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  • Police française et illusion d’une exception nationale
    Police française et illusion d’une exception nationale
    La France se berce encore de l’illusion d’être une exception, un modèle de démocratie et de sécurité. Pourtant, les violences policières jugées et confirmées, l’absence de réponse politique face aux crises sociales, et une stratégie de maintien de l’ordre de plus en plus militarisée dessinent les contours d’un pays en perte de repères. Entre démission des élites et résignation citoyenne, où en est vraiment la police française en cet été 2014 ?

    Quand la justice française confirme l’impunité policière

    La décision est tombée comme un couperet cet été : des policiers violents, la justice française l’a reconnu. Officiellement. Ce n’est plus une rumeur, une accusation partisane ou un fantasme complotiste. C’est un fait judiciaire. Et pourtant, personne ne semble s’en émouvoir vraiment.

    Je me souviens d’une conversation récente avec un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Il m’avait glissé, entre deux gorgées de café : « Vous savez, les violences policières, c’est comme les accidents de la route. Statistiquement, il y en a toujours eu. La différence aujourd’hui, c’est qu’on les filme. » Une analyse froide, presque clinique, qui en dit long sur l’état d’esprit de nos institutions.

    Pourtant, les chiffres sont là. Selon un rapport de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) publié en 2013, le nombre de plaintes pour violences policières a augmenté de 15% en cinq ans. Et encore, ces chiffres ne reflètent que la partie émergée de l’iceberg. Combien de victimes renoncent à porter plainte par peur des représailles ? Combien de dossiers sont classés sans suite avant même d’arriver devant un juge ?

    Le cas le plus emblématique de cet été reste celui de ce manifestant parisien, filmé en train de se faire rouer de coups par plusieurs CRS lors d’une manifestation contre la réforme des retraites. Les images, diffusées en boucle sur les réseaux sociaux, ont choqué l’opinion. Pourtant, trois mois plus tard, les policiers incriminés sont toujours en poste. L’un d’eux a même été promu.

    Bref.

    L’israélisation de la police française : mythe ou réalité ?

    « C’est l’illustration de l’israélisation de la police française. » Cette phrase, je l’ai entendue pour la première fois lors d’un dîner avec des responsables syndicaux de la police. L’un d’eux, un vieux briscard des CRS, m’avait expliqué comment les techniques de maintien de l’ordre israéliennes étaient progressivement importées en France : « On nous forme de plus en plus à la gestion des foules comme s’il s’agissait de zones de guerre. Les stages en Israël sont devenus monnaie courante pour les gradés. »

    De quoi parle-t-on exactement ? L’israélisation de la police française, c’est d’abord une approche sécuritaire inspirée des méthodes utilisées par Tsahal et la police israélienne dans les territoires occupés. Une stratégie qui repose sur plusieurs piliers :

    • La militarisation du maintien de l’ordre, avec un recours accru aux armes non létales (LBD, grenades de désencerclement)
    • La doctrine du « zéro tolérance », qui considère toute manifestation comme une menace potentielle
    • L’utilisation intensive des renseignements pour anticiper et réprimer les mouvements sociaux
    • La formation des policiers à la gestion du stress en situation de guerre urbaine

    Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de transformation des forces de l’ordre, accélérée par les attentats de 2012 et la montée des tensions sociales. En 2013, le ministère de l’Intérieur a signé un accord de coopération avec Israël, officialisant les échanges en matière de sécurité intérieure. Des stages de formation sont régulièrement organisés pour les policiers français en Cisjordanie et à Gaza.

    Mais cette stratégie a un prix. Comme le souligne un rapport du Défenseur des droits publié en 2014, « la militarisation du maintien de l’ordre entraîne une escalade de la violence et une perte de confiance entre la police et la population ». Les exemples ne manquent pas : les manifestations contre la loi Travail en 2016 (mais nous n’en sommes pas encore là), les émeutes urbaines de 2005, ou plus récemment les affrontements lors des manifestations contre les violences policières elles-mêmes.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette approche interroge. Faut-il vraiment transformer nos rues en zones de guerre pour assurer la sécurité ? La réponse des autorités semble être un oui sans équivoque.

