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  • La France en crise : entre exode des entrepreneurs et implosion politique
    La France en crise : entre exode des entrepreneurs et implosion politique
    La France traverse une crise profonde marquée par la révolte des entrepreneurs contre la politique fiscale socialiste et l’implosion spectaculaire de l’UMP. Cette double fracture économique et politique annonce des bouleversements majeurs dans le paysage français.

    La France va mal. Très mal même. Entre un gouvernement socialiste qui fait fuir ses entrepreneurs et une droite qui s’autodétruit dans des querelles dignes d’une cour de récréation, on assiste à un spectacle désolant qui n’augure rien de bon pour l’avenir du pays. Et pendant ce temps, nos voisins européens nous regardent avec un mélange de pitié et d’inquiétude.

    La révolte des « pigeons » : quand les entrepreneurs disent stop

    Vous avez entendu parler du mouvement des « pigeons » ? Ces entrepreneurs qui se sont levés contre le projet de taxation des plus-values de cession d’entreprise du gouvernement Ayrault ? Je les comprends parfaitement. Mieux, je les soutiens. Car derrière ce mouvement, c’est toute une vision de l’entrepreneuriat à la française qui est en jeu.

    Le problème est simple : le gouvernement socialiste considère les entrepreneurs comme des vaches à lait. Résultat ? « Les entrepreneurs français ne manifesteront pas. Ne demanderont plus rien. Vous ne les trouverez simplement plus en France. » C’est exactement ce qui est en train de se passer. J’observe quotidiennement des créateurs d’entreprise qui préparent leurs valises pour des cieux plus cléments fiscalement.

    Ce n’est pas qu’une question de startup du numérique. Les patrons de PME sont tout autant concernés. Tous des pigeons, comme je le dis souvent. Le collectif PME que je soutiens activement tire la sonnette d’alarme, mais qui écoute vraiment ?

    L’exode silencieux mais massif

    Fleur Pellerin peut toujours essayer de rassurer, la réalité est têtue : « les entrepreneurs qui s’exilent seront de moins en moins faciles à rapatrier ». Une fois qu’ils ont goûté à la liberté d’entreprendre ailleurs, pourquoi reviendraient-ils dans un pays qui les considère comme des profiteurs ?

    Les banques ne financent déjà plus les investissements. On en est réduit à imaginer que Google pourrait bientôt proposer des cartes de crédit aux entrepreneurs français ! C’est dire l’état de délabrement de notre système financier national.

    Et pendant ce temps, la Chine augmente ses dépenses de R&D de 23% en 2011. La tendance s’accélère encore en 2012. Nous sommes en train de perdre la bataille de l’innovation et de la compétitivité.

    L’implosion de l’UMP : une droite en miettes

    Si la situation économique est préoccupante, le spectacle politique offert par l’UMP ces derniers jours est simplement pathétique. La bataille Fillon-Copé pour la présidence du parti a révélé au grand jour les fractures profondes de la droite française.

    49,95% pour Fillon contre 50,05% pour Copé ? Qui peut croire qu’une telle configuration permettra une cohabitation sereine ? C’est de la poudre aux yeux. « C’était le dernier jour de l’UMP », j’en suis convaincu. Le réveil sera difficile, mais avec de nouvelles opportunités à droite.

    Vers une recomposition politique majeure

    Mon analyse ? L’UMP va montrer sa vraie nature et le Front National va prendre une place plus équilibrée entre toutes les forces politiques. Je pressens même une évolution radicale : l’UMP de Copé pourrait se transformer en extrême droite tandis que celle de Fillon pourrait se rapprocher de Marine Le Pen. Un scénario qui paraissait impensable il y a encore quelques mois.

    La situation est tellement ubuesque qu’on se demande s’il ne faudrait pas « envoyer les casques bleus » à l’UMP ! Entre contestations de résultats, annonces surprises avortées et silence assourdissant de Nicolas Sarkozy, on nage en plein vaudeville.

