Catégorie : SOCIÉTÉ

  • Quand les banlieues s’embrasent, c’est la crise insurrectionnelle
    Quand les banlieues s’embrasent, c’est la crise insurrectionnelle
    La France traverse depuis trois jours une crise insurrectionnelle majeure déclenchée par la mort de Nahel à Nanterre. Les émeutes se propagent dans plus de neuf villes, révélant l’ampleur des tensions sociales accumulées dans les quartiers populaires. Cette explosion de violence interroge sur l’efficacité des politiques publiques et annonce potentiellement des semaines de troubles.

    J’observe depuis trois jours une France que beaucoup refusent de voir. Une France en colère, une France qui brûle, une France qui dit non par la violence faute d’avoir été entendue par le dialogue.

    La mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre mardi dernier, a déclenché ce que je n’hésite pas à qualifier de mouvement insurrectionnel. Pas une simple émeute, pas un simple débordement. Une insurrection.

    Et contrairement à ce que martèlent les plateaux télé, rien de tout cela ne me surprend.

    L’embrasement : de Nanterre à la France entière

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En moins de 72 heures, les troubles se sont étendus à au moins neuf villes. Nanterre, Colombes, Gennevilliers, Suresnes, Asnières-sur-Seine, Villeneuve-la-Garenne pour la région parisienne. Mais aussi Bordeaux, Nantes, Colmar. Des signalements à Lyon et Grenoble.

    Ce qui frappe, c’est la coordination. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #ToutCramer circule massivement. Les jeunes des quartiers se mobilisent, s’organisent, appellent à la « mobilisation générale ».

    Cette organisation numérique change tout. En 2005, lors des émeutes de Clichy-sous-Bois, les révoltés communiquaient par SMS. Aujourd’hui, ils utilisent TikTok, Snapchat, Telegram. La vitesse de propagation s’en trouve décuplée.

    Je lis dans leurs messages une détermination que je n’avais pas vue depuis les Gilets Jaunes. L’objectif affiché ? « Entrer dans Paris ». Et hier soir, ils l’ont fait. Le dispositif policier a été percé.

    Au-delà de la colère : les racines du mal

    Pour comprendre cette explosion, il faut remonter aux causes profondes. Ces quartiers accumulent depuis des décennies les échecs des politiques publiques.

    Le chômage des jeunes y dépasse souvent les 40%. Les discriminations à l’embauche restent massives. Les contrôles au faciès alimentent un sentiment d’humiliation permanent. Les promesses politiques se succèdent sans jamais se concrétiser.

    Ajoutons à cela une crise économique qui frappe de plein fouet les classes populaires. L’inflation, la précarité énergétique, la hausse des loyers. Ces jeunes voient leur avenir se rétrécir jour après jour.

    Paradoxe saisissant : alors que des dizaines de manifestations pacifiques contre la réforme des retraites n’ont produit aucun changement politique majeur, trois nuits d’émeutes forcent déjà l’exécutif à réagir. Le message est clair : en France, seule la violence fait bouger les lignes.

    Une stratégie insurrectionnelle assumée

    Ce qui distingue ces événements des précédentes émeutes, c’est leur dimension stratégique. Les insurgés – car c’est bien de cela qu’il s’agit – ne se contentent pas de casser du mobilier urbain.

    Ils visent les symboles de l’État : commissariats, mairies, écoles. Ils s’attaquent aux infrastructures : transports publics, centres commerciaux. Ils cherchent à paralyser le fonctionnement normal de la société.

    Cette stratégie révèle une maturité politique nouvelle. Ces jeunes ont compris que pour se faire entendre, il faut frapper là où ça fait mal : l’économie, les services publics, l’ordre social.

    Le timing n’est pas non plus un hasard. Nous sommes à deux semaines du 14 juillet. Si ce mouvement maintient sa dynamique, la fête nationale pourrait se transformer en cauchemar pour les autorités.

    Les risques d’instrumentalisation

    Dans ce contexte explosif, je redoute l’intervention d’éléments extérieurs. L’histoire nous enseigne que les mouvements insurrectionnels attirent toujours des opportunistes : groupuscules d’extrême droite ou d’extrême gauche, délinquants de droit commun, agents provocateurs.

    La France étant engagée dans ce que j’appelle une « guerre mondiale hybride » – entre tensions géopolitiques, cyberattaques et déstabilisation informationnelle – l’hypothèse d’une instrumentalisation étrangère ne peut être écartée.

    Ces ingérences potentielles risquent de transformer une légitime révolte sociale en chaos incontrôlable. C’est le piège à éviter absolument.

    L’impasse sécuritaire

    Face à cette crise, je vois déjà se dessiner les réponses traditionnelles : couvre-feu, renforts policiers, état d’urgence peut-être. Toujours plus de répression, jamais plus de justice sociale.

    Cette approche purement sécuritaire est vouée à l’échec. Elle ne fait qu’alimenter le cycle de la violence. Les jeunes des quartiers le savent : chaque bavure policière, chaque contrôle humiliant, chaque discrimination renforce leur détermination.

    La vraie question n’est pas de savoir comment arrêter ces émeutes, mais comment s’attaquer enfin aux causes qui les produisent. Emploi, éducation, logement, respect : voilà les vrais enjeux.

    Mais j’ai peur que nos dirigeants, une fois de plus, choisissent la facilité de la matraque plutôt que la complexité des réformes structurelles.

    Vers des semaines d’instabilité ?

    Mon analyse de la situation me conduit à un pronostic inquiétant : ces révoltes pourraient durer des semaines, voire des mois. La détermination que je perçois chez ces jeunes, leur capacité d’organisation, l’ampleur géographique du mouvement, tout concourt à une crise longue.

    Nous pourrions même atteindre un niveau d’insurrection comparable à celui des Gilets Jaunes, mais avec une dimension urbaine et sociale différente.

    Cette perspective devrait terrifier nos dirigeants. Mais au lieu de réfléchir aux causes profondes, je les vois déjà préparer leurs éléments de langage sur « l’ordre républicain » et « la fermeté de l’État ».

    Bref. Nous voici face à un choix historique : continuer dans le déni et la répression, ou enfin regarder la réalité en face et engager les réformes que ces quartiers attendent depuis quarante ans.

