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  • L’Or en 2025
    L’Or en 2025
    En 2025, l’or attire à nouveau les investisseurs, mais pas comme avant. Ce n’est plus seulement une valeur refuge, c’est un actif stratégique face à l’inflation persistante, aux tensions monétaires et à l’effritement de la confiance dans les marchés traditionnels. Faut-il acheter des lingots, des pièces, ou simplement une chaîne en or ? Et pourquoi l’argent métal pourrait bien être le prochain coup de génie ?

    Pourquoi l’or redevient le roi des actifs en 2025

    Je me souviens d’une conversation il y a dix ans avec un ami banquier. Il ricanait en me disant : « L’or, c’est fini. Les cryptos et les ETF, voilà l’avenir. » Aujourd’hui, il a revendu ses bitcoins pour acheter des lingots. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le vent a tourné.

    En 2025, l’or n’est plus un simple symbole de richesse. C’est un baromètre de la défiance envers les systèmes financiers. Voici pourquoi :

    • L’inflation galopante : Après des années de politiques monétaires accommodantes, les banques centrales peinent à maîtriser la hausse des prix. En zone euro, l’inflation dépasse encore les 4 % en 2025, et aux États-Unis, elle frôle les 5 %. L’or, lui, ne se dévalue pas – il se contente de refléter la perte de pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires.
    • Les dettes publiques explosives : La dette des États-Unis a franchi les 35 000 milliards de dollars cette année. En France, elle dépasse les 120 % du PIB. Quand les États impriment de la monnaie pour rembourser leurs dettes, l’or devient une assurance contre la dépréciation monétaire.
    • Les tensions géopolitiques : Entre les conflits au Proche-Orient, les tensions sino-américaines et l’instabilité en Europe de l’Est, les marchés financiers sont nerveux. L’or, lui, ne dépend d’aucun gouvernement. Il est universel, liquide et intouchable.

    Bref. Si vous croyez encore que l’or est un placement de grand-mère, vous ratez quelque chose.

    Diamants, or, argent : lequel choisir en 2025 ?

    Le 19 octobre 2025, j’ai posté un message qui a fait réagir : « Qui pourrait bien s’intéresser à des diamants ? » La réponse est simple : presque personne, sauf les joailliers et les spéculateurs.

    Pourquoi ? Parce que les diamants, contrairement à l’or, n’ont pas de marché liquide. Vous en achetez un aujourd’hui, vous le revendez demain, et vous perdez 30 à 50 % de sa valeur. C’est un piège à touristes, pas un investissement.

    L’or, en revanche, est un actif tangible avec une liquidité immédiate. Vous pouvez acheter un lingot à Paris et le revendre à Hong Kong ou New York sans perdre un centime. Et si vous n’avez pas les moyens d’acheter un lingot ? Aucune importance. Une chaîne en or, un bracelet, une pièce – peu importe la forme, du moment que c’est de l’or.

    Mais il y a mieux encore : l’argent métal. Le 19 décembre 2025, j’ai rappelé à mes lecteurs qu’il ne fallait pas oublier l’argent. Pourquoi ? Parce que son ratio avec l’or est historiquement bas. En 2025, il faut environ 80 onces d’argent pour acheter une once d’or, alors que la moyenne historique est plutôt autour de 15. Autrement dit, l’argent est sous-évalué – et il a un potentiel de hausse bien plus important que l’or.

    Le platine, lui, est un cas à part. Utilisé dans l’industrie automobile (notamment pour les pots catalytiques), il est sensible aux cycles économiques. En 2025, avec la transition vers les véhicules électriques, sa demande pourrait baisser. À surveiller, mais pas à privilégier.

    Comment acheter de l’or sans se faire arnaquer

    Le meilleur conseil que j’ai entendu sur l’or en 2025 ? Celui d’un vieux courtier suisse : « Achetez de l’or, mais ne le dites à personne. » Pas parce que c’est illégal, mais parce que c’est une question de sécurité.

    Voici comment procéder :

    1. Évitez les lingots si vous débutez

    Les lingots, c’est bien pour les gros investisseurs. Pour les autres, c’est cher, encombrant, et difficile à revendre. Préférez les pièces : Napoléon, Souverain britannique, American Eagle… Elles sont reconnues partout, faciles à stocker, et leur prime (la marge au-dessus du cours de l’or) est raisonnable.

    2. Méfiez-vous des « opportunités » trop belles

    En 2025, les arnaques à l’or pullulent. Sites frauduleux, vendeurs peu scrupuleux, faux certificats… Voici comment les éviter :

    • Achetez uniquement auprès de professionnels agréés (liste disponible sur le site de la Banque de France).
    • Exigez un certificat d’authenticité pour chaque achat.
    • Fuyez les offres « sans TVA » – c’est illégal en France, et c’est souvent le signe d’une escroquerie.
    • Comparez les prix. Le cours de l’or est public (Kitco, Bloomberg), et les marges des revendeurs sont transparentes.

