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  • Agriculteurs en colère, votre révolte ne suffira pas sans convergence des luttes
    Agriculteurs en colère, votre révolte ne suffira pas sans convergence des luttes
    Alors que les agriculteurs français bloquent routes et autoroutes depuis janvier 2024, leur mouvement révèle les limites d’une contestation sectorielle face à une crise systémique. Sans convergence avec l’ensemble des Français en colère, leur révolte risque de s’éteindre dans les promesses creuses du gouvernement.

    Depuis le 19 janvier, les tracteurs envahissent les routes françaises. L’A64 près de Toulouse, les préfectures, les centres de distribution : partout, les agriculteurs manifestent leur colère. Mais au-delà du spectacle médiatique des convois de tracteurs, une question cruciale se pose : ce mouvement peut-il vraiment changer la donne sans embrasser une cause plus large ?

    Je l’affirme depuis le début : si les agriculteurs ne roulent que pour leur boutique, ils vont se faire enfumer. Les promesses d’Attal, les négociations avec les préfets, tout ça n’est que de la poudre aux yeux. La vraie bataille se joue ailleurs, et elle nécessite l’union de tous les Français en colère.

    Une crise agricole qui dépasse largement le monde paysan

    Les revendications des agriculteurs sont légitimes : normes environnementales impossibles à respecter, concurrence déloyale, prix d’achat dérisoires, charges écrasantes. Mais ces problèmes ne sont que la partie émergée d’un iceberg bien plus massif.

    L’agriculture française est prise dans un étau. D’un côté, les normes européennes toujours plus contraignantes, imposées par des bureaucrates déconnectés de la réalité du terrain. De l’autre, la grande distribution qui pressure les prix jusqu’à l’asphyxie. Entre les deux, des exploitants qui travaillent 70 heures par semaine pour gagner moins que le SMIC.

    Mais voilà le problème : ces difficultés touchent aussi les millions d’artisans, d’autoentrepreneurs, d’indépendants et de petits patrons français. Les charges sociales qui écrasent un éleveur de vaches laitières sont les mêmes qui tuent le petit commerce de centre-ville. Les normes absurdes qui empêchent un maraîcher de vendre ses tomates sont cousines de celles qui paralysent l’artisan du bâtiment.

    C’est pour ça que je martèle ce message : les agriculteurs doivent comprendre qu’ils ne sont qu’un maillon d’une chaîne de souffrance économique bien plus vaste. Leur combat est notre combat à tous.

    La stratégie gouvernementale : diviser pour mieux régner

    Gabriel Attal, notre jeune Premier ministre, maîtrise parfaitement l’art de l’enfumage politique. Sa stratégie est claire : promettre quelques mesurettes, lâcher du lest sur des points secondaires, et attendre que le mouvement s’essouffle.

    Le 26 janvier, il a annoncé placer l’agriculture « au-dessus » de tout le reste. Au-dessus de la santé ? De l’éducation ? De la défense ? Évidemment, c’est du pipeau. Mais ça fait les gros titres et ça calme temporairement les esprits.

    Pendant ce temps, le gouvernement documente méthodiquement chaque action, chaque blocage, chaque dégradation. Les agriculteurs qui pensent manifester pacifiquement ne réalisent pas qu’ils constituent des dossiers judiciaires contre eux-mêmes. Les amendes et les poursuites viendront plus tard, quand les caméras seront parties et que l’opinion publique sera passée à autre chose.

    Cette tactique n’est pas nouvelle. C’est exactement ce qui s’est passé avec les Gilets jaunes : on laisse le mouvement s’exprimer, on fait quelques concessions symboliques, puis on réprime dans le silence médiatique. La seule différence, c’est que les agriculteurs ont des tracteurs au lieu de gilets fluorescents.

    Les limites du pacifisme face à un système verrouillé

    Les agriculteurs veulent mener des actions « pacifiques et non-violentes ». Des blocages « non-bloquants », des manifestations avec des « dégradations non-dégradantes ». Cette contradiction dans les termes révèle toute l’impasse de leur stratégie.

    Comment espérer faire plier un système qui vous méprise depuis des décennies avec des méthodes aussi timorées ? Les tracteurs sont impressionnants, certes, mais si leurs conducteurs n’ont pas la détermination d’aller au bout, ils ne servent à rien.

    Je ne prône pas la violence gratuite, mais il faut être lucide : sans rapport de force réel, sans menace crédible sur les intérêts vitaux du système, rien ne changera. Bloquer un supermarché local pendant quelques heures n’inquiète personne à Bercy ou à Bruxelles.

    Les vrais leviers existent pourtant. La logistique des grandes surfaces, les plateformes de distribution, les axes routiers stratégiques, voire les aéroports comme Roissy-Charles de Gaulle : voilà où se trouvent les points de pression efficaces. Mais pour les activer, il faut accepter le conflit, pas le fuir.