    J’ai bien peur de connaître la réponse.

    Pour aller plus loin

  • Titan : les questions techniques et procédurales que personne ne pose
    Titan : les questions techniques et procédurales que personne ne pose
    La tragédie du submersible Titan révèle des lacunes troublantes dans la conception technique de l’engin et soulève des questions sur la transparence des procédures d’embarquement. L’absence de système de décompression visible et la rapidité de découverte des débris interrogent sur les véritables circonstances de cette expédition touristique vers l’épave du Titanic.

    La disparition du submersible Titan le 18 juin 2023 lors d’une expédition touristique vers l’épave du Titanic a captivé l’attention mondiale. Mais au-delà de l’émotion légitime face à cette tragédie, certaines questions techniques et procédurales méritent qu’on s’y attarde plus longuement.

    Quand j’ai appris qu’une expédition de milliardaires partait visiter l’épave du Titanic par 3800 mètres de fond, je me suis naturellement attendu à voir un engin de haute technologie. Un submersible capable de résister à des pressions de près de 380 fois la pression atmosphérique, équipé des systèmes de sécurité les plus avancés.

    Ce que j’ai découvert m’a profondément interpellé.

    Un submersible aux spécifications troublantes

    Le Titan d’OceanGate mesurait 6,7 mètres de long pour 2,8 mètres de large et pesait environ 10 tonnes. Sa coque était constituée d’un assemblage hybride : titane pour les extrémités, fibre de carbone pour le cylindre central. Un choix technique déjà controversé dans la communauté des ingénieurs navals.

    À 3800 mètres de profondeur, la pression atteint 38 MPa, soit 380 bars. Pour donner une idée de cette pression phénoménale : elle équivaut au poids d’une tour Eiffel posée sur chaque mètre carré de surface.

    Les submersibles habités opérant à de telles profondeurs sont traditionnellement construits avec des coques sphériques en titane ou en acier haute résistance. La géométrie sphérique répartit uniformément les contraintes, tandis que les matériaux métalliques offrent une résistance et une prévisibilité éprouvées.

    Le choix d’OceanGate de combiner titane et fibre de carbone dans une géométrie cylindrique posait déjà des défis considérables. Les coefficients de dilatation différents entre ces matériaux créent des points de contrainte lors des cycles de compression-décompression.

    L’énigme du système de décompression

    Un aspect me frappe particulièrement dans cette affaire : l’absence totale de discussion sur le système de gestion de la pression interne et les procédures de décompression.

    Dans la plongée sous-marine classique, la remontée depuis de grandes profondeurs nécessite des paliers de décompression stricts. À 40 mètres de fond déjà, un plongeur doit respecter des paliers pour éviter l’accident de décompression, potentiellement mortel.

    Pour un submersible descendant à 3800 mètres, la question de la gestion atmosphérique devient cruciale. Comment la pression interne était-elle maintenue ? Existait-il un système de décompression progressive ? Les photos disponibles du Titan ne montrent aucun équipement visible de ce type.

    Les submersibles professionnels utilisent généralement des systèmes sophistiqués : réservoirs d’air comprimé, régulateurs de pression, systèmes de purification de l’atmosphère, capteurs de surveillance continue. Ces équipements sont vitaux non seulement pour la descente et la remontée, mais aussi pour maintenir une atmosphère respirable pendant plusieurs heures.

    L’intérieur du Titan, d’après les images diffusées, ressemblait davantage à un camping-car spartiate qu’à un laboratoire sous-marin de haute technologie.

    Des procédures d’embarquement dans l’ombre

    Un autre aspect troublant concerne le manque total de transparence sur les procédures d’embarquement des cinq passagers.

    Dans l’aéronautique commerciale, chaque vol fait l’objet d’une documentation exhaustive : plan de vol, vérifications pré-vol, enregistrement des passagers, procédures de sécurité. Cette traçabilité n’existe pas seulement pour des raisons administratives, mais constitue un élément fondamental de la sécurité.

    Pour une expédition à 3800 mètres de profondeur, on pourrait s’attendre à des protocoles encore plus rigoureux. Pourtant, nous n’avons accès à aucune image, aucune vidéo, aucun document sur l’embarquement du 18 juin 2023.

    Cette absence interpelle d’autant plus que l’expédition était présentée comme un événement exclusif facturé 250 000 dollars par passager. À ce tarif, on imagine naturellement une documentation complète de l’expérience.

    Les questions se multiplient : les passagers ont-ils reçu une formation spécifique ? Des consignes de sécurité ont-elles été dispensées ? Le submersible a-t-il fait l’objet de vérifications pré-plongée documentées ?

    Une découverte de débris étonnamment rapide

    La rapidité avec laquelle les débris du Titan ont été localisés soulève également des interrogations légitimes.

    L’océan Atlantique Nord, à 3800 mètres de profondeur, représente un environnement d’une complexité extrême pour les recherches. Les courants profonds, l’obscurité totale, le relief accidenté du fond marin rendent toute opération de recherche particulièrement ardue.

    Historiquement, la localisation d’épaves en grande profondeur nécessite des moyens considérables et des durées importantes. L’épave du Titanic elle-même n’a été découverte qu’en 1985, soit 73 ans après le naufrage, malgré de nombreuses expéditions de recherche.

    Les débris du Titan ont été identifiés le 22 juin, soit quatre jours après la perte de contact. Cette efficacité, bien que remarquable sur le plan technique, interroge sur les moyens déployés et la précision des zones de recherche.

    Les robots sous-marins utilisés, des ROV (Remotely Operated Vehicles), nécessitent des navires-supports équipés de systèmes de positionnement dynamique et de treuils capables de déployer plusieurs kilomètres de câbles. La coordination de ces moyens en si peu de temps témoigne d’une logistique impressionnante.

    Les zones d’ombre d’une industrie naissante

    L’affaire Titan révèle les limites d’une industrie du tourisme sous-marin de haute profondeur encore balbutiante et largement autorégulée.

    Contrairement à l’aviation commerciale, soumise à des réglementations internationales strictes, le tourisme sous-marin en eaux internationales évolue dans un vide juridique relatif. Les certifications, quand elles existent, relèvent souvent d’organismes privés aux standards variables.

