et d’une malhonnêteté sans nom.

    Le casting gouvernemental : entre provocation et calcul politique

    Analysons maintenant les nominations clés de ce gouvernement Castex. D’abord, Gérald Darmanin à l’Intérieur. Un homme accusé de viol qui devient le premier flic de France. On croit rêver. Mais au-delà du scandale moral, c’est le signal politique qui m’interpelle. Macron a fait exprès de nommer ces gens, pour nous embêter.

    Dupond-Moretti : le coup de maître ?

    La nomination d’Éric Dupond-Moretti à la Justice, je l’avoue, c’est plus subtil. C’est un grand avocat, nul ne peut me contredire. Mais soyons clairs : Dupond-Moretti a une mission, et vous l’avez compris, le Rassemblement National va prendre cher, très cher. C’est un coup de maître de la part de Macron, une arme de destruction massive contre l’extrême droite.

    Mais attention, cette stratégie est à double tranchant. En plaçant un avocat médiatique connu pour ses coups de gueule à la tête de la Justice, Macron prend le risque de transformer le ministère en ring de boxe politique.

    Bachelot : le retour de la momie

    Roselyne Bachelot à la Culture ? C’est pour amuser la galerie. Une ancienne ministre de la Santé qui revient par la petite porte culturelle, c’est du recyclage politique de bas étage. Son passé controversé, notamment sa gestion calamiteuse de la grippe H1N1, aurait dû la disqualifier définitivement de tout poste ministériel.

    La France fracturée : de la bipolarisation à la tripolarisation

    Ce remaniement révèle surtout l’état de décomposition avancée du paysage politique français. Désormais, on ne doit plus parler de bipolarisation politique en France mais de tripolarisation. Nous avons :

    • Le bloc macroniste, de plus en plus isolé dans sa bulle technocratique
    • Le bloc identitaire/souverainiste, qui se nourrit des peurs
    • Le bloc des territoires abandonnés, des invisibles, qui ne croient plus en rien

    Cette tripolarisation est explosive. Elle crée les conditions d’une instabilité politique chronique et d’une montée inexorable des extrêmes. Le duo Darmanin-Schiappa à l’Intérieur, c’est le taquet de ce qu’on peut envisager d’ici 2022 en termes de provocation politique.

    L’islamophobie légale comme politique d’État

    Un aspect particulièrement inquiétant de ce remaniement, c’est la normalisation de l’islamophobie. En général, un dirigeant politique qui crie que dans ses valeurs il y a la laïcité, c’est qu’il est islamophobe. Cette instrumentalisation de la laïcité pour cibler une partie de la population est non seulement moralement condamnable mais politiquement suicidaire.

    Regardez ce qui s’est passé à Marseille lors des municipales. Les Républicains ont joué la carte de l’islamophobie et se sont pris une claque monumentale. Avec Marseille, nous avons une preuve de plus que toutes lignes politiques xénophobes, islamophobes, arabophobes et négrophobes mèneront TOUJOURS à l’échec.

    Mais visiblement, la leçon n’a pas été retenue. Ce gouvernement continue de souffler sur les braises communautaires au lieu d’apaiser et de rassembler.

    La crise économique qui vient : le tsunami annoncé

    Au-delà des polémiques politiciennes, c’est la situation économique qui devrait tous nous alarmer. Dans certains gros réseaux professionnels secrets, on demande aux entrepreneurs comment ils voient l’avenir. Ils répondent TRÈS MAJORITAIREMENT qu’il faudra 2 ans pour s’en sortir et qu’ils peuvent tenir 6 mois. Vous comprenez ce que ça signifie ?

    Cela signifie que nous allons droit vers une vague de faillites sans précédent. Les restaurants, par exemple, c’est game over. L’activité ne repartira pas en juillet, ni en août, ni même en septembre. Et le plan de relance annoncé ? Une goutte d’eau dans l’océan. Ça ne suffira pas.

    Personnellement, je m’attends à -60% d’activité économique dans certains secteurs. C’est un effondrement, pas une récession.

    Le virus intelligent et la manipulation des masses

    Revenons un instant sur la gestion de la crise sanitaire. Ce virus intelligent évolue et se renforce en s’adaptant continuellement par ses innombrables mutations. La situation en Israël est particulièrement intriguante : premier temps, tout va bien, deuxième temps, tout va subitement très mal. C’est un schéma qu’on retrouve dans plusieurs pays.

    L’opération COVID-19 n’a pas très bien fonctionné à Hong Kong où les manifestations populaires ont repris. Le dispositif répressif légal est donc incrémenté au niveau le plus dur. Coïncidence ? Je ne crois pas aux coïncidences en politique.

    Dans le dossier SARS-CoV-2, il y a une grande inconnue qui subsiste à mes yeux. Je ne sais pas si l’opération est un succès ou un échec pour ceux qui en sont à l’origine, même par ricochet. Mais une chose est sûre : ils ne vont pas s’arrêter là.

    Conclusion : « Tout va bien en France »

    « Tout va bien en France. » Cette phrase résonne comme une insulte à l’intelligence collective. Non, tout ne va pas bien. Nous avons un gouvernement de provocateurs et d’incompétents, une crise sanitaire mal gérée, une économie au bord du gouffre, et une société fracturée comme jamais.

    Ce remaniement du 6 juillet 2020 restera dans l’histoire comme le moment où le pouvoir macroniste a définitivement tourné le dos à sa promesse initiale de renouveau et de rassemblement. C’est un gouvernement de combat, pas de reconstruction. Un gouvernement qui divise au lieu d’unir.

    Les mois qui viennent seront décisifs. Soit nous trouvons collectivement la force de dépasser ces clivages mortifères, soit nous nous enfonçons dans une spirale de violence et de chaos dont personne ne sortira gagnant. Mon pessimisme naturel me pousse à craindre le pire, mais mon devoir de citoyen m’oblige à continuer d’alerter et de proposer.

    Car au final, c’est bien de cela qu’il s’agit : sauver ce qui peut encore l’être de notre République, avant qu’il ne soit trop tard.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : ev / Unsplash