    La France seule au monde ? Le grand mensonge des élites

    « Ceux qui nous expliquent que la France seule est perdue sont des menteurs honteux. » Cette phrase, je l’ai écrite il y a quelques semaines, et elle a suscité plus de réactions que je ne l’aurais imaginé. Des messages d’approbation, bien sûr, mais aussi des insultes, des menaces, et même une convocation au commissariat pour « provocation à la haine ».

    Pourtant, l’idée que la France serait un pays isolé, incapable de se défendre seul, est une fable que nos élites politiques et médiatiques entretiennent avec une constance remarquable. Regardez autour de vous : la Suède gère seule ses crises migratoires, l’Allemagne négocie en direct avec la Russie, le Royaume-Uni assume son Brexit. Et la France ? La France attend toujours que Bruxelles ou Washington lui donne la permission d’agir.

    Prenons l’exemple de la crise irakienne. En août 2014, alors que l’État islamique avance inexorablement, la France se contente d’envoyer quelques tonnes d’aide humanitaire. 40 tonnes, pour être précis. Une goutte d’eau dans l’océan. Pendant ce temps, les États-Unis bombardent, la Russie arme le régime syrien, et même l’Iran envoie des conseillers militaires sur le terrain.

    Notre dépendance aux États-Unis en matière de défense est devenue pathologique. Comme le révélait un rapport parlementaire en 2013, 70% de nos équipements militaires dépendent de technologies américaines. Nos drones ? Made in USA. Nos systèmes de communication ? Made in USA. Nos missiles ? Made in USA. Comment voulez-vous mener une politique étrangère indépendante dans ces conditions ?

    Et que dire de notre police ? Là aussi, la dépendance est criante. Les formations en Israël, les équipements achetés aux États-Unis, les doctrines sécuritaires inspirées de l’étranger… La France a perdu sa capacité à penser par elle-même. Nous sommes devenus des consommateurs de sécurité, pas des producteurs.

    Bref. La France n’est pas seule au monde. Elle est simplement gouvernée par des gens qui ont renoncé à croire en sa capacité à agir seule.

    Le ministère des Situations d’Urgence : une idée qui fait son chemin

    « La France doit très vite ouvrir un ministère des Situations d’Urgence. » Cette proposition, je la défends depuis plus de dix ans. Et force est de constater qu’elle gagne du terrain. Après le crash du vol AH5017 en juillet 2014, les appels à la création d’une structure dédiée à la gestion des crises se sont multipliés.

    Pourquoi un tel ministère ? Parce que la France est devenue un pays incapable de gérer les situations d’urgence. Regardez la gestion du crash du vol MH17 : désorganisation, informations contradictoires, absence de coordination entre les services. Même chose pour les inondations dans le Var en 2010, ou la canicule de 2003. À chaque fois, c’est le même scénario : improvisation, retard à l’allumage, et des centaines de morts qui auraient pu être évitées.

    Les grands pays ont compris depuis longtemps l’importance d’une telle structure. Les États-Unis ont leur Federal Emergency Management Agency (FEMA), la Russie son Ministère des Situations d’Urgence (MČS), et la Chine son Bureau national de gestion des urgences. Ces organismes ont des moyens colossaux, une chaîne de commandement claire, et surtout, une capacité à agir vite et fort.

    En France, nous en sommes encore au stade de l’amateurisme organisé. Qui gère les crises ? Le ministère de l’Intérieur, bien sûr. Mais aussi celui de la Santé, de l’Écologie, des Transports… Résultat : personne ne décide vraiment, et tout le monde se renvoie la balle. Comme le résumait un haut fonctionnaire de la Sécurité civile : « En cas de crise, c’est le bordel. Personne ne sait qui fait quoi, et surtout qui décide. »

    La création d’un ministère des Situations d’Urgence ne résoudrait pas tous les problèmes, bien sûr. Mais elle enverrait un signal fort : celui d’un pays qui prend enfin au sérieux la gestion des crises. Un pays qui comprend que les catastrophes, qu’elles soient naturelles, industrielles ou terroristes, ne sont plus des exceptions, mais une nouvelle norme.