    OceanGate avait fait le choix de ne pas certifier le Titan auprès d’organismes comme l’American Bureau of Shipping ou Det Norske Veritas, arguant que ces procédures freineraient l’innovation. Une position qui, rétrospectivement, interroge sur l’équilibre entre innovation et sécurité.

    Cette autorégulation pose des questions fondamentales : qui contrôle la sécurité de ces expéditions ? Quels standards techniques s’appliquent ? Comment protéger des clients qui paient des sommes considérables pour des expériences aux risques mal évalués ?

    Les leçons d’une tragédie annoncée ?

    Plusieurs experts de l’industrie sous-marine avaient exprimé leurs réserves sur le concept du Titan avant même cette expédition fatale.

    En 2018, plus de 30 experts de l’industrie avaient signé une lettre adressée à OceanGate, exprimant leurs préoccupations sur l’approche « expérimentale » de la société. Ils pointaient notamment les risques liés aux matériaux composites en grande profondeur et l’absence de certification indépendante.

    Ces alertes n’ont manifestement pas été entendues. Ou plutôt, elles ont été balayées au nom de l’innovation et de la disruption d’une industrie jugée trop conservatrice.

    Cette tragédie soulève une question plus large : dans notre société fascinée par l’innovation et la disruption, jusqu’où peut-on repousser les limites de la sécurité au nom du progrès ?

    Les réglementations et certifications, souvent perçues comme des freins à l’innovation, constituent en réalité le fruit d’années d’expérience et d’accidents. Elles ne sont pas des obstacles au progrès, mais les fondations sur lesquelles construire une innovation responsable.

    Trop d’éléments restent dans l’ombre pour considérer ce dossier comme clos. Les familles des victimes, comme la communauté scientifique et industrielle, méritent des réponses complètes sur les circonstances techniques et procédurales de cette tragédie.

    Car au-delà de l’émotion légitime, c’est la crédibilité de toute une industrie naissante qui se joue dans la transparence de cette enquête.

    Sources et références

    Pour aller plus loin

    Photo : NOAA / Unsplash

  • « L’intelligence artificielle » n’existe pas, pourquoi je refuse cette imposture technologique
    « L’intelligence artificielle » n’existe pas, pourquoi je refuse cette imposture technologique
    L’intelligence artificielle telle qu’on nous la présente aujourd’hui n’existe pas. Ce ne sont que des algorithmes, parfois sophistiqués, mais toujours dépourvus de la moindre intelligence réelle. Un développeur qui a créé son premier système conversationnel en 1986 décrypte l’imposture.

    Je suis un gros nul en intelligence artificielle.

    Voilà, c’est dit. Après 37 ans à développer des systèmes conversationnels, des moteurs d’inférence et ce qu’on appelle aujourd’hui pompeusement des « IA », je peux enfin l’avouer : je n’ai jamais créé la moindre intelligence. Juste des algorithmes. Des lignes de code qui simulent, qui imitent, qui donnent l’illusion. Mais jamais qui pensent.

    Cette confession n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un cri d’alarme face à l’imposture technologique la plus massive de notre époque.

    Mon premier « ChatGPT » tournait sur Amstrad en 1986

    Laissez-moi vous raconter une anecdote. En 1986, j’ai développé mon premier logiciel conversationnel. Un programme qui tournait sur Amstrad CPC, avec ses 64 Ko de mémoire vive. Ce système était déjà capable de tenir une conversation, de répondre à des questions, d’apprendre de ses interactions. On appelait ça un « système expert » à l’époque.

    Deux ans plus tard, en 1988, je créais un logiciel d’aide au diagnostic médical d’urgence. Il posait des questions, analysait les symptômes, proposait des diagnostics probables. Les médecins étaient bluffés. « C’est magique ! » disaient-ils. Non, c’était juste un arbre de décision sophistiqué avec une base de connaissances médicales.

    Vous savez quoi ? Fondamentalement, ChatGPT ne fait rien de plus. Oh bien sûr, il a accès à des milliards de paramètres au lieu de mes quelques milliers. Il tourne sur des serveurs surpuissants au lieu d’un ordinateur 8 bits. Mais le principe reste le même : pattern matching, statistiques, probabilités. Pas d’intelligence.

    La seule vraie différence ? Le marketing.

    L’affaire du petit Grégory ou comment l’IA déshumanise

    Fin avril 2023, une vidéo fait le buzz. On y voit le petit Grégory Villemin, assassiné en 1984, « ressuscité » par l’IA pour raconter son histoire. Les médias s’extasient devant cette prouesse technologique. Moi, j’ai envie de vomir.

    Ce n’est pas « l’IA » qui fait parler cet enfant mort. C’est un algorithme d’animation faciale couplé à une synthèse vocale. Des effets spéciaux qu’on trouve dans n’importe quel jeu vidéo moderne. Mais surtout, c’est l’œuvre de codeurs sans cœur, sans humanité, sans éthique.

    Parce que voilà le vrai problème de ce qu’on appelle l’IA : elle nous déshumanise. Elle nous fait oublier qu’il y a des limites morales à ne pas franchir. Elle transforme la tragédie humaine en spectacle technologique.

    Et le pire ? On applaudit.

    La technologie n’est jamais neutre

    Chaque ligne de code porte en elle les biais de son créateur. Chaque algorithme reflète une vision du monde. Quand un développeur programme un système, il y injecte forcément ses propres préjugés, ses propres limitations, sa propre idéologie.

    C’est mathématique : un algorithme ne peut pas être plus intelligent que celui qui l’a conçu. Il peut être plus rapide, traiter plus de données, mais il restera toujours prisonnier de la logique qu’on lui a imposée.

    La grande arnaque du GAI (General Artificial Intelligence)

    Aujourd’hui, on ne parle plus simplement d’IA mais de GAI – General Artificial Intelligence. Cette nouvelle appellation désigne tout système informatique qui effectue ou « apprend » n’importe quelle tâche cognitive. En gros, on a élargi la définition pour y inclure tout et n’importe quoi.

    Un correcteur orthographique ? C’est de l’IA. Un filtre Instagram ? De l’IA. Un tableau Excel avec des formules ? Bientôt de l’IA aussi, pourquoi pas.

    Cette inflation sémantique n’est pas innocente. Elle sert à justifier des investissements colossaux, à créer une bulle spéculative, à vendre du rêve aux investisseurs et du cauchemar aux travailleurs.