    Alain Juppé appelle à la raison, mais qui l’écoute encore ? Le parti est en train de s’autodétruire sous nos yeux. « UMP et les 7 nains », « L’UMP infernale », « Chérie j’ai rétréci l’UMP »… Les plaisanteries fusent sur les réseaux sociaux, mais derrière l’humour se cache une réalité dramatique pour la démocratie française.

    L’Europe en crise : entre Nobel de la paix et bruits de bottes

    Comme si la situation française n’était pas assez préoccupante, l’Europe dans son ensemble traverse une période de turbulences majeures. Le prix Nobel de la paix attribué à l’Union européenne ? Permettez-moi de rire. Après la « blague » du Nobel d’Obama, voici celle de l’Europe, « alors qu’on entend les bruits de bottes ».

    La crise économique qui secoue le continent depuis 2008 a révélé les failles profondes de la construction européenne. Les politiques d’austérité imposées aux pays du Sud créent des tensions sociales explosives. Je prédis d’ailleurs que nous connaîtrons bientôt ce qu’on appellera le « printemps européen ».

    La souveraineté nationale en question

    Un exemple frappant de notre perte de souveraineté ? « Google vs France 1-0… quand une entreprise privée américaine a le pouvoir de contraindre un état comme la France… » C’est exactement ce qui se passe avec les GAFA qui dictent leurs conditions aux États européens.

    La question de la sortie de l’euro commence à être posée sérieusement par certains responsables politiques. Mais attention : « les autres partenaires européens pourraient ne pas apprécier. La paix sera compromise. » Nous sommes pris dans un piège dont il sera difficile de sortir sans casse.

    Les signaux faibles d’un changement de paradigme

    Au-delà des crises politiques et économiques, je perçois des signaux faibles mais significatifs d’un changement profond de notre société. The Phone House ferme un tiers de ses magasins en France. Starbucks se diversifie dans le thé avec sa marque Teavana. Ces mouvements économiques apparemment anodins révèlent des transformations profondes des modes de consommation.

    François Hollande et Jean-Marc Ayrault seront « bientôt à moins de 30% dans les sondages », j’en suis persuadé. La désillusion est déjà palpable, cinq mois seulement après l’élection présidentielle. Le changement promis n’est pas au rendez-vous, et les Français commencent à s’en rendre compte.

    La montée des alternatives politiques

    Face à ce désastre, des voix s’élèvent pour proposer des alternatives. Le MoDem milite pour le vote blanc et la proportionnelle intégrale à l’Assemblée. Des idées qui méritent d’être débattues sérieusement si on veut sortir de l’impasse actuelle.

    Mais au-delà des propositions institutionnelles, c’est tout notre modèle économique et social qui doit être repensé. Comment attirer et retenir les talents et les entrepreneurs ? Comment réconcilier justice sociale et efficacité économique ? Comment retrouver notre souveraineté sans tomber dans le repli sur soi ?

    Conclusion : la France à la croisée des chemins

    La France se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire. Entre fuite des cerveaux et des capitaux, implosion de la droite républicaine, montée des extrêmes et crise européenne, les défis sont immenses. Mais les crises sont aussi des opportunités de rebond.

    Il est urgent de prendre conscience de la gravité de la situation. Les entrepreneurs qui partent aujourd’hui ne reviendront pas demain. Les fractures politiques qui se creusent laisseront des traces durables. L’Europe qui vacille pourrait bien s’effondrer.

    Demain, je serai à Luxembourg pour une conférence avec l’économiste Nouriel Roubini. J’ai hâte d’entendre son analyse de la situation. Car si nous voulons éviter le pire, il nous faut d’abord comprendre ce qui nous arrive. Et ensuite, avoir le courage de prendre les décisions qui s’imposent, même si elles sont douloureuses.