    La mémoire courte du 4 mars 1976

    Les anciens s’en souviennent : le 4 mars 1976, à Montredon-Labessonnié dans le Tarn, la manifestation viticole avait dégénéré. Deux morts, des dizaines de blessés. C’est ce spectre qui plane sur le mouvement actuel et qui explique en partie la frilosité des leaders syndicaux agricoles.

    Mais entre la violence aveugle et la soumission résignée, il existe un espace pour l’action déterminée et stratégique. C’est cet espace que les agriculteurs doivent investir s’ils veulent vraiment changer la donne.

    La convergence des luttes : seule issue possible

    La solution, je la répète depuis le début : les Français en colère doivent converger. Gilets jaunes, artisans, petits patrons, salariés pressurés, tous ceux qui subissent ce système mortifère doivent faire front commun.

    Les agriculteurs ont les tracteurs, mais les Gilets jaunes ont l’expérience de la confrontation avec les forces de l’ordre. Les petits patrons ont les 4×4 et les fourgonnettes, les forestiers ont même des engins blindés. Ensemble, ils forment une force que le gouvernement ne pourra pas ignorer.

    Cette convergence commence déjà à se dessiner. En Moselle, près de la frontière allemande, des connexions se créent entre agriculteurs français et allemands. Les Gilets jaunes rejoignent les convois de tracteurs. Les restaurateurs, qui ont avalé des couleuvres pendant la crise du pass sanitaire, commencent à relever la tête.

    Mais pour que cette convergence devienne réalité, il faut que les agriculteurs acceptent de dépasser leur vision corporatiste. Leurs problèmes ne sont pas uniques, ils sont le symptôme d’un mal plus profond qui ronge toute la société française.

    L’horizon du Frexit

    Au fond, si on analyse lucidement la situation, une seule solution permettrait de résoudre durablement les problèmes de l’agriculture française : sortir du carcan européen. Les normes absurdes, la concurrence déloyale, la bureaucratie kafkaïenne, tout vient de Bruxelles.

    Sans l’équivalent d’un Frexit, c’est-à-dire une reprise en main de notre souveraineté agricole, alimentaire et économique, tous les efforts des agriculteurs seront vains. On leur jettera quelques miettes, on allégera temporairement certaines contraintes, mais le système continuera de les broyer inexorablement.

    Cette perspective peut sembler radicale, mais elle est la seule cohérente avec l’ampleur des défis. Continuer à mendier des aménagements marginaux dans un système structurellement hostile, c’est signer son arrêt de mort à petit feu.

    Les leçons à tirer pour l’avenir

    Le mouvement des agriculteurs de janvier-février 2024 restera dans l’histoire comme un rendez-vous manqué si les acteurs n’en tirent pas les bonnes leçons.

    Première leçon : la colère sectorielle ne suffit pas face à une crise systémique. Tant que chaque profession, chaque corporation défendra son pré carré, le pouvoir continuera de diviser pour mieux régner.

    Deuxième leçon : le pacifisme béat est une impasse. Sans rapport de force crédible, sans capacité de nuisance réelle, aucune négociation sérieuse n’est possible. Les tracteurs sont des outils formidables, encore faut-il avoir le courage de s’en servir efficacement.

    Troisième leçon : l’ennemi n’est pas le voisin Gilet jaune ou le petit patron en galère. L’ennemi, c’est ce système technocratique qui nous asphyxie tous, de Bruxelles à Paris, en passant par les multinationales de l’agroalimentaire et de la grande distribution.

    Les agriculteurs ont entre leurs mains une opportunité historique. Ils peuvent être le catalyseur d’un mouvement de libération nationale, ou se contenter de négocier leur survie pour quelques années de plus. Le choix leur appartient, mais le temps presse.

    Si le mouvement s’éteint sans résultats tangibles, sans vision d’avenir, sans convergence réelle, alors ce sera la fin de l’agriculture française telle que nous la connaissons. Et avec elle, c’est un pan entier de notre identité, de notre souveraineté et de notre avenir qui disparaîtra.

    Les tracteurs sont dans les rues. Les Français attendent. L’histoire jugera si cette colère aura su se transformer en révolution ou si elle n’aura été qu’un baroud d’honneur de plus dans la longue agonie de la France productive.

    Pour aller plus loin

    Photo : Ieva Brinkmane / Unsplash

  • L’Europe des technocrates : chronique d’une désillusion annoncée
    L’Europe des technocrates : chronique d’une désillusion annoncée
    L’Union européenne traverse sa pire crise existentielle depuis sa création, coincée entre des technocrates déconnectés et des peuples en colère. La révolte des Bonnets rouges en Bretagne n’est que la partie émergée d’un iceberg de mécontentement qui menace de faire imploser le projet européen tel qu’on le connaît.

    Dans la première minute de son allocution du 31 décembre, notre Président nous assure que la crise financière européenne est enfin réglée. Bordel, mais on est chez les fous. Cette déclaration surréaliste résume parfaitement le fossé abyssal qui sépare nos dirigeants de la réalité vécue par les citoyens européens. Pendant que l’Élysée célèbre une victoire imaginaire, la Bretagne brûle, les entreprises fuient et l’euro agonise.