    Le vrai objectif : remplacer l’humain

    Parlons franchement. L’IA intéresse les entreprises pour une seule raison : se débarrasser des employés. Oh, on vous dira que c’est pour « augmenter la productivité » ou « libérer l’humain des tâches répétitives ». Foutaises.

    Dans moins de 9 ans, des logiciels d’automatisation gavés de pseudo-IA produiront en quelques minutes autant de travail administratif ou commercial qu’un employé en une journée. Et ils ne demanderont ni augmentation, ni congés, ni respect.

    Prenez les agences de voyage. Aujourd’hui déjà, une IA peut concevoir un voyage sur mesure : dates, budget, préférences, tout y passe. Le résultat ? Des milliers d’emplois qui vont disparaître. Et on ose appeler ça du progrès.

    La monnaie algorithmique : le prochain cauchemar

    Mais attendez, le meilleur reste à venir. La prochaine étape, c’est la monnaie numérique programmable. J’appelle ça la « monnaie algorithmique ». Une monnaie qui ne sera pas simplement digitale, mais « intelligente ».

    Imaginez : votre argent qui décide lui-même comment il peut être dépensé. Des euros qui refusent d’acheter de l’alcool après 22h. Des dollars qui s’autodétruisent si vous ne les dépensez pas dans le mois. Une monnaie qui vous surveille, vous juge, vous contrôle.

    Science-fiction ? Non, c’est en développement. Les banques centrales du monde entier planchent dessus. Et devinez quoi ? Elles appellent ça une innovation.

    Mon IA qui vous surveille au travail

    Puisqu’on en est aux confessions, laissez-moi vous parler de ma dernière création. La nuit dernière, j’ai terminé l’implémentation d’une intelligence artificielle qui apprend et supervise la manière dont un opérateur humain organise son travail.

    Cette IA « amicale » observe vos actions, analyse vos pauses, mesure votre productivité. Elle apprend vos habitudes, détecte vos faiblesses, optimise votre rendement. Big Brother en version corporate.

    Pourquoi je développe ça ? Parce que si je ne le fais pas, d’autres le feront. Et au moins, moi, j’ai encore assez de conscience pour vous prévenir : méfiez-vous de ces outils. Ils ne sont pas vos amis.

    L’IA, technologie rêvée des comploteurs

    On me demande parfois : « Peut-on comploter avec de l’IA ? » Ma réponse est toujours la même : « L’IA est la technologie rêvée des comploteurs. »

    Création de fausses preuves, manipulation de masse, surveillance généralisée, contrôle social… Tout devient possible et automatisable. Les complotistes ont encore de beaux jours devant eux. La chasse aux comploteurs vient à peine de commencer.

    Alors, c’est quoi la vraie intelligence ?

    Marie-Estelle Dupont l’a parfaitement résumé : la vraie intelligence, c’est la capacité à ressentir, à compatir, à créer du sens. C’est ce qui nous rend humains. Et ça, aucun algorithme ne pourra jamais le reproduire.

    Un algorithme peut simuler l’empathie en analysant des patterns émotionnels. Il peut générer des réponses qui semblent compatissantes. Mais il ne ressent rien. Il ne comprend pas la souffrance, la joie, l’amour. Il calcule.

    L’intelligence humaine, c’est cette étincelle inexplicable qui nous fait pleurer devant un coucher de soleil, rire d’une absurdité, nous indigner d’une injustice. C’est notre capacité à transcender la logique pure pour toucher à quelque chose de plus grand.

    Bref.

    Je continuerai à développer des systèmes algorithmiques. C’est mon métier, ma passion même. Mais je refuserai toujours de les appeler « intelligents ». Ce ne sont que des outils, potentiellement dangereux, toujours limités.

    La vraie question n’est pas de savoir si l’IA va nous remplacer. C’est de savoir si nous allons accepter de nous laisser déshumaniser par des machines qui ne comprennent rien à ce que nous sommes.

    Alors la prochaine fois qu’on vous vendra de l’IA miraculeuse, souvenez-vous : derrière chaque « intelligence artificielle » se cache un algorithme bête et discipliné, écrit par un humain faillible, au service d’intérêts qui ne sont probablement pas les vôtres.

    Et ça, c’est la seule vérité intelligente dans toute cette affaire.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : A Chosen Soul / Unsplash

  • Réformons les retraites, avec nos amis les robots!

    Je dois expliquer ma position sur le sujet de la réforme des #Retraites de Président #Macron car on me demande souvent pourquoi « je suis contre » au pretexte que « je ne devrais pas me sentir concerné, étant privilégié ».

    En ma qualité de (petit) acteur économique et de (petit) syndicaliste patronal #MEDEF, je critique ouvertement la réforme #Macron #Borne car je la trouve ridiculeusement simpliste, naïve, pauvre, dénuée d’intelligence, bâclée, non concertée, vite expédiée, pas du tout à la hauteur des enjeux.

    Clairement ce projet est tiré d’un travail de branquignoles « petits faiseux ».

    Les raisons de mon engagement contre cette réforme là sont multiples, déjà parce que je considère que mes ancêtres ont beaucoup œuvré pour des acquis sociaux qui inspirent partout sur la planète, parce que « tout est politique » et que « la politique est au centre de tout », parce que j’ai beaucoup d’empathie pour mes semblables qui vivent dans la même communauté que moi, parce que je sais ce qu’apporte une communauté apaisée et parce que je me considère comme un « patron social », la vie des salariés et des retraités en général m’importe beaucoup, une communauté de gens qui ont une vie stable, apaisée, libérée des tensions financières quotidiennes, équilibrée n’a pas de prix, et finalement tout le monde en profite (bien-être au quotidien, prospérité, sécurité).

    Réformer le système de retraite, je suis bien sûr d’accord et je l’appelle de mes vœux, il faut effectivement vite « repenser l’algorithme » car de nos jours les fonds destinés au paiement des retraites, générés par les travailleurs actifs, ne vont probablement pas suffire à couvrir les besoins pour des retraités qui sont toujours plus nombreux à vivre toujours plus longtemps. N’importe qui peut comprendre ça.Je vois les dirigeants politiques qui se succèdent, je vois leur incompétence, je vois leurs échecs qui s’accumulent et surtout les conséquences de ces échecs.Une bonne réforme des retraites doit prendre en compte deux choses à mes yeux, d’une part « la pénibilité au travail humain » et d’autre part « la productivité technologique ».