    La police française face au miroir : entre désillusion et résignation

    « Comment la France, ce pays le plus inspirant et le plus magique de toute la planète, a pu en arriver là ? » Cette question, je me la pose souvent en observant le malaise qui ronge notre police. Car il y a un malaise, et il est profond.

    D’un côté, des policiers désabusés, épuisés, qui ont le sentiment d’être les boucs émissaires d’une société en crise. De l’autre, une population de plus en plus méfiante, qui voit dans chaque uniforme une menace potentielle. Entre les deux, des politiques qui oscillent entre clientélisme et indifférence.

    Les chiffres sont éloquents. Selon une étude du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) publiée en 2014, 40% des policiers déclarent avoir déjà songé à quitter la profession. Le taux de suicide dans la police est deux fois supérieur à la moyenne nationale. Et 60% des policiers estiment que leur métier n’est pas reconnu à sa juste valeur.

    Pourtant, les policiers français restent parmi les moins bien payés d’Europe. Un gardien de la paix débute à 1 500 euros net par mois. Un salaire de misère pour un métier à haut risque. Comme le résumait un syndicaliste de la police : « On nous demande d’être des héros, mais on nous traite comme des larbins. »

    Le problème est aussi culturel. La police française reste marquée par une tradition autoritaire, héritée de l’époque coloniale et du régime de Vichy. Une tradition qui considère le citoyen comme un suspect en puissance, et la rue comme un territoire à conquérir. Cette culture explique en partie la défiance qui s’est installée entre la police et une partie de la population, notamment dans les quartiers populaires.

    Et puis il y a la question des moyens. La police française manque cruellement de tout : de personnel, d’équipements, de formations. Comme le révélait un rapport sénatorial en 2013, 30% des commissariats sont dans un état de vétusté avancée. Certains n’ont même plus de chauffage l’hiver. Quant aux véhicules de police, ils ont en moyenne 12 ans d’âge. Dans certains commissariats, les policiers doivent acheter eux-mêmes leur matériel : gilets pare-balles, lampes torches, voire même des stylos.

    Bref. La police française est malade, et personne ne semble vouloir la soigner.

    Et maintenant ? La France face à ses choix

    « Si les Français ne se saisissent pas du moment pour changer la trajectoire de la France, le pays va alors s’enfermer pour une éternité. » Cette phrase, je l’ai écrite il y a quelques jours, et elle résonne comme un avertissement. Car le moment est là, et il est crucial.

    La France de 2014 est à la croisée des chemins. D’un côté, une voie qui mène à plus de répression, plus de dépendance, plus de résignation. De l’autre, une voie qui exige du courage : le courage de repenser notre modèle policier, le courage de rompre avec les dogmes sécuritaires, le courage de croire en notre capacité à agir seul.

    Mais pour cela, il faut d’abord regarder la réalité en face. La réalité, c’est que notre police n’est plus adaptée aux défis du XXIe siècle. La réalité, c’est que nos élites politiques ont renoncé à défendre l’intérêt général. La réalité, c’est que la France n’est plus la cinquième puissance mondiale, mais un pays en déclin, qui doute de lui-même.

    Alors, que faire ?

    D’abord, repenser la formation des policiers. Aujourd’hui, un gardien de la paix passe plus de temps à apprendre le maniement des armes qu’à étudier les techniques de médiation ou les droits de l’homme. Il est temps d’inverser la tendance.

    Ensuite, rompre avec la logique de la répression à tout prix. La police n’est pas une armée. Son rôle n’est pas de mater la population, mais de la protéger. Cela implique de repenser les doctrines de maintien de l’ordre, de limiter le recours aux armes non létales, et de sanctionner systématiquement les abus.

    Enfin, il faut redonner des moyens à la police. Pas des moyens pour acheter des LBD ou des drones, mais des moyens pour recruter, former, et équiper correctement les forces de l’ordre. Une police bien payée, bien formée, et bien équipée est une police qui inspire confiance, pas de la peur.

    Mais surtout, il faut que les Français reprennent le contrôle de leur destin. Cela passe par le vote, bien sûr, mais aussi par l’engagement citoyen, la mobilisation, la pression sur les élus. Comme le disait un vieux militant associatif : « La démocratie, ce n’est pas un spectacle qu’on regarde à la télé. C’est un combat qu’on mène tous les jours. »

    La France n’est pas perdue. Elle est simplement endormie. Et il est temps de la réveiller.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

  • Le réchauffement climatique est-il réellement causé principalement par les activités humaines?