    Les Bonnets rouges : le symptôme d’un mal européen profond

    La révolte des Bonnets rouges qui secoue la Bretagne depuis octobre n’est pas qu’une simple jacquerie locale contre l’écotaxe. C’est le cri de désespoir d’une région étranglée par des décisions technocratiques prises à Bruxelles sans aucune considération pour les réalités économiques locales. Les portiques écotaxe ? Une idée brillante sur le papier des eurocrates, une catastrophe pour les transporteurs bretons déjà asphyxiés par la concurrence déloyale des pays de l’Est.

    Ce qui se passe en Bretagne devrait servir d’exemple à tous les peuples d’Europe. Les Bretons ont compris que face à l’absurdité des directives européennes, il ne reste qu’une solution : la résistance active. Pas de négociations stériles, pas de suppliques aux technocrates : l’action directe. Et ça marche. Le gouvernement recule, les portiques tombent.

    Mais au-delà de la victoire tactique, les Bonnets rouges révèlent une vérité plus profonde : l’Union européenne, dans sa forme actuelle, est devenue l’ennemie des peuples qu’elle prétend servir. Chaque nouvelle directive, chaque nouveau règlement, chaque nouvelle taxe « harmonisée » étrangle un peu plus les économies locales au profit d’une vision abstraite et désincarnée de l’Europe.

    Le mirage de la « protection » européenne

    L’Europe a une obligation constitutionnelle, celle de protéger à tous prix ses citoyens. Le prix est élevé, certes, mais où est cette protection promise ? Les agriculteurs bretons voient leurs exploitations mourir sous le poids des normes. Les industriels délocalisent en masse vers l’Asie. Les jeunes diplômés fuient vers Londres ou New York.

    La vérité crue, c’est que tout ce qui est fait au niveau européen est à peu près contre-productif. Prenons l’exemple de la PAC (Politique Agricole Commune). Censée protéger nos agriculteurs, elle les a transformés en assistés dépendants de subventions complexes et changeantes. Résultat : suicide record dans le monde agricole, disparition des petites exploitations, industrialisation forcée de l’agriculture.

    Ou regardons la politique monétaire de la BCE. L’euro fort, vanté comme une protection contre l’inflation, asphyxie nos exportations pendant que l’Allemagne, grâce à ses réformes Hartz IV qui ont créé une armée de travailleurs pauvres, rafle tous les marchés. C’est ça, la solidarité européenne ?

    Le projet européen actuel n’a aucune chance d’aboutir à quelque chose de satisfaisant. Il est devenu trop destructeur, trop éloigné des préoccupations réelles des citoyens. Les technocrates de Bruxelles vivent dans une bulle, persuadés que leur vision d’une Europe fédérale est le seul horizon possible. Ils ne voient pas – ou refusent de voir – que leur construction artificielle est en train de s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions.

    La fuite des capitaux : le vote silencieux des entrepreneurs

    Toute personne, morale ou physique, qui envisageait de réussir financièrement en Europe doit désormais fuir au risque de tout perdre. Cette phrase peut sembler excessive, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les délocalisations s’accélèrent. Les entrepreneurs français s’exilent en masse vers la Belgique, le Luxembourg, la Suisse. Les grandes fortunes ont déjà quitté le navire.

    Ce n’est pas de l’évasion fiscale, c’est de la survie économique. Entre les charges sociales délirantes, la fiscalité confiscatoire et l’instabilité réglementaire chronique, entreprendre en Europe – et particulièrement en France – relève du masochisme. Un entrepreneur qui crée de la valeur, des emplois, de l’innovation, est traité comme un délinquant en puissance qu’il faut surveiller, contrôler, taxer jusqu’à l’asphyxie.

    Les exemples concrets abondent. Un ami entrepreneur dans le digital vient de transférer sa société à Londres. Économie immédiate : 40% sur ses charges. Un autre, dans l’industrie, délocalise sa production en Pologne. Coût du travail divisé par trois. Un troisième abandonne purement et simplement, écœuré par deux ans de bataille administrative pour obtenir un simple permis de construire.

    Cette hémorragie silencieuse est le véritable baromètre de la santé européenne. Quand les créateurs de richesse fuient, c’est que le système est pourri jusqu’à la moelle.

    Le dilemme infernal de nos dirigeants

    Je comprends le dilemme infernal de nos dirigeants politiques. Pour le bien-être et la prospérité des peuples, il faut démonter l’Europe et l’euro. Mais comment avouer qu’on s’est trompé depuis 30 ans ? Comment expliquer que des milliards ont été engloutis dans une construction vouée à l’échec ? Comment justifier les sacrifices imposés au nom d’un idéal qui n’a jamais existé que dans l’esprit de quelques idéologues ?