    3. Stockez votre or en sécurité

    Un coffre à la banque, c’est bien. Un coffre chez vous, c’est risqué. En 2025, les cambriolages liés à l’or sont en hausse. Si vous tenez à garder votre or chez vous, investissez dans un coffre-fort homologué (norme EN 1143-1). Sinon, optez pour un coffre en banque ou un stockage dans un pays neutre comme la Suisse ou Singapour.

    4. Diversifiez les formes d’or

    Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Une partie en pièces, une autre en bijoux (oui, une chaîne en or compte), et pourquoi pas un peu d’or papier (ETF or, comme le Lyxor Gold) pour ceux qui veulent une exposition sans les contraintes de stockage.

    L’or physique vs. l’or papier : le match en 2025

    En 2025, les ETF or (comme le SPDR Gold Shares) ont le vent en poupe. Ils permettent d’investir dans l’or sans avoir à le stocker, avec des frais réduits. Mais attention : l’or papier, c’est de l’or que vous ne possédez pas vraiment. En cas de crise systémique, les ETF pourraient être gelés, ou pire, ne plus être adossés à de l’or physique.

    L’or physique, lui, est à vous. Personne ne peut vous le confisquer (sauf l’État, mais c’est une autre histoire). En 2025, avec les rumeurs de taxation des métaux précieux en Europe, certains investisseurs préfèrent garder leur or à l’étranger. La Suisse, Dubaï ou Singapour sont des destinations prisées pour leur stabilité et leur discrétion.

    Alors, or physique ou or papier ? Les deux, si possible. L’or papier pour la liquidité, l’or physique pour la sécurité.

    2025-2026 : vers une nouvelle ruée vers l’or ?

    Le 22 décembre 2025, j’ai écrit : « L’or, l’argent, le platine, tout est bon… » Ce n’était pas une boutade. Les signaux sont clairs :

    • Les banques centrales achètent de l’or à un rythme record. En 2024, elles en ont acheté plus de 1 000 tonnes, un niveau inédit depuis les années 1960. En 2025, la tendance se poursuit.
    • Les taux d’intérêt réels (taux nominaux moins inflation) sont négatifs dans la plupart des pays développés. Quand les obligations d’État rapportent moins que l’inflation, l’or devient attractif.
    • Les marchés actions sont surévalués. Le S&P 500 et le CAC 40 flirtent avec des records, mais les fondamentaux économiques ne suivent pas. Beaucoup d’investisseurs commencent à réduire leur exposition aux actions pour se tourner vers l’or.

    Alors, faut-il s’attendre à une explosion des prix ? Probablement. Les analystes de Goldman Sachs prévoient un cours de 2 500 dollars l’once d’ici fin 2026. D’autres, comme ceux de Bank of America, tablent sur 3 000 dollars. En euros, cela donnerait un cours de 2 300 à 2 800 euros l’once – contre environ 1 900 euros en novembre 2025.

    Le vrai risque ? Que les États décident de réguler (ou de taxer) plus lourdement l’or. En France, la taxe sur les plus-values pour les métaux précieux est déjà de 36,2 % (19 % de plus-value + 17,2 % de prélèvements sociaux). En Italie, elle est de 26 %. En Allemagne, l’or est exonéré de TVA, mais pas de taxe sur les plus-values. Si les prix montent trop, les gouvernements pourraient être tentés d’alourdir la fiscalité.

    Conclusion : l’or, une assurance contre l’incertitude

    En 2025, l’or n’est plus un placement exotique. C’est une assurance. Une protection contre l’inflation, les crises monétaires et les krachs boursiers. Ce n’est pas un hasard si les banques centrales en achètent des tonnes, ou si les particuliers reviennent vers ce métal après des années de désamour.

    Faut-il en acheter ? Oui, mais intelligemment. Pas question de tout miser sur l’or – la diversification reste la règle d’or (sans jeu de mots). Mais en avoir 5 à 10 % de son patrimoine en or physique, c’est une sage précaution.

    Et si vous ne savez pas par où commencer, achetez une chaîne en or. Pas pour la porter (quoi que…), mais pour avoir un actif tangible, liquide, et universel. Dans un monde où les monnaies papier perdent de leur valeur chaque jour, l’or reste le seul vrai argent.

    Bref. Achetez de l’or. Mais n’oubliez pas de garder un peu d’argent métal aussi. Parce que quand l’or monte, l’argent monte encore plus fort.

    Pour aller plus loin

    Sources et références