    La France a connu d’autres crises dans son histoire. Elle s’en est toujours relevée. Mais cette fois, rien n’est garanti. Tout dépendra de notre capacité collective à regarder la réalité en face et à agir en conséquence. Le temps presse.

    Pour aller plus loin

    • Le mouvement des Pigeons – Analyse approfondie de la révolte des entrepreneurs français face à la fiscalité
    • La crise de l’UMP – Chronique d’une implosion annoncée et ses conséquences sur la droite française
    • L’Europe en question – Les défis de la construction européenne face aux crises multiples
    • L’exode des entrepreneurs – Enquête sur les Français qui choisissent l’expatriation fiscale
    • Les alternatives politiques – Tour d’horizon des propositions pour sortir de la crise démocratique

    Photo : Norbu GYACHUNG / Unsplash

  • L’exode silencieux des entrepreneurs français : quand le talent fuit sans manifester
    L’exode silencieux des entrepreneurs français : quand le talent fuit sans manifester
    Les entrepreneurs français ne manifestent plus, ils votent avec leurs pieds. Face à la politique fiscale du nouveau gouvernement, l’exode des créateurs d’entreprise s’accélère dans un silence assourdissant. Un phénomène qui pourrait coûter très cher à l’économie française.

    Vous savez ce qui me frappe le plus dans la France d’octobre 2012 ? Ce n’est pas le matraquage fiscal annoncé. Ce n’est pas la diabolisation systématique de ceux qui créent de la richesse. Non, c’est le silence. Le silence assourdissant des entrepreneurs qui, un à un, plient bagage sans faire de bruit.

    Je viens de passer deux semaines à Londres et à Genève. À chaque fois, le même constat : des dizaines d’entrepreneurs français fraîchement débarqués, le regard à la fois soulagé et amer. Ils ne manifestent pas. Ils ne signent pas de pétitions. Ils partent, c’est tout.

    Le syndrome #geonpi : quand les entrepreneurs votent avec leurs pieds

    Le hashtag #geonpi (« Gens Entrepreneurs Oubliés Non Pris en considération par l’Intelligentsia ») fait fureur sur Twitter ces derniers jours. Il cristallise le sentiment d’abandon d’une génération d’entrepreneurs face à un gouvernement qui semble considérer la réussite économique comme suspecte par nature.

    Contrairement aux agriculteurs qui bloquent les routes ou aux syndicats qui défilent dans les rues, les entrepreneurs ont choisi une forme de protestation bien plus radicale : l’exil fiscal et entrepreneurial. Pas de banderoles, pas de slogans. Juste des valises et un billet d’avion.

    Les chiffres commencent à donner le vertige. Selon les estimations officieuses (car évidemment, Bercy se garde bien de communiquer là-dessus), le nombre de départs d’entrepreneurs français aurait doublé depuis mai 2012. Les destinations privilégiées ? Londres, Genève, Bruxelles, mais aussi Singapour et les États-Unis pour les plus ambitieux.

    La goutte d’eau fiscale qui fait déborder le vase entrepreneurial

    Le projet de budget 2013 présenté fin septembre a sonné comme un tocsin pour beaucoup. Taxe à 75% sur les hauts revenus, plafonnement du quotient familial, hausse de l’ISF, taxation accrue des plus-values… La liste est longue et douloureuse.

    Mais au-delà des chiffres, c’est le discours ambiant qui fait mal. Quand un ministre du Budget comme Jérôme Cahuzac semble considérer que les entrepreneurs sont des vaches à lait corvéables à merci, comment s’étonner qu’ils cherchent des pâturages plus cléments ?