    Alors ils persistent. Ils mentent. Ils nous assurent que tout va bien, que la crise est derrière nous, que l’Europe est notre avenir. Pendant ce temps, le chômage explose, la pauvreté gagne du terrain, les services publics s’effondrent. Mais tout va bien, circulez, il n’y a rien à voir.

    Le plus tragique, c’est que des solutions existent. Nous n’avons pas besoin de casser l’Europe ou de sortir de l’Europe. Il suffit que l’Europe rende les pouvoirs aux nations. Subsidiarité, vous connaissez ? Ce principe fondateur de l’UE qui dit que les décisions doivent être prises au niveau le plus proche possible des citoyens ? Oublié, enterré sous des tonnes de directives uniformisatrices.

    Imaginez une Europe qui se contenterait de gérer ce qui doit vraiment l’être au niveau continental : la défense, les grands réseaux d’infrastructure, la recherche fondamentale. Tout le reste – fiscalité, droit du travail, protection sociale – reviendrait aux nations. Chacun pourrait expérimenter, innover, s’adapter à ses spécificités locales. La concurrence entre modèles sociaux créerait une émulation positive, pas cette course au moins-disant social actuelle.

    Détruire pour reconstruire : l’inévitable reset européen

    Tous ceux qui vous assurent qu’on peut construire l’Europe sans la détruire d’abord avant de recommencer vous mentent. C’est dur à entendre, mais c’est la réalité. Le système actuel est irréformable. Trop d’intérêts en jeu, trop de postes à défendre, trop d’ego à ménager. Les technocrates ne lâcheront jamais leur pouvoir volontairement.

    Il faudra donc que le système s’effondre de lui-même. Et les signes avant-coureurs sont là. La Grèce au bord du gouffre. L’Espagne avec 50% de chômage des jeunes. L’Italie ingouvernable. La France qui s’enfonce dans la récession. Même l’Allemagne commence à sentir le vent tourner avec ses banques gorgées de dettes pourries.

    Le reset viendra. Par le chaos ou par la raison, mais il viendra. La question est : serons-nous prêts ? Aurons-nous des leaders capables de reconstruire sur des bases saines ? Ou retomberons-nous dans les mêmes erreurs, les mêmes illusions fédéralistes ?

    Une chose est sûre : le modèle actuel a vécu. L’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui est condamnée. Pas par les « populistes » ou les « eurosceptiques », mais par sa propre incapacité à répondre aux besoins élémentaires des peuples : prospérité, sécurité, identité.

    Et maintenant ?

    Alors que 2013 touche à sa fin, le bilan est accablant. L’Europe promise – celle de la paix, de la prospérité partagée, du progrès social – n’existe pas. À la place, nous avons une bureaucratie tentaculaire au service des lobbies et des grandes entreprises, un euro qui enrichit les uns et appauvrit les autres, des peuples qui ne se reconnaissent plus dans ce projet désincarné.

    Les Bonnets rouges ont montré la voie. Face à l’absurdité technocratique, la résistance populaire. Face aux mensonges officiels, l’action directe. Face à la destruction programmée de nos économies locales, la solidarité territoriale.

    2014 sera l’année de tous les dangers. Les élections européennes de mai seront un moment de vérité. Les peuples enverront-ils un message clair aux technocrates ? Ou se laisseront-ils encore endormir par les promesses creuses et les peurs agitées ?

    Une chose est certaine : le statu quo n’est plus tenable. L’Europe doit changer ou mourir. Et franchement, vu l’état du patient, l’euthanasie serait peut-être le geste le plus charitable. Pour renaître ensuite, espérons-le, sous une forme plus respectueuse des nations et des peuples qui la composent.

    En attendant, un conseil : si vous avez des économies, diversifiez. Si vous avez une entreprise, préparez des plans B. Si vous êtes jeune et ambitieux, apprenez l’anglais et regardez au-delà de nos frontières. L’Europe des technocrates n’a pas d’avenir. À nous de préparer l’après.

    Pour aller plus loin

    Sources et références

    Photo : John Cameron / Unsplash

  • L’Europe à la croisée des chemins : pourquoi le projet actuel court à sa perte
    L’Europe à la croisée des chemins : pourquoi le projet actuel court à sa perte
    L’Union européenne poursuit son élargissement insensé vers l’Albanie et la Macédoine alors que les peuples grondent et que la crise économique ravage le continent. Le projet européen actuel est devenu une machine à détruire les nations et les économies, et nos dirigeants persistent dans le déni.

    On est chez les fous. Vraiment. Pendant que l’Europe s’enfonce dans la crise la plus grave depuis sa création, pendant que les peuples manifestent leur ras-le-bol comme les Bonnets Rouges en Bretagne, pendant que les entreprises fuient un continent devenu hostile à toute forme de réussite économique, que font nos commissaires européens ? Ils donnent le feu vert à l’élargissement avec l’Albanie et la Macédoine.