    J’estime en effet qu’il est absolument essentiel de mesurer la pénibilité au travail (et du travail), de la quantifier, de la catégoriser, de la mesurer et de la considérer. Qui peut penser qu’un homme qui travaille au fond d’un trou depuis l’âge de 16 ans puisse partir à la retraite dans le même état et quasiment au même âge qu’une femme qui a été secrétaire depuis ses 23 ans?

    Surtout, ma casquette de technologue me fait dire que les technologies d’industrialisation mécanisée et automatisée, l’automatisation industrielle, l’automatisation logicielle, la robotique industrielle, la robotique logicielle, et surtout l’intelligence artificielle d’une manière générale détruisent et remplacent indiscutablement des emplois en très grand nombre, et donc réduisent considérablement les revenus des caisses de retraite, il me paraît évident qu’il faut maintenant considérer que tous les systèmes de production automatisés doivent « contribuer » d’une manière ou d’une autre au paiement d’un revenu aux humains dans leur ensemble.

    Une communauté dans laquelle « le travail » est très automatisé (par des machines ou des logiciels) doit pouvoir en vivre de façon générale, donc oui Monsieur Elon #Musk (qui vient, honte à lui, de se prononcer en faveur de la réforme française) il faut que « les robots paient », non pas seulement les actionnaires des entreprises qui font des profits à partir de l’automatisation, mais surtout les humains de toute la communauté globalement doivent pouvoir en profiter.

    Je sais parfaitement de quoi je parle, je conçois à mon humble niveau des machines automatiques et de la robotique logicielle, clairement ces systèmes remplacent des travailleurs et des opérateurs humains, clairement avec beaucoup moins de gens on peut produire beaucoup plus de richesses. Le discours qui consiste à dire « les nouveaux métiers tirés des nouvelles technologies ouvrent de nouvelles perspectives d’emplois » est un discours très hypocrite, car la réalité c’est que les systèmes de traitement automatisés détruisent des emplois humains dans une proportion nettement supérieure aux emplois nouveaux créés dans les nouvelles branches « digitales » et installent un écosystème pyramidal où les quelques personnes qui contrôlent les technologies tout en haut, profitent de toutes les richesses quand tout en bas de plus en plus de pauvres s’apauvrissent.

    D’autant que nous savons tous qu’à partir de 50 ans il est vraiment très difficile de trouver du #travail (surtout en #France) et donc si on prolonge l’âge de départ à la retraite à 64, 67 ou 68 ans dans les faits, d’innombrables personnes vont se trouver en situation très compliquée sur les 10 ou 15 dernières années avant leur retraite officielle, c’est inacceptable et honteux.

    Une bonne réforme des retraites pour l’avenir de notre #civilisation moderne et technologique « à la française » c’est donc une réforme qui prendra en compte d’une part la #pénibilité au travail et d’autre part la #productivité automatisée.

  • L’expression libre du plus Français de tous les esclaves nègres.

    Dieudonné ne laisse personne indifférent, il est à mes yeux l’artiste humoriste dramatique subversif le plus intelligent de ces 40 dernières années.

    Je vous propose d’écouter ce qui est probablement l’un de ses meilleurs textes, vous aurez ensuite toujours le temps de vous faire votre propre idée.

  • Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?
    Est-ce que nous sortirons un jour de la crise sanitaire globale?

    C’est une question que tout le monde se pose. L’angoisse de persister dans une spirale infernale, qui alterne confinements et déconfinements, est bien réelle.

    Alors? Sortirons-nous de la crise sanitaire globale qui débute en mars 2020 et de son emprise liberticide sur nos vies?

    La réponse est assez simple, oui nous sortirons de la crise sanitaire déclenchée par ce que j’appelle « l’opération Covid-19 », mais certainement pas pour retrouver la vie d’avant.

    Oui, nous sortirons à un moment de ce cauchemar.

    Non, il est fantaisiste de croire que nous pourrions revivre la vie d’avant, tout indique au contraire que la vie d’après s’annonce être un nouveau cauchemar.

    Nous aurons à nous confronter aux réalités sociales et économiques, il est improbable que nous puissions surmonter la suite sans d’autres drames époustouflants.

    Au final, rester confiné en état stable pourrait s’avérer plus sûr et sain que de vivre déconfiné de manière très instable. Ceux qui nous dirigent et qui sont à l’origine de toute cette histoire seront ainsi parvenus à leurs fins, quelle que soit l’issue.

  • Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?
    Qui fera le lien entre les Gilets Jaunes et l’opération Covid-19?

    J’ai été l’un des premiers lanceurs d’alertes sur les réseaux sociaux à m’intéresser publiquement au virus SARSCoV2.

    J’ai évoqué une première fois ce dossier durant la soirée du 31 décembre 2019 en demandant aux spécialistes (et aux journalistes) de s’intéresser à cette curiosité troublante qui nous venait de Wuhan, en langues française et anglaise, sur Twitter.

    J’ai ensuite été, très rapidement, en février 2020, l’un des premiers objecteurs de conscience à désigner publiquement la pandémie comme « l’opération Covid-19 », toujours sur Twitter.

    Je sous-entendais donc que cette pandémie n’était pas d’origine naturelle et qu’il s’agissait d’une opération contrôlée, et donc organisée.

    À cette époque, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Gilets Jaunes » fait peser une menace réelle et critique sur les Gouvernements occidentaux à partir de la France depuis près de 18 mois.

    Dans le même temps en Asie, le mouvement de révolte populaire révolutionnaire « Anti-Extradition Bill Protests » fait peser une menace réelle et critique sur le Gouvernement chinois, première vraie puissance mondiale, à partir de Hong Kong depuis près de 12 mois.

    L’opportune opération Covid-19 a presque instantanément éteint les mouvements sociaux massifs inspirés et motivés qui émergeaient un peu partout sur la planète, en France, en Chine, aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Japon, à Macao, à Taïwan, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, en République tchèque, etc.