    Un ami entrepreneur me confiait la semaine dernière : « Je ne suis pas parti pour payer moins d’impôts. Je suis parti parce qu’en France, on me fait sentir que je suis un salaud de gagner de l’argent en créant des emplois. »

    Les signaux d’alarme ignorés

    Depuis des mois, les signaux s’accumulent pourtant :

    • Les incubateurs parisiens voient leurs meilleurs éléments partir à Londres ou Berlin
    • Les business angels français investissent de plus en plus à l’étranger
    • Les jeunes diplômés des grandes écoles créent directement leur startup hors de France
    • Les success stories françaises (Criteo, Dailymotion, PriceMinister) installent leur siège social ailleurs

    Mais visiblement, rue de Bercy, on préfère compter les recettes fiscales à court terme plutôt que s’inquiéter de l’hémorragie de talents à long terme.

    Le piège de l’idéologie : quand la France tue sa poule aux œufs d’or

    Ce qui se joue actuellement, c’est bien plus qu’une simple optimisation fiscale. C’est une rupture profonde entre la France et ses forces vives entrepreneuriales. Une rupture qui risque de coûter très cher.

    Car contrairement à ce que semblent croire nos dirigeants, les entrepreneurs ne sont pas des rentiers parasites. Ce sont eux qui créent les emplois de demain, qui innovent, qui prennent des risques. Les faire fuir, c’est hypothéquer l’avenir économique du pays.

    L’effet domino entrepreneurial

    Le plus inquiétant, c’est l’effet d’entraînement. Quand un entrepreneur part, il emmène souvent avec lui :

    • Ses meilleurs collaborateurs
    • Son réseau de fournisseurs
    • Ses projets de développement
    • Les emplois qu’il aurait créés
    • Les impôts qu’il aurait payés (et oui, même taxés « normalement », les entrepreneurs paient des impôts !)

    C’est tout un écosystème qui se délite, pierre par pierre.

    Le réveil sera douloureux

    Je suis convaincu que nos gouvernants actuels sont sincèrement persuadés que les entrepreneurs français ne partiront pas vraiment. Qu’ils bluffent. Qu’au final, l’attachement à la France l’emportera sur les considérations économiques.

    Quelle naïveté ! Les entrepreneurs d’aujourd’hui sont nés avec l’Europe, ont grandi avec Internet, travaillent avec le monde entier. Pour eux, s’installer à Londres ou à Genève n’est pas plus compliqué que de déménager de Paris à Lyon.

    Le réveil va être brutal. D’ici quelques mois, quand les recettes fiscales s’effondreront faute de contributeurs, quand le chômage explosera faute de créateurs d’emplois, quand l’innovation française sera définitivement délocalisée… il sera trop tard pour pleurer.

    Les premiers signes du désastre

    Les indicateurs avancés sont déjà au rouge :

    • Les créations d’entreprises innovantes chutent depuis juin
    • Les levées de fonds se raréfient
    • Les projets d’embauche sont gelés
    • Les investissements sont reportés ou annulés

    Mais qui s’en soucie ? Certainement pas ceux qui pensent qu’on peut relancer l’économie en embauchant des fonctionnaires et en taxant ceux qui créent de la richesse.

    Changer de cap avant le naufrage

    Il est encore temps d’éviter le pire. Mais cela suppose un changement radical de perspective. Arrêter de considérer les entrepreneurs comme des ennemis de classe. Comprendre que leur réussite est notre réussite collective. Créer un environnement fiscal et réglementaire qui encourage la prise de risque plutôt que de la punir.

    Bref, il faudrait une révolution culturelle. Or, avec le gouvernement actuel, on en prend exactement le chemin inverse. La fuite des cerveaux et des entrepreneurs ne fait que commencer.

    Vous savez quoi ? En écrivant ces lignes, je réalise que moi aussi, pour la première fois de ma vie, je commence à regarder ailleurs. Pas par cupidité. Par lassitude. Lassitude de me battre dans un pays qui semble ne plus vouloir de ses entrepreneurs.

    Alors oui, il est urgent de changer de gouvernement, et de président. Avant qu’il ne soit définitivement trop tard. Avant que la France ne devienne un musée économique, belle mais stérile, vivant de ses souvenirs de grandeur passée pendant que le monde avance sans elle.