    Cette décision d’octobre dernier illustre parfaitement la déconnexion totale entre les institutions européennes et la réalité du terrain. Mais elle n’est que la partie émergée d’un iceberg bien plus dangereux : celui d’un projet européen qui a complètement déraillé et qui nous mène droit dans le mur.

    L’élargissement perpétuel : la fuite en avant mortifère

    L’annonce de l’ouverture des négociations avec l’Albanie et la Macédoine relève de la psychiatrie politique. Alors que l’Union européenne n’arrive déjà pas à gérer ses 28 membres actuels, alors que la zone euro est au bord de l’implosion, alors que les divergences économiques entre pays membres n’ont jamais été aussi fortes, on continue d’élargir.

    Rappelons quelques faits. L’Albanie, c’est un PIB par habitant de 4 000 euros, soit 8 fois moins que la moyenne européenne. C’est un pays gangréné par la corruption, classé 116e sur 177 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. C’est un État où le crime organisé reste omniprésent et où l’État de droit n’est qu’une façade.

    La Macédoine ? Un conflit identitaire permanent avec la Grèce sur son nom même. Des tensions ethniques explosives entre Macédoniens et Albanais. Un PIB par habitant de 4 500 euros. Une économie de survie qui ne tient que par l’émigration massive de sa jeunesse.

    Et c’est ça qu’on veut intégrer ? Avec quel argent ? Pour quel bénéfice ? La réponse est simple : aucun. Si ce n’est satisfaire les délires mégalomaniaques d’une Commission européenne qui confond expansion géographique et réussite politique.

    Le coût caché de l’élargissement

    Chaque élargissement coûte des dizaines de milliards d’euros. Les fonds structurels, les aides à la convergence, les subventions agricoles… Tout cela est payé par qui ? Par les contribuables des pays nets contributeurs, c’est-à-dire principalement l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et quelques autres.

    L’élargissement de 2004 et 2007 nous a déjà coûté plus de 150 milliards d’euros sur la période 2007-2013. Et qu’avons-nous gagné en échange ? Une concurrence déloyale avec des pays où les salaires sont 5 à 10 fois inférieurs. Des délocalisations massives. Une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail dans toute l’Europe.

    Bref, on paie pour se faire concurrencer et appauvrir. Génial comme concept.

    La destruction économique programmée

    Mais l’élargissement n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond. L’Union européenne est devenue une machine à détruire les économies nationales. Je le dis et je le répète : toute personne, morale ou physique, qui envisage de réussir financièrement en Europe doit désormais fuir au risque de tout perdre.

    Regardez ce qui se passe. La BCE maintient des taux artificiellement bas qui détruisent l’épargne et créent des bulles spéculatives partout. La Commission impose des règles de concurrence qui empêchent la constitution de champions européens capables de rivaliser avec les Américains ou les Chinois. Les directives s’accumulent, étouffant les entreprises sous une bureaucratie kafkaïenne.

    Un exemple concret ? La directive sur le temps de travail qui limite à 48 heures hebdomadaires le travail des médecins hospitaliers. Résultat : pénurie de médecins, services d’urgence débordés, et on fait venir des médecins roumains ou bulgares formés on ne sait comment pour boucher les trous. C’est ça le progrès européen ?

    L’euro, boulet économique

    Et puis il y a l’euro. Cette monnaie unique pour des économies radicalement différentes. L’Allemagne avec ses excédents commerciaux records. La Grèce avec ses déficits abyssaux. L’Italie avec sa dette publique qui explose. La France qui s’enfonce lentement mais sûrement.

    Comment peut-on avoir la même politique monétaire pour des pays aux situations si différentes ? C’est impossible. Résultat : l’euro est trop fort pour les pays du Sud, qui perdent en compétitivité et s’enfoncent dans la récession. Il est trop faible pour l’Allemagne, qui accumule les excédents au détriment de ses voisins.

    La zone euro est devenue une zone de transferts permanents déguisés. Les plans de sauvetage de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de Chypre… Ce ne sont pas des aides, ce sont des perfusions pour maintenir en vie artificielle des économies que l’euro a rendues non viables.

    Les peuples se réveillent, les élites persistent

    Face à ce désastre, les peuples commencent à se réveiller. Les Bonnets Rouges en Bretagne montrent la voie. Leur révolte contre l’écotaxe n’est que la partie visible d’un ras-le-bol généralisé contre une Europe qui impose toujours plus de contraintes, toujours plus de taxes, toujours plus de règlements absurdes.

    Tous les peuples d’Europe devraient regarder attentivement l’œuvre des Bonnets Rouges et s’en inspirer. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : reprendre le pouvoir face à une technocratie européenne hors de contrôle.

    Mais que font nos dirigeants face à cette colère montante ? Ils nient. Ils minimisent. Ils promettent que tout va s’arranger. Notre Président vient encore de nous assurer dans ses vœux que la crise financière européenne est enfin réglée. Bordel, mais on est vraiment chez les fous !