    Combien de temps faudra-t-il aux gens pour voir et comprendre qu’il s’agit d’une guerre biologique « de classes » organisée contre le terrorisme populaire, qui menaçait le Système de l’élite mondialiste?

    J’ai fais le lien, à vous de le faire maintenant.

  • L’expérience secrète Twitter.
    L’expérience secrète Twitter.

    En septembre 2011, j’ai décidé de microbloguer en 140 caractères.

    Ceci correspondait à une envie d’exprimer des idées et des points de vue, de les exposer au public, mais aussi à mes possibilités pratiques. Je voulais écrire mais je n’avais pas de temps pour ça. Twitter apportait une solution à ma problématique.

    Très vite, en quelques semaines, j’ai compris est cerné le potentiel politique réel de cet outil de communication instantanée, que je regardais du coin de l’œil depuis quelques années.

    J’ai pu constater la puissance d’un outil d’influence inégalé. J’ai rapidement vu l’emprise psychologique de certaines personnalités, les leaders (d’opinion) et j’ai vu les réactions provoquées sur les suiveurs.

    Le fonctionnement logique (simpliste) de Twitter m’a immédiatement beaucoup intrigué, je l’ai examiné en détail, j’ai compris l’algorithmie (notamment le fonctionnement chronologique des liens entre les comptes d’utilisateurs, les messages publiés, les « Like » et les « RT ») et j’ai eu une incroyable idée.

    Je me suis mis en tête de suivre « intelligemment » des comptes d’utilisateurs, toujours plus nombreux, et de regarder « intelligemment » ce qu’ils publient et ce qui se passe ensuite sur le réseau Twitter, notamment les interactions (très visibles ou peu visibles) et les évènements sur les comptes d’utilisateurs liés.

    Twitter fournit directement et indirectement d’innombrables données pour peu qu’on sache les identifier, les exploiter et les interpréter. Je sais identifier, exploiter et interpréter ces données. J’ai donc construit en quelques années une technologie de supervision globale pour mon propre compte, en amateur, qui m’a permis de déterminer les tendances, les groupes d’utilisateurs en fonction de certaines idées précises, d’identifier les leaders, de les catégoriser, de savoir qui connait qui et qui influence qui, avec quelles idées, dans à peu près tous les domaines intellectuels.

    En presque 10 ans, avec beaucoup d’automatisation, de robotique logicielle, d’intelligence artificielle, je suis parvenu à dessiner toutes les tendances, dans tous les domaines d’intérêts, et d’être en mesure de catégoriser n’importe quel compte d’utilisateur en fonction de ses connaissances, de ses idées et des liens logiques qui existent.

    Je peux profiler en quelques secondes n’importe quel compte d’utilisateur, et donc profiler l’utilisateur, souvent anonyme, qui se cache derrière.

    Évidemment, l’utilisation d’un système perfectionné d’analyse syntaxique est l’une des clés mais j’ai poussé le vice jusqu’à internationaliser l’outil en analysant d’autres langues que le français, comme l’anglais bien sûr mais aussi l’arabe et le russe.

    J’ai secrètement et opportunément accumulé des quantités de données disponibles dans le domaine public, toutes de sources ouvertes. L’interprétation de ces données m’a appris énormément sur la sociologie et sur les logiques communautaires, sur les idées qui se dégagent et sur leur force.

    Pendant de nombreuses années j’ai pu tester des idées très fortes et très pointues sur Twitter, en explorant la sociologie humaine, et constater les réactions et les interactions. J’ai été l’un des leaders d’opinion les plus controversés sur Twitter, j’ai provoqué de très nombreux débats sur de très nombreux sujets, généralement très sensibles.

    Pour ce qui concerne la France, je pense avoir globalement identifié tous les thèmes centraux, les zones de crispation, les limites, les problématiques communautaires, leurs acteurs, leurs leaders. Les amis et les ennemis de chaque groupe.

    J’estime que rien ne m’a échappé.

    Je n’aime pas du tout ce que j’ai découvert, j’ai toutes les informations nécessaires pour me faire une idée très précise des problématiques qui concernent la France, des résistances, des limites, des anomalies, des injustices et de la façon dont les choses évoluent, en temps réel.

    Les réseaux d’influences, les groupuscules, les corporations, les lobbies, les communautés, notamment en matière politique, puisque c’est le plus intéressant, et puisque tout est politique, n’ont plus vraiment de secrets pour moi.

    Je suis inquiet car j’ai pu observer que l’évolution de la législation sur la liberté d’expression en France est très dangereuse, sous la pression de certaines petites communautés très bien identifiées, très puissantes.

    J’ai cessé l’expérience secrète Twitter sous la forme que je lui avais donnée le 4 septembre 2020, très exactement 9 ans plus tard.

    Précisément le jour du 150ème anniversaire de la République.

  • France 2020 : Entre chaos sanitaire et recomposition politique explosive
    France 2020 : Entre chaos sanitaire et recomposition politique explosive
    Le remaniement ministériel de juillet 2020 intervient dans un contexte de crise sanitaire mal gérée et de tensions sociales exacerbées. Les nominations de Darmanin, Dupond-Moretti et Bachelot révèlent une stratégie politique risquée de Macron face à une France profondément divisée.

    Je regarde ce remaniement ministériel avec un mélange de stupéfaction et de colère froide. Nous sommes le 12 août 2020, et ce qui s’est passé début juillet restera gravé comme un moment de bascule dans l’histoire politique française. Non pas parce que ce gouvernement Castex apporte du renouveau – bien au contraire – mais parce qu’il révèle l’ampleur du gouffre qui sépare désormais les dirigeants de la réalité du pays.

    Un remaniement en pleine tempête sanitaire

    Commençons par le contexte. Nous sortons à peine du confinement, et déjà les signaux sont au rouge. Le virus circule toujours, contrairement aux affirmations rassurantes du gouvernement. Sur Twitter, nous étions déjà au courant depuis février de la gravité de la situation, pendant que les autorités minimisaient.

    Ce qui me frappe, c’est le décalage abyssal entre la communication officielle et la réalité du terrain. Les tests sont quasi-inexistants, rendant impossible toute évaluation réelle de la pandémie. Comment peut-on piloter une crise sanitaire en aveugle ? C’est de l’amateurisme criminel.