    Les entrepreneurs français ne manifesteront pas. Ils partiront. En silence. Et leur absence fera plus de bruit que toutes les manifestations du monde.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    • Données sur les créations d’entreprises : INSEE, octobre 2012
    • Estimations des départs d’entrepreneurs : compilation de sources bancaires privées
    • Projet de loi de finances 2013 : documents officiels du gouvernement
    • Témoignages d’entrepreneurs : entretiens directs, octobre 2012

    Photo : Xuewen Qing / Unsplash

  • France : la spirale infernale d’un pays qui se saborde
    France : la spirale infernale d’un pays qui se saborde
    La France accumule les décisions économiques contre-productives : hausse du plafond du Livret A qui assèche l’économie réelle, suppression des exonérations sur les heures supplémentaires et rigidité du marché du travail. Résultat : le chômage explose et les entreprises suffoquent.

    Trois millions de chômeurs officiels. Voilà où nous en sommes en septembre 2012. Et franchement, ce n’est qu’un début. À ce rythme, je parie sur 3,5 millions d’ici 2014. Pourquoi ? Parce que nos dirigeants accumulent les décisions économiques aberrantes avec une constance qui forcerait presque l’admiration si elle n’était pas si tragique.

    Prenez le relèvement du plafond du Livret A. Une mesure présentée comme sociale, populaire même. En réalité ? Une bombe à retardement pour notre économie. Je vais vous expliquer pourquoi cette décision, comme tant d’autres, révèle l’incompréhension profonde de nos élites face aux mécanismes économiques de base.

    Le Livret A : quand l’épargne devient un piège mortel pour l’économie

    Le gouvernement vient d’augmenter le plafond du Livret A. Bravo. Vraiment, bravo. Vous savez ce que cela signifie concrètement ? Que des milliards d’euros supplémentaires vont être soustraits à l’économie réelle pour dormir tranquillement sur des comptes défiscalisés.

    Comprenons-nous bien : le Livret A, c’est de l’argent qui ne finance ni les entreprises, ni l’innovation, ni l’emploi. C’est de l’argent stérilisé, neutralisé, castré. Dans un pays qui compte déjà 3 millions de chômeurs, encourager les Français à planquer encore plus leur épargne relève soit de l’incompétence crasse, soit du sabotage délibéré.

    Les chiffres sont édifiants : l’encours total des Livrets A et LDD dépasse déjà les 350 milliards d’euros. C’est l’équivalent de 17% du PIB français qui dort au lieu de travailler. Et on en rajoute une couche ?

    Pendant ce temps, les PME crèvent faute de financement. Les banques, gavées de liquidités dormantes, n’ont aucune incitation à prêter aux entreprises. Résultat : l’investissement productif s’effondre, l’innovation se meurt, et les emplois disparaissent. Mais rassurez-vous, l’épargne des Français est bien au chaud.

    La double peine des heures supplémentaires : comment tuer le pouvoir d’achat

    Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement s’apprête à porter un coup fatal au pouvoir d’achat des salariés. La suppression des exonérations sur les heures supplémentaires, c’est 1 à 12% de salaire net en moins pour des millions de Français. Je répète : 1 à 12% EN MOINS.

    Vous imaginez l’impact ? Un ouvrier qui complétait ses fins de mois avec quelques heures sup va voir son revenu fondre. Une caissière qui acceptait des horaires décalés pour boucler son budget va devoir faire des choix cornéliens. Et tout ça pourquoi ? Pour récupérer quelques milliards qui seront immédiatement engloutis dans le tonneau des Danaïdes de la dépense publique.

    L’ironie, c’est que cette mesure va mécaniquement réduire la consommation, donc l’activité économique, donc les recettes fiscales. C’est ce qu’on appelle scier la branche sur laquelle on est assis. Mais visiblement, à Bercy, on préfère les symboles idéologiques aux réalités économiques.