    Le déni pathologique des élites

    Ce déni n’est pas anodin. Il révèle le dilemme infernal dans lequel se trouvent nos dirigeants politiques. Ils savent pertinemment que le système actuel ne fonctionne pas. Ils voient bien que l’euro étrangle les économies du Sud. Ils constatent que les règles européennes détruisent notre tissu industriel.

    Mais ils ne peuvent pas le dire. Pourquoi ? Parce qu’admettre l’échec, ce serait reconnaître qu’ils nous ont menti pendant des décennies. Ce serait avouer que des milliards ont été gaspillés. Ce serait accepter qu’il faut tout reprendre à zéro.

    Alors ils persistent. Ils font semblant. Ils nous assurent que tout va bien, que la croissance va revenir, que l’Europe nous protège. Mensonges, mensonges, mensonges.

    Détruire pour reconstruire : l’unique solution

    La vérité, c’est que le projet européen actuel n’a aucune chance d’aboutir à quelque chose de satisfaisant. Il est trop destructeur, trop centralisateur, trop déconnecté des réalités nationales.

    Comprenez bien : nous n’avons pas besoin de casser l’Europe ou de sortir de l’Europe. L’Europe en tant qu’espace de civilisation, de culture commune, de valeurs partagées, elle est notre héritage et notre avenir. Mais l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui, cette construction technocratique et antidémocratique, elle doit disparaître.

    Il suffirait que l’Europe rende les pouvoirs aux nations. Que chaque pays reprenne le contrôle de sa monnaie, de ses frontières, de ses lois. Que la coopération remplace la contrainte. Que le volontariat remplace l’obligation.

    Mais soyons lucides : cela n’arrivera pas par la négociation. Les institutions européennes ne renonceront jamais d’elles-mêmes à leurs pouvoirs. La Commission ne se saborderait pas. La BCE ne se dissoudra pas. La Cour de justice européenne ne cessera pas d’imposer sa jurisprudence.

    Le scénario de la rupture

    Non, la rupture viendra d’en bas. Elle viendra des peuples qui diront stop. Elle viendra peut-être d’un pays qui osera le premier claquer la porte. Ou d’une crise financière tellement grave que le système implosera de lui-même.

    Tous ceux qui vous assurent qu’on peut construire l’Europe sans la détruire d’abord pour recommencer vous mentent. On ne réforme pas un système vicié jusqu’à la moelle. On ne répare pas une maison construite sur des fondations pourries. On rase et on reconstruit.

    C’est douloureux ? Oui. C’est risqué ? Certainement. Mais c’est nécessaire. Car continuer sur la voie actuelle, c’est la garantie de l’appauvrissement général, de la perte de souveraineté totale, de la disparition de nos nations dans un magma bureaucratique sans âme ni projet.

    L’heure du choix

    Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous acceptons de continuer cette fuite en avant mortifère, avec toujours plus d’élargissement, toujours plus de centralisation, toujours plus de destruction économique. Soit nous avons le courage de dire stop et de reprendre notre destin en main.

    L’Europe a une obligation constitutionnelle : protéger ses citoyens. Force est de constater qu’elle fait exactement l’inverse. Elle les appauvrit, elle les contraint, elle les dépossède de leur souveraineté.

    Le prix à payer pour sortir de cette spirale sera élevé. Très élevé même. Mais le prix de l’inaction sera encore plus terrible : la disparition pure et simple de nos nations, de nos identités, de notre prospérité.

    Alors oui, pour le bien-être et la prospérité des peuples, il faut démonter cette Europe-là. Non pas par haine de l’idée européenne, mais justement pour la sauver. Pour qu’un jour, sur les ruines de l’Union européenne actuelle, nous puissions construire une vraie Europe des nations, respectueuse des peuples et de leurs différences.

    En attendant, préparez-vous. La tempête arrive. Et elle balaiera tout sur son passage.

    Pour aller plus loin

    • « L’Euro : comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe » de Joseph Stiglitz – Une analyse économique implacable des défauts structurels de la zone euro
    • « Le Piège de l’Union européenne » de Philippe de Villiers – Un réquisitoire documenté contre la construction européenne actuelle
    • « La France qui tombe » de Nicolas Baverez – Un diagnostic sans complaisance de la situation française dans l’Europe
    • Les travaux de Jacques Sapir sur son blog RussEurope – Des analyses économiques pointues sur l’euro et ses conséquences
    • « Comprendre l’empire » d’Alain Soral – Pour une vision géopolitique alternative de la construction européenne

    Sources et références

    • Données PIB par habitant : Eurostat, 2013
    • Indice de perception de la corruption : Transparency International, 2012
    • Coût des élargissements : Rapport de la Commission européenne sur le budget 2007-2013
    • Statistiques sur les excédents commerciaux allemands : Bundesbank, 2013
    • Plans de sauvetage européens : Mécanisme européen de stabilité, bilans 2010-2013

    Photo : Daniele Franchi / Unsplash

  • L’Europe des fous : pourquoi l’Union Européenne court à sa perte
    L’Europe des fous : pourquoi l’Union Européenne court à sa perte
    L’Union Européenne s’enfonce dans une logique autodestructrice entre élargissements hasardeux et réglementations absurdes. Les peuples européens commencent à se réveiller face à cette machine technocratique qui détruit les nations sans construire d’alternative viable.