    Et pendant ce temps, que fait le Premier ministre Édouard Philippe ? Il démissionne. Oui, vous avez bien lu. Démissionner de la fonction de Premier Ministre à quelques semaines du déclenchement de la pire crise économique et sociale que la France ait connue pour se réfugier dans une petite ville avec un petit job garanti 6 ans est un acte d’une lâcheté et d’une malhonnêteté sans nom.

    Le casting gouvernemental : entre provocation et calcul politique

    Analysons maintenant les nominations clés de ce gouvernement Castex. D’abord, Gérald Darmanin à l’Intérieur. Un homme accusé de viol qui devient le premier flic de France. On croit rêver. Mais au-delà du scandale moral, c’est le signal politique qui m’interpelle. Macron a fait exprès de nommer ces gens, pour nous embêter.

    Dupond-Moretti : le coup de maître ?

    La nomination d’Éric Dupond-Moretti à la Justice, je l’avoue, c’est plus subtil. C’est un grand avocat, nul ne peut me contredire. Mais soyons clairs : Dupond-Moretti a une mission, et vous l’avez compris, le Rassemblement National va prendre cher, très cher. C’est un coup de maître de la part de Macron, une arme de destruction massive contre l’extrême droite.

    Mais attention, cette stratégie est à double tranchant. En plaçant un avocat médiatique connu pour ses coups de gueule à la tête de la Justice, Macron prend le risque de transformer le ministère en ring de boxe politique.

    Bachelot : le retour de la momie

    Roselyne Bachelot à la Culture ? C’est pour amuser la galerie. Une ancienne ministre de la Santé qui revient par la petite porte culturelle, c’est du recyclage politique de bas étage. Son passé controversé, notamment sa gestion calamiteuse de la grippe H1N1, aurait dû la disqualifier définitivement de tout poste ministériel.

    La France fracturée : de la bipolarisation à la tripolarisation

    Ce remaniement révèle surtout l’état de décomposition avancée du paysage politique français. Désormais, on ne doit plus parler de bipolarisation politique en France mais de tripolarisation. Nous avons :

    • Le bloc macroniste, de plus en plus isolé dans sa bulle technocratique
    • Le bloc identitaire/souverainiste, qui se nourrit des peurs
    • Le bloc des territoires abandonnés, des invisibles, qui ne croient plus en rien

    Cette tripolarisation est explosive. Elle crée les conditions d’une instabilité politique chronique et d’une montée inexorable des extrêmes. Le duo Darmanin-Schiappa à l’Intérieur, c’est le taquet de ce qu’on peut envisager d’ici 2022 en termes de provocation politique.

    L’islamophobie légale comme politique d’État

    Un aspect particulièrement inquiétant de ce remaniement, c’est la normalisation de l’islamophobie. En général, un dirigeant politique qui crie que dans ses valeurs il y a la laïcité, c’est qu’il est islamophobe. Cette instrumentalisation de la laïcité pour cibler une partie de la population est non seulement moralement condamnable mais politiquement suicidaire.

    Regardez ce qui s’est passé à Marseille lors des municipales. Les Républicains ont joué la carte de l’islamophobie et se sont pris une claque monumentale. Avec Marseille, nous avons une preuve de plus que toutes lignes politiques xénophobes, islamophobes, arabophobes et négrophobes mèneront TOUJOURS à l’échec.

    Mais visiblement, la leçon n’a pas été retenue. Ce gouvernement continue de souffler sur les braises communautaires au lieu d’apaiser et de rassembler.

    La crise économique qui vient : le tsunami annoncé

    Au-delà des polémiques politiciennes, c’est la situation économique qui devrait tous nous alarmer. Dans certains gros réseaux professionnels secrets, on demande aux entrepreneurs comment ils voient l’avenir. Ils répondent TRÈS MAJORITAIREMENT qu’il faudra 2 ans pour s’en sortir et qu’ils peuvent tenir 6 mois. Vous comprenez ce que ça signifie ?

    Cela signifie que nous allons droit vers une vague de faillites sans précédent. Les restaurants, par exemple, c’est game over. L’activité ne repartira pas en juillet, ni en août, ni même en septembre. Et le plan de relance annoncé ? Une goutte d’eau dans l’océan. Ça ne suffira pas.

    Personnellement, je m’attends à -60% d’activité économique dans certains secteurs. C’est un effondrement, pas une récession.

    Le virus intelligent et la manipulation des masses

    Revenons un instant sur la gestion de la crise sanitaire. Ce virus intelligent évolue et se renforce en s’adaptant continuellement par ses innombrables mutations. La situation en Israël est particulièrement intriguante : premier temps, tout va bien, deuxième temps, tout va subitement très mal. C’est un schéma qu’on retrouve dans plusieurs pays.

    L’opération COVID-19 n’a pas très bien fonctionné à Hong Kong où les manifestations populaires ont repris. Le dispositif répressif légal est donc incrémenté au niveau le plus dur. Coïncidence ? Je ne crois pas aux coïncidences en politique.

    Dans le dossier SARS-CoV-2, il y a une grande inconnue qui subsiste à mes yeux. Je ne sais pas si l’opération est un succès ou un échec pour ceux qui en sont à l’origine, même par ricochet. Mais une chose est sûre : ils ne vont pas s’arrêter là.

    Conclusion : « Tout va bien en France »

    « Tout va bien en France. » Cette phrase résonne comme une insulte à l’intelligence collective. Non, tout ne va pas bien. Nous avons un gouvernement de provocateurs et d’incompétents, une crise sanitaire mal gérée, une économie au bord du gouffre, et une société fracturée comme jamais.

    Ce remaniement du 6 juillet 2020 restera dans l’histoire comme le moment où le pouvoir macroniste a définitivement tourné le dos à sa promesse initiale de renouveau et de rassemblement. C’est un gouvernement de combat, pas de reconstruction. Un gouvernement qui divise au lieu d’unir.

    Les mois qui viennent seront décisifs. Soit nous trouvons collectivement la force de dépasser ces clivages mortifères, soit nous nous enfonçons dans une spirale de violence et de chaos dont personne ne sortira gagnant. Mon pessimisme naturel me pousse à craindre le pire, mais mon devoir de citoyen m’oblige à continuer d’alerter et de proposer.