    Beaucoup d’entre-nous ont été surpris d’apprendre que le prix Nobel de la Paix a été décerné cette année indistinctement à Albert Arnold Gore, Jr. plus connu sous le nom de Al Gore ainsi qu’au GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat ou Intergouvernemental Panel on Climate Change, IPCC en anglais).

    On peut immédiatement se demander en quoi le travail médiatique de Al Gore à propos du réchauffement climatique, ou les rapports du GIEC on servi en quoi que ce soit à améliorer la paix dans le monde.

    Al Gore est un homme politique du parti démocrate et homme d’affaires américain, opposant du républicain George Bush, et qui est l’acteur et l’orateur du documentaire “Une Vérité Qui Dérange”, plutôt bien réussi, réalisé par David Guggenheim. Un film sur les causes du réchauffement climatique, et leurs conséquences pour l’humanité, diffusé à l’échelle planétaire.

    Le GIEC est une organisation créée en 1988 à la demande du G7, financée par l’ONU, censée regrouper 2000 à 2500 des meilleurs scientifiques mondiaux dans le but de produire des consensus sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique.

    Selon ce que nous présentent Al Gore et le GIEC, la cause principale du réchauffement climatique est d’origine humaine, liée à l’hyper-industrialisation du monde, et notamment par la production massive de CO2, un gaz à effet de serre, qui augmente ainsi inéluctablement la température dans l’atmosphère terrestre.

    Le GIEC arrive exactement au même résultat synthétique, à partir de divers consensus scientifiques qu’il publie dans ses rapports depuis 1990.

    Seulement il y a un autre véritable problème.

    Le GIEC est de plus en plus critiqué par nombre de scientifiques, les langues se délient, et Al Gore ne fait pas l’unanimité. En réalité, c’est la théorie toute entière du réchauffement climatique trouvant son origine dans l’augmentation du CO2 produit par l’activité humaine qui est contestée par les spécialistes indépendants.

    Quand on observe la composition des membres du GIEC, on s’étonne d’abord de constater qu’il n’y a pas que des scientifiques, et sûrement pas les 2500 meilleurs mondiaux, puis que les scientifiques indépendants et objectifs (appelés encore “hérétiques”) n’y figurent pas, certains même ont fini par démissionner lorsqu’ils étaient préalablement intégrés au GIEC.

    C’est ainsi que l’une des figures emblématiques du GIEC, Christopher Landsea, claquait la porte du groupement en janvier 2005 ou que Roger A. Pielke écrivait un peu plus tard “Nier que les facteurs politiques étaient plus que présents dans les négociations est un manque d’attention.”

    Le film d’Al Gore qui a fait le tour du monde et qui a remporté un vif succès dans l’opinion publique repose sur une information hautement contestée désormais par les climatologues et les scientifiques spécialistes du climat. Il s’agit de la corrélation entre le taux de CO2 dans l’atmosphère et les températures terrestres.

    Selon Al Gore, les analyses et les études réalisées à l’époque à partir de l’étude des carottes de glace démontraient que lorsque l’air contenait beaucoup de CO2, la température était élevée, et lorsque l’air contenait moins de CO2, la température était plus basse.

    Toute la théorie du réchauffement climatique telle qu’elle est connue aujourd’hui, plébiscitée par les associations écologiques et les gouvernements politiques de presque tous les pays dans le monde repose sur cet élément: il existerait un lien déterminant entre la production de CO2 et la hausse des températures.

    Hélas, les meilleurs scientifiques du climat, qui ne sont pas membres du GIEC et qui hésitent toujours à s’exposer ou à s’exprimer en public ont désormais démontré le contraire si l’on en croit leurs propres analyses, beaucoup plus complexes, et beaucoup moins médiatisées que dans le film “Une Vérité Qui Dérange”.

    Selon ces climatologues, les données connues en matière de climat (déterminées notamment par l’analyse des carottes de forages des glaces) démontrent que la Terre a régulièrement connu des périodes glacières et des périodes très chaudes, depuis au moins 10000 ans, et probablement depuis toujours.