    On est chez les fous. Voilà ce que je me dis en découvrant que les commissaires européens viennent de donner leur feu vert pour négocier l’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine du Nord. Comme si l’Europe n’avait pas déjà suffisamment de problèmes avec ses 28 membres actuels. Comme si la crise économique qui ravage le sud du continent n’existait pas. Comme si les peuples européens réclamaient encore plus d’élargissement.

    Cette décision illustre parfaitement la déconnexion totale entre les technocrates de Bruxelles et la réalité vécue par les citoyens européens. Pendant que des millions de Grecs, d’Espagnols, de Portugais subissent les plans d’austérité imposés par la troïka, nos commissaires préparent tranquillement l’arrivée de nouveaux membres qui viendront diluer encore un peu plus ce qui reste de cohésion européenne.

    L’écotaxe : le symbole d’une Europe qui impose sans écouter

    L’affaire de l’écotaxe qui secoue la Bretagne ces dernières semaines révèle un autre aspect de cette folie européenne. Ce dispositif, imposé par notre gouvernement européen – car c’est bien de cela qu’il s’agit désormais – est obligatoire dans toute l’Europe. Il ne pourra pas être supprimé, quoi qu’en disent nos ministres qui font mine de reculer face aux Bonnets Rouges.

    La directive européenne 2011/76/UE, dite « Eurovignette », oblige tous les États membres à mettre en place une taxation des poids lourds basée sur la distance parcourue et le niveau de pollution. La France a simplement appliqué ce que Bruxelles lui ordonnait. Et maintenant que le peuple breton se révolte, nos gouvernants font semblant de chercher des solutions alors qu’ils savent pertinemment qu’ils n’ont plus la main.

    Cette écotaxe représente un surcoût estimé entre 3 et 4% pour les transporteurs. Dans une région périphérique comme la Bretagne, déjà pénalisée par l’éloignement des grands centres économiques européens, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les agriculteurs, les industriels de l’agroalimentaire, tous voient leurs marges déjà faibles fondre sous le poids de cette nouvelle taxe.

    Mais le plus révoltant, c’est que cette taxe a été confiée à un consortium privé, Ecomouv’, qui empochera 20% des recettes pour faire fonctionner le système. On privatise la collecte de l’impôt ! Voilà où nous en sommes arrivés avec cette Europe ultra-libérale qui transforme tout en business, même la fiscalité.

    Les Bonnets Rouges : l’avant-garde d’une révolte européenne ?

    Tous les peuples d’Europe devraient regarder attentivement l’œuvre locale des Bonnets Rouges et s’en inspirer. Car ce mouvement breton préfigure peut-être ce qui attend l’ensemble du continent si les technocrates de Bruxelles continuent leur fuite en avant.

    Les Bonnets Rouges ne sont pas des extrémistes. Ce sont des chefs d’entreprise, des salariés, des agriculteurs qui voient leur outil de travail menacé par des décisions prises à des milliers de kilomètres de chez eux, par des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine ou une exploitation agricole. Leur révolte est celle du bon sens contre l’absurdité bureaucratique.

    Leur méthode est efficace : blocages de routes, destructions de portiques écotaxe, manifestations massives. Ils ont compris que face à une Europe sourde aux revendications démocratiques, seul le rapport de force fonctionne. Et ils obtiennent des résultats : le gouvernement français, pris de panique, multiplie les reculs et les atermoiements.

    Cette révolte bretonne pourrait faire tache d’huile. En Allemagne, les transporteurs grondent contre la LKW-Maut. En Belgique, les agriculteurs flamands s’organisent. Partout en Europe, la colère monte contre une Union qui impose toujours plus de contraintes sans jamais apporter de solutions aux vrais problèmes.

    L’Europe contre les nations : une destruction programmée

    L’Europe a une obligation constitutionnelle, celle de protéger à tous prix ses citoyens. Mais le prix est devenu trop élevé, et surtout, il est payé par les mauvaises personnes. Ce sont les classes moyennes et populaires qui subissent de plein fouet les conséquences des politiques européennes, pendant que les grandes entreprises et les banques profitent du grand marché et de la libre circulation des capitaux.

    Tout ce qui est fait au niveau européen est à peu près contre-productif. La Politique Agricole Commune détruit les petites exploitations au profit de l’agriculture industrielle. La politique de la concurrence empêche les États de soutenir leurs champions nationaux. La monnaie unique étrangle les économies du Sud sans permettre les ajustements nécessaires.

    Le projet européen actuel n’a aucune chance d’aboutir à quelque chose de satisfaisant. Il est trop destructeur des identités nationales, trop éloigné des préoccupations des peuples, trop soumis aux intérêts des lobbies et des multinationales. On construit une Europe hors-sol, déracinée, qui ne correspond à aucune réalité historique ou culturelle.