    Car au final, c’est bien de cela qu’il s’agit : sauver ce qui peut encore l’être de notre République, avant qu’il ne soit trop tard.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : ev / Unsplash

  • SARS-CoV-2 : anatomie d’un virus très politique
    SARS-CoV-2 : anatomie d’un virus très politique
    La pandémie de COVID-19 révèle des incohérences troublantes entre le discours officiel et la réalité du virus SARS-CoV-2. Au-delà de la crise sanitaire, c’est un bouleversement sociétal majeur qui se profile, avec des implications sur nos libertés fondamentales et l’équilibre géopolitique mondial.

    Depuis le début de cette pandémie, quelque chose cloche. Les incohérences s’accumulent, les contradictions officielles se multiplient, et plus j’observe cette crise, plus je suis convaincu que nous assistons à bien plus qu’une simple urgence sanitaire. Le virus SARS-CoV-2 est devenu un prétexte, un levier politique d’une puissance inédite.

    Un virus aux caractéristiques troublantes

    Commençons par les faits. Ce virus présente des caractéristiques pour le moins inhabituelles. Sa taille ? 125 nanomètres, soit 0,125 micromètres. Une dimension qui le rend impossible à filtrer avec les masques grand public dont on nous vante l’efficacité. Les particules qui le transportent, elles, sont bien plus grosses. C’est sur elles qu’on mise pour limiter la propagation.

    Mais ce qui m’interpelle vraiment, c’est la convergence de plusieurs éléments troublants. D’abord, les virologues internationaux évoquent déjà une pandémie d’au moins deux ans. Ensuite, le virus semble capable de contaminer les mammifères – les cas du zoo du Bronx sont édifiants. Si les animaux deviennent des réservoirs viraux, c’est toute notre chaîne alimentaire qui est menacée.

    Plus inquiétant encore : les mutations. Trois souches identifiées, dont celle de Wuhan qui serait déjà une mutation secondaire. Un virus qui évolue si vite pose question. Est-ce vraiment naturel ? Le professeur Montagnier, prix Nobel, évoque des séquences du VIH dans le génome du SARS-CoV-2. L’Institut Pasteur s’empresse de le discréditer, tout en affirmant qu’il est « impossible de créer un virus en laboratoire ». Vraiment ?

    La piste du laboratoire

    Les États-Unis explorent officiellement cette hypothèse depuis mi-avril. Pour ma part, j’ai acquis la conviction que ce virus n’est pas né « dans une soupe aux choux ». Les analyses algorithmiques révèlent des anomalies dans sa structure génétique, des signatures qui évoquent davantage l’ingénierie que l’évolution naturelle.

    Si c’est le cas – et je mesure la gravité de cette hypothèse – nous sommes face à une nanotechnologie biologique d’une complexité inouïe. Un virus conçu pour durer, muter, résister. Un virus contre lequel l’immunité naturelle pourrait être illusoire.

    L’instrumentalisation politique de la crise

    Au-delà de l’origine du virus, c’est son utilisation politique qui m’alarme. Observez comment cette crise est gérée. Des mesures incohérentes, des dirigeants qui semblent dépassés – ou font-ils semblant ? Le confinement a échoué dans les grandes villes. Les gens sortent, se croisent, se contaminent. Si le virus était vraiment le tueur qu’on nous décrit, l’armée serait déployée depuis longtemps.

    Mais le plus préoccupant, c’est le fichage systématique des malades. Si vous êtes testé positif et enregistré dans une base de données, vos libertés seront considérablement limitées. C’est déjà le cas en Chine, en Corée. L’Europe suit le mouvement avec ses applications de traçage. Les « COVID19iques » vivront ce que les sidaïques ont vécu : la stigmatisation, l’exclusion, la surveillance permanente.

    Un prétexte pour quoi ?

    Je suis convaincu que ce virus cache quelque chose de plus gros. Une opération psychologique (PSYOP) d’envergure mondiale ? Un test grandeur nature de contrôle des populations ? La mise en place d’un nouveau système économique et social ?

    Regardez les faits : des applications mobiles en développement partout pour signaler les contaminés à proximité. Des checkpoints thermiques qui ne détectent que les symptomatiques, laissant passer les porteurs asymptomatiques. Des mesures absurdes comme la désinfection des rues à la javel. Tout cela relève plus du théâtre sécuritaire que de la santé publique.

    Les implications pour notre avenir

    Ce virus est là pour toujours. Il ne disparaîtra pas miraculeusement. Une deuxième vague est déjà prévue pour l’été, impliquant un confinement mondial prolongé. Les mutations continueront, rendant illusoire tout espoir de vaccin durable.

    Si le virus se propage vraiment aux animaux domestiques et d’élevage, c’est notre modèle alimentaire qui s’effondre. Viande rouge, volaille, produits laitiers, œufs – tout pourrait devenir vecteur de contamination. Les implications économiques sont vertigineuses.

    Plus grave encore : les disparités mondiales. Israël affiche un taux de mortalité inférieur à 1% et reste, semaine après semaine, le pays le moins touché. Coïncidence ? Pendant ce temps, les États-Unis découvrent une version du virus étonnamment virulente, particulièrement létale pour certaines populations.

    Se préparer à un monde transformé

    Face à cette situation, que faire ? D’abord, comprendre que le monde d’avant ne reviendra pas. Les libertés perdues le sont définitivement. Le contrôle numérique des populations est en marche, le virus n’étant que le prétexte parfait.

    Ensuite, s’adapter. Réorganiser sa vie en fonction d’une menace permanente. Développer son autonomie, limiter sa dépendance aux systèmes centralisés. Questionner systématiquement les narratifs officiels.

    Enfin, rester vigilant. Ce virus pourrait n’être que le premier d’une série. La boîte de Pandore est ouverte. Que ce soit par accident ou par design, nous entrons dans l’ère des pandémies récurrentes, avec tout ce que cela implique de contrôle social et de restriction des libertés.

    Le SARS-CoV-2 n’est pas qu’un virus. C’est un révélateur de nos faiblesses, un accélérateur de transformations sociétales profondes, et peut-être l’outil d’un agenda qui nous dépasse. La question n’est plus de savoir s’il y a un virus tueur, mais plutôt : qui tire les ficelles de cette crise, et dans quel but ?

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : Alex Robertson / Unsplash