    Pour être concret, il a déjà régulièrement fait plus chaud qu’actuellement dans les pôles, ou déjà régulièrement fait plus froid dans la zone occidentale par exemple, ceci bien avant l’ère industrielle, et sans que ça n’ait eu d’incidence sur le développement de l’humanité.

    Ces mêmes scientifiques ont également “corrigé” les données présentées par Al Gore en les contredisant totalement, notamment en expliquant qu’à aucun moment il était possible de juxtaposer les courbes de la hausse du CO2 dans l’atmosphère avec la hausse de la température terrestre, mais que celles-ci devaient être au moins espacées de 800 ans dans l’échelle du temps, et mieux encore, la hausse de température précédait la hausse du CO2 dans l’air!

    Ces résultats sont obtenus par les dernières connaissances en matière d’analyse chimique et isotopique de la glace, confirmées par le Professeur Ian Clark, paléoclimatologue de l’Arctique de premier rang.

    Je me souviens d’un jour de 2006 où j’avais entendu, sur une radio française, que le Professeur Claude Allègre (également ancien ministre du gouvernement Jospin) dont je connaissais le formidable cursus scientifique, émettait ouvertement des doutes sur les origines humaines du réchauffement climatique. C’était alors à ma connaissance le premier homme public qui osait aller à l’encontre de l’ordre établi.

    Je dois dire que c’est ce qui m’a mis en éveil sur le sujet, je me demandais comment un homme de son rang pouvait contester une théorie qui apparaissait comme indiscutable s’il n’avait pas lui même ses propres informations ou ses propres certitudes. Par la suite, j’ai voulu savoir si d’autres scientifiques tels que lui doutaient également de la théorie d’Al Gore et du GIEC.

    En approfondissant, je n’ai pas été déçu. J’ai constaté qu’ils étaient nombreux, ces hérétiques, et qu’il existait une autre théorie expliquant le réchauffement climatique.

    Elle était défendue par des scientifiques inconnus du grand public, qui n’étaient pas relayés dans les médias, mais qui étaient des cadors dans leurs domaines scientifiques respectifs, que ce soit aux USA, en Europe, en Asie ou même en Israël.

    Cette théorie, qui reposait sur des démonstrations complexes qui semblent incontestables tant elles recoupent d’informations de sources variées et d’études approfondies de divers domaines de la science moderne, explique qu’il existe une extraordinaire corrélation entre l’activité du soleil et la température terrestre. Ces démonstrations ont été faites par l’équipe du Professeur Eigil Friis-Christensen du Centre Spatial National Danois en examinant 400 ans d’enregistrements astronomiques.

    Dans des termes plus simples, plus l’activité solaire est intense à certains moments, plus il fera chaud sur Terre, et moins le soleil est actif, moins il fera chaud sur Terre. Et ceci, depuis toujours, c’est à dire depuis aussi loin que la Terre et le soleil existent conjointement.

    C’est le physicien solaire Piers Corbyn qui a été le premier dès la fin du XXème siècle a avoir entamé des recherches dans ce sens. C’était le premier scientifique à vouloir utiliser l’étude de l’activité solaire pour prévoir le climat sur Terre.

    Le soleil est un magma en activité permanente, il faut imaginer qu’à sa surface il se produit des explosions solaires à tout moment (appelées “tâches solaires” et qui sont d’immenses explosions magnétiques), de plus ou moins forte intensité, de manière à priori aléatoire et pour des durées plus ou moins longues. Les rayonnements sont dirigés vers l’extérieur du soleil, bon nombre se dirigent vers la Terre, et sur leur parcours, des vents solaires aléatoires perturbent leur trajectoire, pouvant les conduire plus ou moins intensivement ou rapidement vers la Terre. Arrivés dans l’atmosphère, ils sont ensuite plus ou moins filtrés par les nuages.

    Ce sont les océans impactés par les rayonnements solaires, couvrant plus de 70% de la surface du globe, qui réagissent avec plus ou moins de latence et d’inertie à ces rayonnements solaires. Les océans sont donc directement réchauffés ou refroidis en fonction des activités solaires.