    Rendre le pouvoir aux nations : la seule solution

    Comprenez bien que nous n’avons pas besoin de casser l’Europe ou de sortir de l’Europe. Il suffit que l’Europe rende les pouvoirs aux nations. C’est la seule voie raisonnable pour éviter l’explosion finale.

    Les nations européennes ont mis des siècles à se construire. Elles correspondent à des réalités linguistiques, culturelles, historiques profondes. Vouloir les dissoudre dans un magma européen sans âme est non seulement impossible, mais dangereux. Les peuples ne l’accepteront pas.

    Ce qu’il faut, c’est revenir à une Europe des nations souveraines qui coopèrent librement sur des projets communs. Une Europe qui respecte les spécificités de chacun au lieu de vouloir tout uniformiser. Une Europe qui protège ses frontières extérieures au lieu de les ouvrir à tous vents. Une Europe qui défend ses intérêts face aux autres blocs économiques au lieu de se soumettre aux diktats du libre-échange mondialisé.

    Mais pour cela, il faudrait que nos élites acceptent de lâcher prise. Or, elles sont trop investies dans le projet européen actuel pour accepter de le remettre en cause. Elles préfèrent foncer dans le mur plutôt que de reconnaître leur erreur.

    La fuite des cerveaux et des capitaux : le sauve-qui-peut général

    Toute personne, morale ou physique, qui envisageait de réussir financièrement en Europe doit désormais fuir au risque de tout perdre. C’est le constat amer que je fais en observant ce qui se passe autour de moi.

    Les entrepreneurs partent à Londres, à Singapour, aux États-Unis. Les jeunes diplômés s’expatrient massivement. Les fortunes se délocalisent en Suisse ou au Luxembourg. C’est un exode massif des forces vives du continent, qui ne laissera derrière lui que les assistés et les fonctionnaires.

    La fiscalité européenne est devenue confiscatoire. Entre les charges sociales, l’impôt sur les sociétés, la TVA et maintenant l’écotaxe, il devient impossible de créer de la richesse en Europe. Les marges sont laminées, l’investissement découragé, l’innovation étouffée.

    Pendant ce temps, nos concurrents asiatiques et américains se frottent les mains. Ils récupèrent nos talents, nos entreprises, nos capitaux. L’Europe se suicide économiquement au nom d’idéaux fumeux de justice sociale et de protection de l’environnement.

    Détruire pour reconstruire : l’inéluctable refondation

    Tous ceux qui vous assurent qu’on peut construire l’Europe sans la détruire d’abord avant de recommencer vous mentent. Le système actuel est irréformable. Il est verrouillé par les traités, les institutions, les intérêts en place.

    Il faudra passer par une phase de destruction créatrice, comme disait Schumpeter. L’Union Européenne actuelle devra s’effondrer pour qu’autre chose puisse naître. Ce sera douloureux, chaotique, mais nécessaire.

    Les signes avant-coureurs sont déjà là. La montée des partis eurosceptiques partout en Europe. Les tensions entre le Nord et le Sud sur la politique monétaire. Les divergences entre l’Est et l’Ouest sur l’immigration. Les Bonnets Rouges en Bretagne. Tout cela annonce la grande déflagration à venir.

    La question n’est plus de savoir si l’Union Européenne va exploser, mais quand et comment. Sera-ce un éclatement violent, avec retour aux monnaies nationales et fermeture des frontières ? Ou une dissolution progressive et négociée ? Personne ne peut le dire.

    Ce qui est sûr, c’est que le statu quo n’est plus tenable. Les peuples n’en peuvent plus. Les économies s’effondrent. Les tensions montent. L’Europe des fous court à sa perte, et il est peut-être déjà trop tard pour éviter le crash final.

    Pour aller plus loin

    • « La faute de l’Europe ? » de Jean-Pierre Chevènement – Une analyse critique de la construction européenne par un ancien ministre
    • « L’Europe sans les peuples » de Coralie Delaume – Décryptage des mécanismes antidémocratiques de l’UE
    • « Le piège de l’euro » de Jean-Jacques Rosa – Les dysfonctionnements de la monnaie unique expliqués
    • Les rapports de la Cour des comptes européenne – Pour comprendre le gaspillage institutionnalisé
    • « Comprendre l’empire » d’Alain Soral – Une vision alternative de la construction européenne

    Sources et références

    • Directive 2011/76/UE du Parlement européen et du Conseil du 27 septembre 2011
    • Rapport de la Commission européenne sur l’élargissement (octobre 2013)
    • Données Eurostat sur le chômage en Europe (novembre 2013)
    • Étude de l’INSEE sur l’expatriation des jeunes diplômés français (2013)
    • Rapport du Sénat sur l’écotaxe poids lourds (septembre 2013)

    Photo : Olivier Darbonville / Unsplash