    L’effet domino sur la consommation

    Moins de revenus pour les salariés, c’est moins de consommation. Moins de consommation, c’est moins de chiffre d’affaires pour les entreprises. Moins de chiffre d’affaires, c’est moins d’embauches, voire des licenciements. Et la boucle est bouclée : on fabrique du chômage en prétendant le combattre.

    Les économistes appellent ça le multiplicateur keynésien inversé. Moi j’appelle ça de la connerie pure et simple.

    Carburants : la taxe invisible qui étrangle l’économie

    Ah, et j’oubliais le meilleur : les carburants. On frôle déjà les 2 euros le litre dans certaines stations. Ma prédiction ? 2,50 euros avant 2015. Et Moscovici qui fait comme si de rien n’était.

    Vous savez ce que représente le carburant dans l’économie française ? Tout. Les camions qui livrent vos magasins roulent au gazole. Les commerciaux qui démarchent les clients roulent à l’essence. Les artisans qui se déplacent sur les chantiers carburent au sans-plomb. Augmenter le prix du carburant, c’est augmenter le coût de TOUT.

    Un transporteur routier m’expliquait récemment que le gazole représentait 35% de ses charges. 35% ! Comment voulez-vous qu’il reste compétitif face à ses concurrents polonais ou roumains ? Comment voulez-vous qu’il maintienne ses emplois ?

    L’impact sur les zones rurales

    Et je ne parle même pas des zones rurales, où la voiture n’est pas un luxe mais une nécessité vitale. Des millions de Français n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Pour eux, l’explosion du prix des carburants, c’est une amputation pure et simple de leur pouvoir d’achat.

    Mais bon, nos élites parisiennes qui prennent le métro ne voient pas le problème.

    Le marché du travail : quand la rigidité tue l’emploi

    Arnaud Montebourg, notre ministre du Redressement productif (quelle blague ce titre), devrait écouter les entrepreneurs au lieu de pontifier. Nous avons besoin de flexibilité. F-L-E-X-I-B-I-L-I-T-É.

    Laissez-nous embaucher librement. Laissez-nous désembaucher quand c’est nécessaire. C’est la condition sine qua non pour créer de l’emploi durable. Vous savez pourquoi les patrons n’embauchent pas ? Parce qu’ils ont peur de ne pas pouvoir ajuster leurs effectifs en cas de retournement de conjoncture.

    Résultat : on préfère l’intérim, les CDD, la sous-traitance. Tout sauf le CDI qui est devenu un boulet. C’est ça que vous voulez ? Une économie de précarité généralisée ?

    L’exemple des pays qui ont réussi

    Regardez le Danemark avec sa flexisécurité. Regardez l’Allemagne avec ses réformes Hartz. Ces pays ont compris qu’un marché du travail fluide créait plus d’emplois qu’un marché rigide. Mais en France, on préfère l’immobilisme idéologique.

    Un patron de PME me confiait récemment : « J’ai trois postes à pourvoir, mais j’hésite. Si ça se passe mal, je suis coincé. » Trois emplois non créés à cause de la peur. Multipliez ça par des milliers d’entreprises, et vous comprenez pourquoi le chômage explose.

    Le nucléaire : symbole de notre déclin industriel

    Et que dire de notre filière nucléaire ? Montebourg parle de filière d’avenir. Mais de quel avenir parle-t-il ? Du démantèlement des centrales ? Parce que c’est bien la seule perspective qui se dessine.

    La France avait un avantage compétitif énorme avec son parc nucléaire. Une électricité abondante et bon marché. Un savoir-faire reconnu mondialement. Et qu’est-ce qu’on fait ? On saborde tout ça sur l’autel de l’idéologie verte.

    Pendant ce temps, la Chine construit des centrales à tour de bras. L’Inde aussi. Même les Émirats arabes unis s’y mettent. Mais nous, on préfère fermer Fessenheim et planter des éoliennes qui ne tournent que quand il y a du vent.