    Certains océanographes, comme le Professeur Carl Wunsch du MIT, affirment que les océans peuvent avoir une mémoire de 10000 ans avant de restituer la hausse ou la baisse de la température dans l’atmosphère, conditionnant ainsi le climat sur Terre.

    Par ailleurs, plus les océans sont chauds, plus ils émettent du CO2, et inversement plus ils sont refroidis, plus ils ont tendance à absorber du CO2.

    Il a en outre été démontré que pendant le XXème siècle, l’activité du soleil a doublé en terme d’évènements solaires.

    Saviez-vous que depuis des siècles, des astronomes à travers le monde avaient observé que plus il y avait de tâches solaires à la surface du soleil, plus il faisait chaud sur Terre, et inversement?

    En 1893, l’astronome britannique Edward Maunder observa que durant le petit âge glaciaire, il y avait à peine quelques tâches solaires visibles, pendant une période d’inactivité solaire appelée “Minimum de Maunder”.

    Et si c’était le soleil, et non le CO2, qui serait à l’origine du réchauffement climatique que nous connaissons et qui nous est présenté comme catastrophique?

    Si c’est le cas, il faudrait d’urgence réorienter toutes les politiques, partout dans le monde, car les conséquences sociales et économiques sont très différentes dans un cas comme dans l’autre.

    Pour être pragmatique, je dirais que si la théorie du réchauffement climatique par le CO2 causé par les activités de l’homme reste privilégiée, les peuples du sud, en Afrique principalement, seront sacrifiés, car leur développement ne pourra jamais se faire (ils n’auront jamais accès à l’industrialisation, et même plus simplement à l’électricité massive), et les peuples du nord, occidentaux principalement, paieront le prix fort de la modernisation de leur production énergétique “écologique” lié au “nouveau business climatique”.

    Reste à savoir ce que nous ferons des centaines de millions d’humains du sud, probablement quelques milliards, qui auront tendance à vouloir se déployer vers le nord.

  • Plus il fait chaud, plus les éléments se déchaînent, et plus les éléments se déchaînent plus il fera chaud.

    L’Europe connaît une « arrière saison » pour le moins étonnante. 26° à Bordeaux dans le sud-ouest de la France un 29 octobre, 22° dans le nord-est à Metz, 25° à Milan dans le nord de l’Italie, 22° à Paris à l’aube du mois de novembre. Au menu des réjouissances : ciel bleu, soleil presque partout. L’écart avec les températures habituelles à ce moment de l’année est très important, parfois plus de 13° au dessus des normales saisonnières. Chaque soir à la télévision, les prévisionnistes annonçaient que les températures allaient baisser dans les jours suivants, mais cela ne s’est pas produit pendant tout le mois d’octobre, bien au contraire. La météo semble complètement en dehors de son modèle habituel.

    Cependant, personne ne semble s’en émouvoir, et on entend même des personnalités politiques souligner que « le beau temps sur la France donne le moral aux français, c’est positif ». Les gens sentent bien pourtant qu’il se passe quelque chose. Comment expliquer un temps aussi chaud à ce moment de l’année?

    En même temps, on nous annonce que le mois de septembre 2005 a été le plus chaud de toute l’histoire de la météorologie moderne (donc au moins depuis que les institutions enregistrent et analysent les températures).

    L’Europe est plongée dans une phase de grande sécheresse, elle sort d’un été très rude, où il n’a pas plu, et les réserves en eau sont vraiment mal en point. Le temps chaud et sec n’arrange rien, d’autant qu’il perdure très anormalement. Les pluies attendues ne sont pas au rendez-vous, et personne ne nous dit comment nous allons pouvoir réapprovisionner les réserves naturelles. L’année 2006 risque d’être très critique sur ce point.

    Depuis un certain temps déjà, on nous explique que le phénomène du réchauffement climatique est inéluctable. On nous a d’ailleurs donné des chiffres, peut-être deux degrés sur une période d’une centaine d’année à venir. Ce que nous constatons tous, c’est que la température a monté subitement ces deux dernières années, partout dans le monde, et que nous nous installons parfois dans des niveaux qui atteignent plus de dix degrés aux dessus des normales de saison.