    La liberté d’expression : jusqu’où peut-on aller ?

    L’affaire Charlie Hebdo de cette semaine pose une vraie question. Jusqu’où peut aller la liberté d’expression ? Est-ce intelligent de publier des caricatures qui vont mettre le feu aux poudres dans le monde musulman ?

    Je défends la liberté d’expression. C’est un principe non négociable. Mais la liberté, c’est aussi la responsabilité. Quand on sait qu’une publication va déclencher des violences, des morts peut-être, est-ce vraiment le moment de jouer les provocateurs ?

    On me dira que céder à la menace, c’est renoncer à nos valeurs. Certes. Mais opposer systématiquement les communautés, est-ce vraiment défendre nos valeurs ? Ou est-ce juste remuer la merde pour le plaisir ?

    Les Roms : l’hypocrisie à son paroxysme

    Et pour finir, parlons des Roms. Tout le monde a un avis, tout le monde veut qu’ils soient « intégrés en douceur ». Très bien. J’ai une solution simple : que ceux qui prônent l’intégration les hébergent chez eux.

    C’est facile d’être généreux avec l’argent des autres. C’est facile de prôner l’accueil quand on habite un quartier protégé. Mais quand il s’agit de passer à l’acte, bizarrement, il n’y a plus personne.

    L’hypocrisie de notre société n’a jamais été aussi criante. On veut le beurre et l’argent du beurre. On veut être humaniste sans en payer le prix. On veut la bonne conscience sans les contraintes.

    David contre Goliath : quand les citoyens se rebellent

    Heureusement, certains citoyens ne se laissent pas faire. Prenez Bruno Boulefkhad. Ce type mène un combat incroyable contre les banques. Son site bruno-boulefkhad.fr est une mine d’informations pour tous ceux qui en ont marre de se faire plumer.

    C’est ça dont on a besoin. Des citoyens qui se lèvent, qui disent non, qui refusent la fatalité. Des « Boulefkhad » partout en France qui reprennent le pouvoir sur leur vie.

    Parce que si on attend que nos dirigeants nous sauvent, on peut attendre longtemps. Ils sont trop occupés à creuser le trou dans lequel ils nous enterrent.

    Conclusion : le réveil ou la chute

    Voilà où nous en sommes. Un pays qui s’autodétruit méthodiquement. Des dirigeants qui accumulent les erreurs. Une population qui subit.

    Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand allons-nous accepter cette descente aux enfers ? Jusqu’à quand allons-nous laisser des incompétents décider de notre avenir ?

    La France a tous les atouts pour réussir. Des entrepreneurs brillants, des salariés compétents, des ressources abondantes. Il ne manque qu’une chose : du bon sens au sommet de l’État.

    Remettez l’entrepreneur au centre du jeu. Libérez les énergies. Arrêtez de taxer, de réglementer, d’entraver. Faites confiance aux Français au lieu de les infantiliser.

    Bref. Soit on se réveille maintenant, soit on continue la descente. À vous de choisir.

    Pour aller plus loin

    • Les Échos – Analyses économiques quotidiennes sur la situation française
    • INSEE – Statistiques officielles sur le chômage et l’économie
    • Rapport Gallois – État des lieux de la compétitivité française (à paraître)
    • OCDE – Comparaisons internationales des politiques économiques
    • Bruno-boulefkhad.fr – Combat citoyen contre les dérives bancaires

    Sources et références

    • INSEE – Chiffres du chômage août 2012
    • Banque de France – Encours Livret A et LDD 2012
    • Ministère de l’Économie – Réforme de la défiscalisation des heures supplémentaires
    • Union Française des Industries Pétrolières – Prix moyens des carburants
    • Eurostat – Comparaisons européennes du marché du travail

    Photo : KOBU Agency / Unsplash