    Tout ceci a forcément un impact immédiat et à court terme sur l’environnement. Quoi qu’on en dise. Il y a des choses qu’on sait évaluer, et probablement d’innombrables conséquences qu’on ne parvient pas à anticiper.

    Que dire de la sécheresse et de l’impact sur les cultures et sur l’économie agro-alimentaire? Que dire du manque d’eau pour les populations et les installations industrielles qui en nécessitent d’immenses quantités? Que dire de la fonte des glaciers, de l’absence de neige en montage? Plus loin de nous, que penser du réchauffement inévitable des océans? Comment vivre avec un gigantesque cyclone qui se formerait toutes les deux semaines en balayant des zones géographiques aussi vastes que l’europe? Plus grave, qui peut nous dire les conséquences probablement irrémédiables pour l’humanité ou pour les espèces vivantes de la fonte du permafrost sibérien?

    Le nombre d’événements climatiques dramatiques ne cesse de s’accroître autant en puissance qu’en fréquence. Tout ceci est probablement lié par ou à quelque chose. Certaines personnes disent que les événements que nous connaissons sont les conséquences de l’effet de serre, d’autres évoquent les manipulations climatiques d’origine humaine (pour la première fois en 2005, on parle de l’existence probable d’armes climatiques entre les mains des américains, des russes, des japonais, et même de terroristes non identifiés). Moi je ne sais pas. Tout est possible, y compris le pire.

    Ce qui semble évident, c’est que plus il fait chaud, plus les événements se déchaînent, et plus les événements se déchaînent, plus ils produisent de la chaleur. Nous sommes entrés dans un cycle exponentiel catastrophique. On ne voit pas ce qui pourrait l’arrêter.

    Qui peut croire une seconde qu’en roulant 20 km/h moins vite, qu’en payant le pétrole 30% plus cher, qu’en consommant un peu moins d’électricité en éteignant les télévisions au lieu de les laisser en veille, on va parvenir à résoudre le moindre problème sur un plan local, et encore plus largement global?

    Avons-nous la moindre idée de ce qu’il faut faire immédiatement pour espérer maintenir l’environnement terrestre à un niveau viable pour l’espèce humaine, ne serait-ce que progressivement?

    Oui nous le savons, certains le savent, je vais oser le rappeler, assurez-vous d’être bien assis sur votre siège et d’avoir l’esprit très large pour accepter ce qui suit, il faut être bien préparé.

    Les dizaines de millions d’installations industrielles polluantes doivent cesser de rejeter dans l’air des éléments nocifs et surtout caloriques, importante source de réchauffement, les quelques centaines de millions de climatiseurs doivent être débranchés définitivement, Les quelques centaines de millions de téléphones mobiles doivent cesser d’émettre électromagnétiquement, les dizaines de millions de bornes téléphoniques GSM doivent être coupées, les moyens aériens doivent être bannis, les centaines de millions de véhicules motorisés doivent être bannis.

    C’était un extrait suffisamment hallucinant des mesures draconiennes les plus exceptionnelles qui doivent être prises immédiatement. Vous ne me croirez pas si je vous explique que la liste est bien plus longue. Bien sûr, ces mesures sont insupportables, et utopiques tant elles sont impossible à mettre en œuvre. D’après moi, 90% des gens seraient bien incapables ne serait-ce que d’imaginer pouvoir en surmonter une seule d’entre elles. Pourtant, c’est ce qu’il faut envisager pour rééquilibrer la viabilité sur terre, oui il est bien question de viabilité, au sens le plus primordial du terme.

    Nous devrons donc nous contenter d’être spectateur de notre déchéance partielle, au pire totale, dans les 10, 20 ou peut-être avec un peu de chance 30 années à venir. Nous ne pourrons bien entendu pas continuer ainsi.

    Les solutions alternatives envisagées? On parle secrètement de diminuer dramatiquement la population humaine sans expliquer comment, d’imaginer des solutions énergétiques propres et alternatives sans nous dire lesquelles, ni quand elles seront déployées très largement partout sur le globe, de faire vivre les gens sous terre au frais, sans nous dire qui, où, à quel prix, et dans quelles conditions, etc.

    Le pire n’est pas derrière nous. Soyons simplement préparés à notre destin, nous le vivrons mieux.